Nouvelles déconfitures

 

 

Nouvelles déconfitures  dans Cancer du rein forets

 

 

 

 

 

 

 

Les forêts – et d’autres espaces naturels et verts – sont en mesure de réduire le stress, de
rehausser notre moral, de réduire la colère et l’agressivité et d’améliorer tout simplement le
bonheur de vivre. Les promenades en forêt contribuent au renforcement de notre système
immunitaire tout en augmentant l’activité et le nombre des cellules naturelles tueuses qui
détruisent les cellules cancéreuses. Beaucoup d’études montrent qu’après des situations stressantes et exigeantes, les gens se remettent plus rapidement et mieux dans un environnement vert qu’en ville. La pression sanguine, le battement du cœur, la tension musculaire et le niveau des « hormones du stress » baissent plus vite dans la nature. La dépression, la colère et l’agressivité sont réduites dans des environnements dits verts

*******

 

Le secret de la santé physique et mentale, c’est de ne pas se lamenter sur le passé, de ne pas se préoccuper du futur, de ne pas devancer les problèmes, mais de vivre le présent de façon sage et sérieuse.

 

Bouddha

Mon 21ème cycle de chimio débutait le lundi 21 janvier, je voulais bien essayer de me convaincre qu’il serait l’un des derniers avant une réelle embellie, mais l’annonce du docteur V était trop belle pour que je ne sois pas un tantinet dubitatif. Comme dit le proverbe,  je ne voulais pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué, et l’avenir m’apprendrait très vite que j’avais bien eu raison de ne pas m’embrumer l’esprit. 

Pour l’heure, la nouvelle avait soufflé un vent d’optimisme sur la famille, et cela nous faisait beaucoup de bien. Vivre le moment présent était ce que nous avions de mieux à faire, et si le temps de se lamenter devait revenir au devant de l’actualité, ce petit moment de répit marquerait sans nul doute, positivement et pour longtemps, notre mémoire.

 

La marque d’un homme, ce ne sont pas les souffrances qu’il endure, mais ce qu’il apprend de ses souffrances

 

Ce ne sont pas les évènements joyeux ou dramatiques qui nous arrivent qui comptent, mais la façon dont on réagit face à ces évènements, quelques qu’ils soient.

                                                                                                          J Gautier

Il faudra bien qu’on me raconte                

Pourquoi il faut toujours tricher ?            

Que l’on m’explique où est la honte         

Pour un homme de pleurer ?                     

Vivre les profondeurs de l’enfer !          

J’ai eu trop souvent froid sur terre         

La pluie m’a trop mouillé le dos.            

Quand les copains s’cavalent,               

Quand la vie file des coups,                              

Les pensées s’font la malle,

Y’a plus rien  du tout …..

                  D Ilare

Ô Dieu ! Toi qui serais notre Père spirituel

J’ai besoin de ton secours éventuel.

Quelquefois mon cœur esseulé, noyé de doute,

Par peur ou par angoisse a cherché ton écoute.

Je sais je ne suis qu’un homme de peu de foi,

Cependant n’aurais-tu pu répondre une seule fois ?

Ne serait-ce que ta présence me révéler,

Chasser ce flot de pensées les plus échevelées.

Pourquoi donc en ta lumière n’ai-je point d’yeux ?

Je t’en prie, éclaire-moi invisible Dieu….

                D Ilare

Outre mes escapades à Nantes, inscrites dans mon emploi du temps annuel, les rendez-vous chez mon généraliste revenaient eux aussi à un rythme régulier, et justement  ce vendredi 15 février, il fallait impérativement me rendre au cabinet médical pour renouveler les traitements de mes pathologies ‘’annexes’’, hypothyroïdie, hypertension, arythmie cardiaque. J’avais bien l’intention d’éclairer un peu plus ma lanterne, car la dernière visite au CAC de l’espoir ne m’avait pas apporté les explications que j’étais en droit d’attendre au sujet des résultats encourageants de ma biopsie de décembre.   

Malheureusement ce passage devant d’autres professionnels du milieu médical, ne m’avait pas fait avancer d’un pouce dans la recherche de la vérité. Était il possible, comme me l’avait laissé entendre V, qu’une tumeur comporte à la fois des cellules cancéreuses et non cancéreuses, d’où l’incertitude du diagnostic malgré les résultats de l’examen, ou pouvais-je croire à une nécrose  totale de la tumeur, alors que le professeur D m’avait parlé d’une aspérité très vascularisée et sanguinolente lorsqu’il avait piqué dedans. Le docteur C ne connaissant du dossier que l’expertise du laboratoire, ne m’apporta donc pas d’éléments complémentaires à ceux qu’ils étaient en train de me lire, et que je connaissais déjà. Il était confiant quant à l’efficacité du traitement et ne mettait en doute ni les compétences du docteur D, ni celle du biologiste, il fallait que je me contente de cette conclusion.

Mon  23ème cycle de chimio se terminait le dimanche 17 février, et j’étais toujours content d’atteindre enfin cette période de repos qui suivait souvent de nombreuses zones de turbulences. J’avais constaté durant mes 28 jours de Sutent, une augmentation sensible de ma tension que m’avait confirmé mon médecin généraliste, aussi mon pilulier c’était enrichi d’une nouvelle molécule, la Rilménidine qui venait en renfort de sa consœur la Lercanidipine. Il était indéniable qu’au bout de deux ans et demi d’anticancéreux, la machine humaine se détraquait, en  manifestant des signes de fatigues de plus en plus évidents, d’où mon impatience de trouver enfin une solution de substitution à la chimio.  

La prise de sang prescrite par V, comportait une lacune, elle ne mentionnait pas la recherche du taux de créatinine, c’est-à-dire que pour mon 37ème scanner, je n’allais pas pouvoir informer les CA de l’importance ou non, de mon insuffisance rénale du moment.

Justement ce 1 mars, la voiture filait une fois de plus dans la direction de cette grande agglomération nantaise dont le périphérique était devenu pour nous, plus que familier. Il nous fallait encore notre plan pour rejoindre via le pont de Cheviré la clinique qui devenait notre lieu coutumier des examens au scanner. J’étais beaucoup moins stressé que la dernière fois car, outre le fait que ‘’mamie fait de la résistance’’, n’était peut-être pas ou plus cancéreuse, mon hospitalisation au CHU, avait également  confirmé les dires de monsieur R, à savoir que cette fameuse ‘’mamie fait de la résistance’’, n’était finalement pas très virulente. J’avais espoir de pouvoir m’en débarrasser un jour, mais pour l’heure nous n’avions pas d’autres choix que de la surveiller. Le docteur T que j’avais beaucoup apprécié lors de nos premières visites aux CA, était ce jour là aux commandes du service. Il ne manqua pas de me saluer avant de procéder à l’examen. Je lui avais signalé la prescription oubliée de l’oncologue sur ma dernière prise de sang, il m’avait donc fait confiance lorsque je lui avais communiqué le dernier taux de créatinine connu, pour injecter en fonction de ça, la quantité adéquate du produit de contraste dans mes veines. Malgré mon optimisme du départ, l’appréhension d’un bilan contradictoire à mes attentes me titilla l’estomac le temps de voir apparaître le radiologiste dans ma petite cabine de déshabillage avec le sourire aux lèvres.

Chantal m’attendait dans le hall d’accueil, et nous fûmes en moins de dix minutes dans l’enceinte du CAC de l’espoir. Nous prîmes le temps de piqueniquer dans la voiture avant de procéder à l’enregistrement de mon arrivée. Nous avions pas mal de difficultés pour télécharger le CD des données fournis par mon radiologiste, à la borne prévue à cet effet, aussi nous abandonnâmes la partie,  pour rejoindre ensuite au second étage, le secteur des consultations.

N nous reçu avec sa bonne humeur habituelle, et je lui confiai enveloppe et CD pour qu’elle enregistre elle-même le bilan de mon examen.

Cette fois le docteur R était à son poste, et maintenant qu’il avait en sa possession davantage de précision sur la nature de ma tumeur analysée, j’attendais avec impatience de savoir à quelle sauce il allait me manger.

Nous fûmes reçus par un homme au visage légèrement tendu et donc beaucoup moins souriant qu’à l’habitude. Manifestement il était gêné de devoir m’annoncer quelque chose qui n’allait pas me faire plaisir, mais à ce stade de l’entretien j’ignorais encore totalement ce qui m’attendait.

« Il me fixa dans les yeux, et hocha la tête pour m’inviter à lui faire le bilan de ce cycle de chimiothérapie achevé depuis déjà presque deux semaines. Je n’avais rien d’original à lui annoncer sur les effets secondaires qu’il avait fallu une fois de plus supporter, par contre, je voulais évidement aborder au plus vite, l’épisode des deux jours passés au CHD.

Il m’écoutait parler d’un air apparemment détaché, il est vrai que mon ‘’discours’’ avait  un goût de réchauffé, et ne présentait pas d’éléments susceptibles de déclencher un processus de  modification du protocole de soins, dans lequel j’étais engagé. 

« L’expérience de la biopsie à Nantes à été angoissante, j’ai même regretté à un moment donné d’avoir accepté d’y participer, malgré ma volonté d’avancer dans le cheminement de ma maladie. »

J’attendais à ce qu’il me félicite sur mon choix, compte-tenu des résultats positifs que l’on avait pu en tirer. J’attendais des éclaircissements aux questions restés sans réponse malgré les différents médecins que j’avais pu rencontrer entre-temps.  J’attendais également de nouvelles propositions pour en finir avec ces presque trois ans de traitement au Sutent. A l’inverse je ne pus que constater la puissance inquiétante du regard silencieux de mon interlocuteur.

Il chercha par un moyen détourné la façon la moins brutale de m’annoncer une nouvelle qui n’allait pas me faire plaisir, en tapotant sur son écran pour me lire le bilan d’un scanner, dont le professeur T  m’avait déjà donné le résultat.

« Bon la tumeur n’a pas bougé, par contre (il marqua un petit temps de silence) nous ne sommes pas plus avancé concernant les résultats rapportés par le laboratoire ! »

L’oncologue venait de prononcer la phrase qui tue, toutes les misères endurées par mon organisme et mon mental n’avaient été qu’un sacrifice inutile. J’avais conscience que le cancer n’était pas une pathologie facile à soigner, encore moins à guérir, j’avais accepté d’emblée de service de cobaye pour que les générations futures puissent profiter des progrès de la science, mais là j’avais carrément le sentiment d’être considéré comme une simple souris de laboratoire.

En fait mon oncologue en était resté à la lettre de relance datée du 7 décembre, sur laquelle il demandait au professeur D de lui donner sons avis concernant un traitement éventuel de ma tumeur par cryothérapie, et sur laquelle il préconisait également d’effectuer d’abord une biopsie avant de prendre, en concertation, une quelconque décision. Malgré ce second courrier, le professeur D était resté silencieux, par contre, il avait pris l’initiative de me convoquer au CHD pour pratiquer cette biopsie sans en avertir le docteur R. C’est à son retour d’une absence prolongée que le docteur R avait  découvert les résultats de cette biopsie et le compte-rendu de mon entretien avec son suppléant le docteur V, mais le professeur D n’avait pas davantage donné signe de vie,  pour discuter de mon dossier auprès de lui.

« On n’est vraiment pas plus avancer ! »

Mon oncologue avait répété cette petite phrase avec une pointe d’agacement dans la voix.

« Bon j’essaye de me mettre à votre place mais ce n’est pas facile ! Seriez-vous d’accord pour recommencer la biopsie ? »

Il fallait que je sois mentalement solide pour entendre ce genre de propos, mais la maladie m’avait offert bien des rebondissements depuis plus de huit ans, aussi le coup n’était pas aussi dur que ça à encaisser. Je ressentais juste une sorte de colère diffuse, mais il y avait longtemps que j’avais renoncé à me battre contre des moulins à vent. Il ne fallait pas perdre de temps à chercher un coupable à blâmer, encore moins à user sa salive pour se plaindre de cette triste réalité. J’étais au pied du mur. Il fallait que je réponde à la proposition, et je répondis par la positive.

« Une tumeur peut comporter des cellules cancéreuses et non cancéreuses ? »

« Et bien l’opérateur peut avoir prélevé des tissus graisseux et dans ce cas là l’intervention ainsi que l’analyse ne sont pas fiables. »

« Donc si je comprends bien dans le cas d’un résultat négatif (pas de cellules cancéreuses), vous recommencer les prélèvements pour être bien sûr de ce que vous allez annoncer au malade ! »

Je n’eus pas de réponse, et je n’étais même pas sûr qu’il eût entendu ma phrase, tellement il était plongé dans ses pensées.

« Bon je réfléchis ! »

Il n’avait pas besoin de me le dire, je l’avais remarqué. A ce stade de l’entrevue, je n’avais pas encore pris le temps d’observer Chantal pour connaître sa réaction. Elle ne disait rien, elle ne pouvait qu’être désolée  en constatant cette absence totale de communication entre les deux établissements, et dont les conséquences faisaient irrémédiablement de moi, une victime.

L’oncologue n’avait toujours pas fini de réfléchir, et il  avait également beaucoup de mal à dissimuler son embarras.

« Bon les décisions que nous avions prises ne sont toujours pas mises en cause ? »

« A savoir ? »

« Vous êtes toujours d’accord pour un traitement éventuel par cryothérapie, et donc pour subir une nouvelle biopsie ? »

« Oui ! »

« Vous êtes toujours d’accord pour opérer votre épaule afin de vous débarrasser de la tumeur ? »

« Oui ! »

« Bon dans ce cas là, je prends dans un premier temps contact par téléphone avec le professeur D, et je vous tiens au courant ensuite pour tout le reste. »

forets-2 dans Cancer du rein



WEIGHT WATCHERS ET BIG MAMA... |
Manon Pepin - Massage suédois |
Alimentation et grossesse |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | lamaladiedalzheimer
| Info Sante 76
| Vivre sa vie