Biopsie je ne suis pas ton ami

 

Biopsie je ne suis pas ton ami  dans Cancer du rein retarder-le-temps

Jeudi 4 avril 2013, je n’avais pas le pouvoir de retarder le temps, ni celui d’inverser l’ordre des choses, ainsi les 8 jours étaient passés incontestablement trop vite, et le jour fatidique s’affichait désormais au calendrier. Le temps était gris et froid, une situation climatique qui semblait vouloir perdurer, et qui s’apparentait trait pour trait, à la météo déprimante que nous avions déjà connu en décembre. La matinée ayant été très occupée, je n’avais pas eu le temps de plancher sur ma condition de malade. Assis devant mon ordinateur, j’attendais à présent de voir à travers la baie de ma chambre, le moment où l’ambulance blanche allait se garer devant chez moi.

A l’heure précisément indiquée, ma conductrice sonna à la porte d’entrée, elle s’empara de mon sac, puis m’invita à la suivre jusqu’au véhicule. Nous allions faire le voyage à trois. De l’homme assis à côté de l’ambulancière, je ne voyais que son épaisse chevelure blanche. J’avais eu raison de ne pas me réjouir trop vite des bons résultats de mon premier prélèvement, car ma présence à l’intérieur de ce véhicule était le signal d’une remise des compteurs à zéro, à savoir que ces résultats étaient peu fiables, et qu’il fallait pour plus de sureté, recommencer l’opération. L’incident précédemment relaté dans ce récit, avait fait naître au sein de ma famille, un climat de doute et d’incompréhension, mais que pouvions-nous faire d’autre que de subir ces dysfonctionnements autrement qu’en se taisant, car affronter la maladie n’était pas une tâche facile, je n’avais pas envie de le faire en prime, dans un climat de tension et de méfiance envers le milieu médical, qui faisait malgré tout globalement du bon travail.

Mes coéquipiers de  route étaient très expansifs, L’homme était natif de Dunkerque, notre accompagnatrice l’avait deviné à cause de son accent qu’elle connaissait bien, car elle partageait sa vie avec un compagnon lui même originaire du nord.

« Pourquoi êtes vous arrivé dans les Mauges ? »

La question me paraissait bien indiscrète mais le dunkerquois ne semblait point vouloir rechigner pour y répondre. Il ne se déroba pas non plus face aux autres questions.

Je ne participais guère à leur conversation, mais malgré tout les écouter n’était pas dénué d’intérêts, car leur flot interrompu de paroles, me détournaient indiscutablement de mes pensées négatives.

Nantes étant dans notre ligne de mire, le silence s’était installé dans l’habitacle, car la circulation automobile se faisait plus dense, aussi la conduite devenait logiquement plus dangereuse.

Comme à chaque fois que je traversais une grande ville, je me sentais oppressé par cet univers triste constitué d’asphalte et de béton,  et l’apparition de la façade du CHD  n’apaisa pas mes angoisses.

Le dunkerquois sortit du véhicule, et sans nous attendre, il pénétra dans le hall d’accueil, pour filer ensuite vers son destin. Moi j’étais beaucoup plus prudent, mon bref passage de décembre ne m’avait pas permis de prendre mes repères, aussi je préférai me laisser guider une seconde fois.

Malgré le va et vient incessant des gens dans l’enceinte du bâtiment, la salle d’attente des admissions était vide. Je fus donc rapidement pris en charge par une employée de l’hôpital, avant de rejoindre le 5ème étage, accompagné par mon ambulancière.

Contrairement à ma première expérience en ce lieu, l’équipe médicale ne me laissa pas seul très longtemps. Une aide soignante vint m’expliquer le fonctionnement du lit électrique ainsi que des lumières. Elle m’indiqua le placard où poser mes affaires, puis me demanda de faire l’inventaire de mes effets personnels, et celui de mes objets précieux. Cette précaution ne me concernait pas directement, mais plutôt les malades et blessés admis aux urgences, qui se plaignaient parfois de la disparition de quelque chose leur appartenant. La procédure avait néanmoins été étendue à l’ensemble des patients. Je ne fus ni exempté de porter le bracelet d’identification, afin de ne pas être opéré à la place d’un autre, ni de répondre au questionnaire concernant ma situation matrimoniale.

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