Période d’atermoiement

 

Période d'atermoiement  dans Cancer du rein atermoiement

Le jeudi 25 avril devant une boîte à lettres désespérément vide, je ne pus que constater la réalité des faits. L’emploi du temps que l’on m’avait communiqué était en train de foirer. Comme l’avait si bien dénommé le docteur R, le parcours chaotique que nous avions vécu depuis le début de ‘’l’aventure’’, n’était pas encore totalement terminé. Il n’était plus question de tergiverser, il fallait aller à la pêche aux informations nouvelles. 

L’opération était reportée au 21 mai, la secrétaire du professeur G nous assurait nous l’avoir signalé par un message sur non répondeur téléphonique, alors que nous étions certains de ne rien avoir reçu. Il ne servait pas à grand-chose de faire enfler la polémique, l’essentiel étant que nous allions recevoir le courrier officiel de convocation, Chantal raccrocha donc en prenant note des prochains rendez-vous. 

Il fallait prévenir le CAC de l’espoir de ce contretemps, car à cause de l’absence de communication entre les deux établissements (nous en avions déjà fait l’amère expérience), nous étions persuadés que l’oncologue n’était pas au courant de ce changement. Le report de cette chirurgie orthopédique me posa une nouvelle fois question. Était il raisonnable d’arrêter le traitement au Sutent aussi vite ? J’avais bien l’intention en cours de communication téléphonique, de remettre le sujet au gout du jour, au risque de passer pour un indécis. Ce n’est pas parce que j’étais déterminé à stopper la chimio que je ne devais pas avoir peur de ce choix, car au final, je n’étais pas sûr qu’il soit le bon. Je voulais simplement être soutenu mais également et surtout rassuré, et  j’espérais bien que le médecin comprenne mon état d’esprit du moment.

Comme prévu le centre-anticancéreux apprenait le changement de programme. La conversation permis de mettre au point un certain nombre de choses. Le scanner du mois de mai,  et la visite qui lui était associée étaient annulés. Un rendez vous sans examen était fixé en juillet, quant à mon traitement, l’oncologue avait jugé nécessaire que je le reprenne jusqu’à dix jours avant la date prévue pour la première intervention.

Du coup ce 25ème cycle de Sutent se déroulait de manière totalement atypique. Après quatre jours d’arrêt au cours de la  seconde semaine, je devais reprendre le traitement, pour ensuite le stopper cette fois définitivement deux jours avant la fin de la 4ème semaine. Ce chamboulement marquait, espérons le, les prémices d’une importante modification, dans la manière de combattre la maladie.

Après pas mal d’atermoiements, la réception du second courrier émanant celui-là du service ostéo-articulaire, mit un terme à la période dite d’organisation de mes différentes phases d’interventions, de contrôles et de soins, le tout devant être réalisés au CHD .

Justement ce vendredi 10 mai inaugurait la longue série de visites que j’allais être mené à faire en milieu hospitalier. Mon rendez vous était à neuf heures, et nous avions opté pour un voyage en véhicule sanitaire, car l’établissement était situé en plein cœur de la ville, un milieu particulièrement hostile pour des gens comme nous qui n’avions pas l’habitude de conduire notre propre véhicule dans les grands centres urbains. Et puis il y avait ce problème récurant de stationnement qui posait à chaque fois une foule de problèmes, nous étions sûrs que notre choix nous épargnerait beaucoup de stress, car nous avions besoin de garder la tête solide.

Je m’étais levé un petit peu plus tôt que d’habitude, et en scrutant le ciel je m’aperçus qu’une fois de plus, à l’image de l’économie, le printemps était belle et bien en crise. Le manque de soleil atteignait des sommets, et ce n’était pas fait pour aider les malades à engranger de l’énergie positive.

Nous étions tout juste prêt, lorsqu’un discret toc-toc à la porte nous indiqua l’arrivée de notre ambulancier. A l’extérieur Olivier, un chauffeur que nous connaissions très bien, venait nous chercher. Nous étions ravis d’avoir à faire à lui, car nous étions certains que notre voyage allait être animé, et nous étions précisément d’humeur à ce qu’il le soit.

Olivier c’est comme un taximètre déclenché au départ de la course allée, et désactivé à l’arrivée de la course retour, un moulin à paroles qui ne donnait aucune chance au silence de s’installer. Je voulus bien le croire lorsqu’il me rapporta qu’il respectait la tranquillité des malades quand c’était leur désir, mais l’épreuve devait être pénible, car sa vraie nature demeurait sans conteste l’extraversion.

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