Consultation d’orthopédie

 

Consultation d'orthopédie  dans Cancer du rein innattention

Avec cette vitalité débordante, nous n’étions pas sûrs qu’il lui restât suffisamment de capacité à se concentrer sur sa conduite, et nous avions donc quelques inquiétudes. Il n’hésita pas à sortir de sa poche son livre électronique  et de le manipuler pour nous en montrer le fonctionnement, bien que nous ne fussions guère attentifs à ses explications, et davantage préoccupés à ce qu’il ne nous amenât pas au fossé. 

Nous étions le vendredi d’un très long pont qui associait la commémoration de l’armistice de 1945, et la fête religieuse de l’ascension, aussi le trafic routier était réduit à son strict minimum. Les parkings aux abords du centre hospitalier étaient bien dégarnis et dans l’enceinte des bâtiments nous avions également de la place. Une situation qui ne devait pas se produire souvent au cours d’une année. De toute façon l’ambulancier avait l’habitude des lieux, nous allions pouvoir profiter de ses compétences, et nous n’avions donc pas, à regretter notre décision d’avoir fait appel à lui.

Les consultations d’orthopédie étaient situées au rez-de-chaussée aile sud, et nous n’avions pas stationné notre véhicule où il fallait. Nous n’étions pas non plus au bon endroit pour enregistrer mon arrivée. L’hôtesse d’accueil nous le fit remarquer avec des mots peu chaleureux, mais elle consentit toutefois à faire le nécessaire pour que je sois en règle. Elle nous indiqua ensuite par où passer pour nous rendre à la consultation. Olivier nous fit circuler par un dédale de couloirs, avant de nous faire prendre l’ascenseur vers le rez-de-chaussée bas qui en comportait trois (haut, bas et jardin). Si nous avions été privés de cette aide précieuse, nous n’aurions pas trouvé grand monde autour de nous pour nous confirmer le chemin.

Après cette arrivée un peu laborieuse, nous atteignîmes enfin notre but. Olivier qui jusqu’à présent ne nous avait pas quitté d’un pouce, regagna son véhicule pour le garer du côté de la rue G Vl, comme la secrétaire l’avait indiqué sur ma convocation, et ceci afin de nous éviter d’arpenter un fois de plus une partie de l’hôpital, à l’issue de mon entretien.

Le service consultations d’orthopédie disposait de plusieurs salles d’attente séparées par de larges baies vitrées, et nous pouvions constatés qu’elles étaient vides, à l’exception de l’une d’entre elle, où nous apercevions un jeune homme avec un bras plâtré, qui patientait avant l’arrivée du personnel infirmier. La secrétaire nous avait invités à nous asseoir dans une pièce éclairée par un large plafonnier carré et fluorescent, agrémenté d’une décoration représentant un ciel bleu parsemé de jolis nuages blancs. Olivier nous rejoignit et réalimenta la conversation. Il était neuf heures passées, et le personnel arrivait en rang dispersé. J’aperçus le chirurgien (j’avais vu sa photo sur internet), nul doute que j’allais bientôt être reçu.

En fait il fallut attendre encore un petit moment avant d’entendre mon nom.

L’homme avait l’abord plutôt froid, disons que je préférais les médecins qui rendaient les malades plus à l’aise, et ce n’était pas son cas. En plus il n’avait pas grand-chose à me dire que je ne sache déjà. J’appris néanmoins qu’une échographie de mon épaule allait être pratiquée avant l’intervention, pour bien localiser la lésion, afin d’éviter d’inciser trop largement dans le muscle.

« Est-ce que je vais souffrir beaucoup ? »

« Si je lis votre parcours médical, je constate que vous avez connu pire, et je peux vous assurer que vous supporterez  facilement les douleurs postopératoires. »

« Devrai –je maintenir mon bras en écharpe ? »

« Deux trois jours seulement. Une infirmière viendra changer votre pansement régulièrement, et sera chargée de retirer les agrafes en temps voulu. »

« Est-il prévu que je suive ensuite une radiothérapie ? »

« Dans le protocole que nous avons mis au point avec le docteur R, il n’en est pas question. »

J’avais fait le tour du sujet, et je me sentais le besoin de désamorcer le stress engendré par le programme peu réjouissant qui m’attendait, pourtant je ne m’aventurai pas à détendre l’atmosphère, en rajoutant un trait d’humour à mes derniers propos, car l’homme restait rivé au sujet de notre entretien, et n’en déviait pas d’un pouce. Il me paraissait également peu enclin à apprécier des plaisanteries aussi gentillettes soient-elles. 

« Je vais me renseigner pour savoir si mon collègue peut pratiquer l’échographie le matin même de l’intervention, sinon il faudra envisager une admission la veille. En attendant passez au secrétariat pour que nous soyons bien sûr que votre dossier administratif soit complet. »

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