Chez l’anesthésiste épisode 2

 

Chez l'anesthésiste épisode 2 dans Cancer du rein en-retard-2

Je ne comptais pas moins d’une trentaine de personnes en train de poiroter aux alentours de moi, et d’autres personnes arrivaient régulièrement, alors que très peu d’entre elles étaient appelées par des médecins. Je ne me voyais pas sorti de l’auberge, d’autant que l’homme assis à ma gauche avait été convoqué une demi-heure avant moi, et qu’il n’avait pas encore vu le moindre professionnel médical.

Soudain contre toute attente j’entendis prononcer mon nom, l’anesthésiste m’invitait à l’accompagner,  aux yeux et à la barbe des nombreux patients arrivés bien avant moi. Ils y avaient plusieurs infirmières et médecins employés dans ce service, j’imaginais bien que nous n’avions pas tous à faire au même, simplement je constatais que pour une fois,  la chance était de mon côté.

Ma dynamique et souriante interlocutrice devait approcher de la soixantaine, son visage et sa chevelure épaisse tirant sur le blanc en témoignaient.  

Je connaissais parfaitement mon dossier médical, et j’étais habitué aux genres de questions qu’on allait me poser. Je n’avais pas oublié non plus d’emporter prescriptions médicales, dernière prise de sang, et carte de groupe sanguin. En revanche j’ignorais si lors de mes trois lourdes opérations de 2004 et 2005, j’avais subi des transfusions sanguines.

« De toute façon il est trop tard pour s’en inquiéter ».M’avait-elle rétorqué.

Mon cœur était très rarement indiscipliné lorsque je me trouvais en présence d’un médecin, cette fois je ressentais à l’intérieur de ma cage thoracique un tout début de rébellion, que l’anesthésiste ne manqua pas de détecter avec son stéthoscope.   

« Ah effectivement l’arythmie chez vous est bien présente. Est-ce que vous ressentez les battements anarchiques de votre cœur ? »

« Oui et ce n’est même pas très agréable. »

« Certains patients ne s’en rendent pas compte du tout. Bon ça m’ennuie, j’aimerais bien en savoir plus, je vais vous faire passer un électrocardiogramme, ainsi qu’une prise de sang, en même temps on fera une nouvelle détermination de votre groupe sanguin. »

La praticienne me ramena jusqu’à la rotonde où le nombre de patients n’avaient pas diminué, puis pénétra dans un bureau environnant avant de venir me préciser qu’une fois les examens pratiqués, il faudrait revenir la voir, pour qu’elle puisse établir un diagnostic.

Mon ambulancière m’attendait, je devais la prévenir que mon passage au CHD serait plus long que prévu.

« Dans ce cas il faut que je prévienne ma direction, pour qu’un nouveau véhicule vienne chercher l’autre  personne que nous devions ramener. »

Nous avions convenu comme la fois précédente de nous attendre mutuellement dans la rotonde, et comme la première fois je fus appelé rapidement par l’infirmière chargée de me faire passer les examens. 

«  Bonjour monsieur, je dois vous faire une prise de sang et un électrocardiogramme ? »

« Oui c’est bien ça ! »

« Rappelez moi votre nom, prénom et date de naissance ! »

La procédure habituelle était respectée à la lettre, et ce n’était pas un luxe quand on sait le nombre d’erreurs plus ou moins graves pouvant être commises en milieux hospitaliers. J’appris par ailleurs que si transfusion il y avait-eu, j’aurais forcément reçu les informations nécessaires, car une surveillance était mise en place ensuite.

L’infirmière s’occupa de moi avec soin et avec une compétence indéniable, et ne se contenta pas de faire son travail, mais s’intéressa à mon parcours de malade en m’interrogeant sur le sujet.

Graphique de mes battements cardiaques en main, je rejoignis la rotonde où m’attendait ma conductrice.

« Avant de partir il faut que nous repassions par le cabinet de l’anesthésiste pour qu’elle vérifie certains points. »

« Ok, de toute façon j’ai tout mon temps, car j’ai désormais pour mission de vous ramener à domicile, sans me préoccuper d’autres patients. »

Nous ne souffrîmes pas d’une attente prolongée, car la praticienne se libéra très vite de son client, et nous reçu ensuite brièvement dans le couloir. Je lui tendis le petit graphique de l’examen qu’elle avait demandé.

« Bon il s’agit d’extrasystoles, ça ne me pose pas de problèmes majeurs pour l’anesthésie. »

Elle me sourit en me rendant rendez-vous au 21 mai. Il n’était pas loin de 17 heures 30 et nous étions sur le point d’affronter le trafic routier des périodes de pointe. 

Je n’avais pas trouvé utile d’emporter un téléphone portable, aussi ma famille n’étant pas informé, commençait à s’inquiéter de ne pas me voir arriver, car je franchis le seuil de la maison très peu de temps avant le moment du diner, alors que nous avions pensé que mon escapade à Nantes ne serait l’affaire que de deux heures tout au plus.

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