Chronique d’une exérèse annoncée épisode 2

 

Chronique d'une exérèse annoncée épisode 2 dans Cancer du rein epaule

Je n’avais pas trop bien saisi toutes les explications fournies par l’infirmière, concernant la première phase de l’intervention, mais je savais désormais que j’allais supporter bien plus qu’une simple échographie.

L’attente n’avait pas été trop ennuyeuse lorsque le brancardier ouvrit la porte. Chantal était bien décidée d’occuper cette période de solitude ailleurs que dans les ‘’ catacombes’’ du CHD, elle suivit mon lit à roulette qui me transportait vers le service échographie, puis demanda à notre accompagnateur de lui indiquer la direction du grand hall d’accueil. Elle me fit un petit au-revoir de la main, puis disparu de mon champ de vision.

Le brancardier signala mon arrivée puis me confia à ma solitude et à mes angoisses en me plantant au beau milieu du vestibule. 

Il n’y avait pas foule autour de moi, à part une secrétaire hôtesse qui s’apprêtait à recevoir les premiers patients de la journée.

L’attente fut une nouvelle fois supportable, et il fallait car mes problèmes de vessie ne s’arrangeaient pas, je voulais en finir au plus vite. Assisté d’une infirmière, l’homme qui allait s’occuper de moi était plutôt jeune, et d’un abord fortement sympathique. Il poussa mon lit dans la salle d’examen, de manière à ce que je puisse voir l’écran de contrôle de sa machine.

« Bonjour monsieur, on vous a expliqué ce que j’allais vous faire ? »

« Brièvement et je n’ai pas forcément prêté très attention à ce que l’infirmière m’a dit. »

« Bon, nous allons visionner la lésion à l’aide de l’échographe, puis je vais vous faire une petite anesthésie locale au niveau de l’épaule, et enfin je vais introduire à travers vos muscles, une petite tige métallique appelée harpon, dans notre jargon médical, qui servira de repérage, et donc en quelque sorte de fil d’Ariane pour le chirurgien afin de réduire au maximum l’exérèse. »  

Le patricien avait bien du mal à détecter la petite tache suspecte sur son écran, et me demanda où la métastase était située exactement. Je ne pouvais pas répondre, car il y avait belle lurette qu’elle n’était plus palpable.

« J’ai passé un IRM le 16 avril, sans doute vous est-il possible de consulter les images sur internet ! »

Il me répondit sans doute par un oui, mais je n’avais pas entendu. En tout cas il quitta un petit moment la salle d’examen, avant de reprendre le travail,  là où il l’avait laissé.

Cette fois il n’hésita pas à se placer au bon endroit et obtint le résultat escompté.

« Voilà je pique, vous allez sentir une petite douleur désagréable, et ensuite plus rien. »

J’étais au premier plan pour regarder le harpon pénétrer ma chair, mais il est vrai que j’étais au paradis comparé à la terrible épreuve que j’avais subi lors de mes biopsies de décembre et d’avril, car je ne percevais absolument rien des misères qu’endurait mon corps. Le patricien se plaça devant moi pour terminer sa petite intervention, aussi je ne vis rien de ce qui se passa ensuite. A présent j’étais affublé d’un joli pansement, et je me trouvais de nouveau dans le vestibule avant de regagner l’hôpital de jour. Le brancardier n’était pas le même qu’à l’aller et lorsqu’il me réinstalla dans ma chambre, il prit le temps ainsi que l’infirmière présente de m’écouter raconter mes ressentis de malade. 

« Je vais vous donner un petit comprimé d’Atarax monsieur pour que vous soyez moins nerveux. En principe on revient vous chercher dans une demi-heure. »

J’étais tout seul dans mon réduit, et je fixais le plafond car je n’avais pas grand-chose d’autre à faire. Sans doute avais-je dû somnoler, car lorsque le brancardier apparût dans l’encadrement de la porte, je ne savais plus très bien où j’étais.

« Vous êtes prêt monsieur Gautier ? Je vous emmène au bloc. »

J’avais à faire à un troisième brancardier, un grand costaud celui-là, il avait l’habitude du silence quand il s’agissait de conduire le malade à ‘’l’échafaud’’.

Le sas d’accueil des patients était en effervescence, le personnel s’agitait dans tous les sens, il n’y avait pas lieu de s’ennuyer en observant ‘’ cette fourmilière en activité’’. 

Une femme était venue consulter mon dossier déposé au pied de mon lit, elle m’avait posé un certain nombre de questions, puis s’était évaporée. A présent personne ne me donnait l’impression de se soucier de mon existence, et je sentais ma vessie semer de nouveau la zizanie.

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