Nouvelles entraves

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La maladie m’assénait un rude coup au moral, car ce qui me sauvait de bien des périls jusqu’à ce jour, c’était le fait que mon autonomie n’avait pas été encore trop menacée. Je savais que le malin était le plus fort, mais j’avais eu jusque là, suffisamment de forces physiques pour aider mon mental à remporter bien des parties contre ce malin, et lui résister autant que je pouvais, me procurait beaucoup de satisfaction, en me donnant la sensation de ne pas être totalement soumis à son emprise.

Cette fois je ne gagnais pas la manche, un palier venait d’être franchi, et j’espérais de tout cœur que cette vilaine phlébite n’allait pas avoir de répercussions à long terme, sur mon état de santé, l’idée même du contraire me faisait frissonner.

L’autre sujet d’inquiétude, c’était cette nouvelle stratégie de combat que nous avions minutieusement programmée, risquant d’être mise à mal par ce grain de sable qui venait brusquement de se nicher dans les rouages de la machine. Pour moi ça ne faisait pas de doute, l’anesthésiste allait déprogrammer la cryoablation de ma tumeur prévue pour le 17 juin.

En attendant je recevais tous les matins la visite de l’infirmière qui venait s’occuper de mon pansement à l’épaule, et finissait par me piquer le ventre tantôt à droite, tantôt à gauche pour éviter d’éventuelles ecchymoses.

Le mauvais temps n’aidait guère à m’éclaircir les idées, et j’avais eu la curiosité malsaine de regarder sur internet les facteurs favorisants l’apparition d’une phlébite, les explications ne m’avaient pas rassuré. Et puis je n’étais plus traité sous Sutent, autant dire que j’avais l’impression d’être assis sur une bombe atomique, prête à exploser.

Les conséquences de ce passage éclair au centre hospitalier , exercèrent donc les jours suivants,  une influence plutôt négative sur mon état d’esprit. Je ne voyais pas vraiment de quoi mon avenir proche allait être fait. A cette époque de l’année où chacun rêvait de vacances et de grand air, je pataugeais en entraînant ma famille avec moi dans la mélasse d’un parcours médical qui n’apportait pas autres choses qu’une grande source de stress et d’épuisement. Je n’avais pas les ressources nécessaires pour m’échapper de ces sentiments d’enfermement progressif et inéluctable, que provoquait en moi la perspective de moins en moins probable d’apercevoir enfin la lumière au bout du tunnel.

Le 5 juin l’ambulancière qui m’avait accompagné,   lors de mon transfert de l’hôpital à la clinique eut la charge de me transporter de nouveau, cette fois ci de mon domicile vers le CHD, où m’attendait le docteur R D anesthésiste, pour l’entretien préopératoire de l’intervention prévu 12 jours plus tard. Nul doute dans mon esprit,  le programme concocté par les différents protagonistes allait subir un chamboulement important et largement imprévisible compte-tenu de la lettre du docteur F qui m’avait diagnostiqué cette vilaine et inopportune phlébite.

Ma conductrice n’avait pas arrêté de jacter durant tout le trajet, et je n’avais pas fait grand-chose pour freiner ce flot continu de paroles, car je voulais apaiser mes craintes d’un rendez-vous peu fructueux.

Je commençais à être habitué à ces difficultés récurrentes que les voitures avaient de se stationner à proximité du centre, mais au bénéfice de ma carte de handicapé, nous réussîmes très vite à trouver une solution. Je connaissais le service des anesthésistes, et nous nous présentâmes donc au même endroit qu’à mon rendez-vous précédent. Il n’y avait pas davantage de sièges que la dernière fois devant les comptoirs des hôtesses d’accueil, mais comme les patients étaient peu nombreux, il ne fut pas difficile de trouver matière à me reposer. 

La salle d’attente en forme de rotonde était également assez peu occupée. Chantal s’installa à côté de moi et notre accompagnatrice s’éloigna un moment pour prendre des instructions téléphoniques auprès de sa hiérarchie.

Plusieurs malades avaient été appelés par différents praticiens, l’un de ces médecins (le docteur D), m’aborda peu après, pour nous inviter à le rejoindre dans son bureau. Il me serra la main, puis nous prîmes place en face de lui. Chantal lui tendit le courrier de l’angiologue qui lui était destiné avant même que nous commencions l’entretien. Je ne pus m’empêcher d’apporter mon commentaire.

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