Quatrième séjour au CHD

 

Quatrième séjour au CHD dans Cancer du rein anesthesie-generale

« J’ai bien l’impression que nous avons fait un tour perdu, car avec une phlébite, l’anesthésie et la cryoablation ne seront pas possibles ! »

L’homme qui continuait à lire le rapport de son collègue, me répondit du tac au tac.

« L’angiologue fait son boulot, moi je fais le mien. » Sans doute pensait-il que je tenais cette évidence, de la bouche du docteur F, alors qu’il s’agissait bien mon opinion personnelle que j’exprimais là.

Il saisit sur la table une enveloppe qui contenait un certain nombre de documents me concernant, en élimina d’autres qui n’avaient rien à voir avec moi. Un imbroglio administratif qui n’avait rien de bien rassurant, et qui écornait la bonne image de marque de l’établissement. Il tapota sur son écran pour faire apparaitre mon dossier, et me posa ensuite quelques questions complémentaires au formulaire que j’avais au préalablement rempli, pour compléter informatiquement  les renseignements à mon sujet.

Chantal se tenait à côté de moi sans mot dire, nos regards se croisèrent brièvement, se pourrait-il qu’un ‘’miracle’ ait lieu.  

« Il est vrai que dans l’état actuelle des choses, vous opérer, avec de l’Arixtra comme anticoagulants, serait mission impossible, je vais donc vous prescrire un autre traitement que vous débuterez quelques jours avant l’intervention. »  

Le nouveau traitement était du Lovenox 4000 que je devais pendre en raison de deux piqures par jour. La  surprise était très bonne et mon état d’esprit était trop chamboulé, pour que les explications que me donnait le médecin, ne soient pas confuses dans mon esprit. Heureusement Chantal était là pour veiller au grain. 

Mon interlocuteur avait suffisamment d’éléments en sa possession, et n’avait donc nul besoin de prolonger notre entrevu,  il prit donc congé de nous. 

Comme il n’avait envisagé de faire ni prise de sang, ni électrocardiogramme, nous n’avions rien d’autre à faire que de rejoindre l’ambulancière, afin de rentrer chez nous.

Le retour fut pour notre conductrice,  l’occasion d’animer une fois de plus  une conversation en tout genre, à telle point que lors de notre arrivée, Chantal sortit du véhicule la tête un peu farcie par trop de blabla.

Malgré tout, et contre toute attente, nous avions obtenu de ce rendez-vous l’essentiel, mon hospitalisation du 16 juin était maintenue, et ce verdict valait pour moi tout l’or du monde.

Comme chez moi rien n’est simple, je ressentais depuis quelques temps une légère douleur au niveau du cou, côté gauche, douleur sûrement due à un petit coup de froid, attrapé quelques jours plus tôt, en roulant imprudemment  avec les vitres ouvertes de ma voiture.

Nous avions eu à cœur d’organiser une petite réunion de famille l’occasion de l’anniversaire de mon fils cadet, et cette petite fête avait lieu  le lendemain de cette escapade à Nantes,   Pour une fois le printemps jouait le rôle que la nature lui avait théoriquement attribué, il faisait beau et notre projet de faire des grillades n’était donc pas mis en cause.

L’arrivée de mes petits enfants pour l’évènement marqua le début de mes nouveaux ennuis, plus précisément lorsqu’il me prit l’idée de soulever le plus jeune d’entre eux pour l’embrasser. L’effort physique provoqua le claquement d’un nerf, d’un muscle ou de son tendon, je n’étais pas capable de le déterminer. Ce que je déterminais fort bien en revanche c’était la localisation du mal, à l’endroit même où il s’était déjà manifesté la semaine précédente, et cette fois je savais que les conséquences ne seraient pas les mêmes, car je restais bloqué avec en prime une souffrance démultipliée. Je voulais croire à un torticolis qui passerait au bout d’un peu de patience, et il est vrai qu’avec une minerve qui n’était pourtant pas à ma taille, et quelques cachets de Doliprane,  j’avais pu rétablir la situation sans toutefois me débarrasser définitivement d’une gêne qui perdurait au fur et à mesure que se précisait mon hospitalisation.  

Mon départ pour le CHD  eut lieu le jour de la fête des pères, et en ce beau soleil orageux de dimanche, il n’y avait pas grand monde sur la nationale, la rentrée massive des automobilistes n’étant prévisible que tard dans la soirée. Mon ambulancière de garde ce week-end, était pressée de faire l’aller et retour pour rentrer auprès de sa famille, nous trouvâmes cependant de quoi entretenir la conversation, et elle me fut ensuite de précieux secours pour effectuer mon admission, tandis que je m’installais dans la chambre 523, pour un quatrième séjour dans cet établissement.

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