Tout vient à point nommé, à qui sait attendre

 

Tout vient à point nommé, à qui sait attendre dans Cancer du rein tout-vient-a-point

Ma montre gousset que je tenais à proximité de moi indiquait qu’il était quatre heures, les ronflements de mon voisin avaient fini pas s’estomper, et l’orage perdurait mais de façon plus discrète. J’essayais de me détendre un maximum pour ne pas descendre au bloc opératoire complètement épuisé, mais le contexte ne m’aidait guère à m’évader par l’esprit. Pourtant cultiver ma patience, trouver le moyen de réguler mes émotions négatives, je connaissais déjà l’exercice pour avoir déjà eu bien des occasions de m’y confronter.

Le temps me paraissait bien long, il finit tout de même par passer, et n’y tenant plus, je pris l’initiative de me rendre à la douche avant même que l’on m’en donne la consigne. Cette fois j’y allais mollo, et me frictionner à la Bétadine ne fut que pure convenance, j’étais beaucoup trop crispé, pour ne pas grimacer au moindre geste.

Paré de ma blouse de patient, je regagnai mon lit en prenant bien soin de ne pas malmener mon cou. J’approchais du but, et je savais que le plus dur de l’attente était derrière moi.    

« Bonjour messieurs, c’est l’heure de surveiller vos constantes. »

Peu à peu le centre hospitalier se métamorphosait de cette longue nuit d’impatience, et je n’étais pas mécontent de renouer avec ‘’la vie’’.

Personne ne s’occupait de savoir si j’avais bien été me désinfecter, et d’ailleurs personne ne savait non plus à quelle heure j’allais descendre au bloc, je savais simplement qu’un jour ou l’autre cette énième épreuve serait derrière moi. 

Tout vient à point nommé à qui sait attendre, c’est la devise que j’aurais pu m’appliquer au cours de ces dernières heures, car le brancardier vint enfin frapper à ma porte, le moment de rejoindre l’équipe du professeur D avait sonné.

En fait l’homme m’avait laissé dans le vestibule d’entrée, mais le patient précédent n’était pas encore sorti de la salle du scanner, car la lumière était encore rouge. Il fallait donc gérer encore un petit moment ma solitude, ainsi que mon stress qui ne cessait pas de me harceler. Ma vessie avait besoin d’être soulagée, ce qui me causait un embarras supplémentaire, il fallait que j’intercepte la première personne venue pour qu’elle me vienne en aide.

La première personne venue fut une aide soignante, ce qui facilita ma démarche, je ne pus m’empêcher cependant de me confondre en excuses pour l’avoir dérangée.

Cette fois la porte s’était ouverte, la lumière s’était éteinte et deux personnes roulèrent le lit du malade pour le placer parallèlement à moi, avant de nous séparer par un paravent.

« Bonjour monsieur, vous êtes bien monsieur Gautier ? »

« Oui ! »

« Je pense que vous êtes à jeun ? »

« Absolument ! »

« Avez-vous des allergies connues ? »

« Non ! »

« Rappelez moi votre date de naissance et votre adresse ? »  

Ces précautions étant prises, il se présenta comme étant l’assistant de l’anesthésiste.

« Votre canule a été placée quand ? »

« Hier soir par l’infirmière de service. »

« Ok ça marche, je vais pouvoir poser ma perfusion. »

Je ne manquai pas tout en observant son travail, de lui signaler mes problèmes de cou, et surtout j’insistai sur la souffrance que j’avais dû endurer une partie de la nuit. Il me promit qu’ils allaient prendre toutes les précautions nécessaires pour ne pas aggraver la situation. Je savais bien que c’était de la foutaise, car une fois endormi, ils feraient bien ce qu’ils voudraient de moi.

Il fallut se morfondre encore un long moment avant que la pièce ne soit prête pour m’accueillir.

Il y avait dans la salle de scanner pas mal de monde, mais surtout  beaucoup de matériel encombrant, un électro cardiogramme, un moniteur de pression artérielle, un moniteur de fréquence respiratoire, un saturomètre et bien d’autres choses encore.

« Bonjour monsieur je suis l’anesthésiste. » Une fois de plus ce n’était pas celui qui m’avait reçu quelques jours plus tôt, qui allait s’occuper de moi.

Son assistant me plaça un masque à oxygène sous le nez, il me donna encore une ou deux explications que je ne saisis pas pleinement, puis mon esprit s’envola dans un autre monde. J’avais quand même eu le temps de reconnaître avant mon grand voyage, l’équipe du professeur D.

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