Oxycontin et Oxynorm

 

Oxycontin et Oxynorm dans Cancer du rein oxycontin-300x225

La télévision était un recours, qui ne me satisfaisait guère. Elle avait l’avantage de créer un peu d’animation quand je me sentais seul, mais l’ennui et l’impression d’enfermement prenaient vite le pas,  sur les insignifiants bénéfices qu’elle pouvait m’apporter.

L’après-midi la sieste était à l’image de mon sommeil nocturne, de piètre qualité. Ensuite j’étais condamné à attendre le diner et le coucher, car j’avais mis un trait sur ce  qui jusqu’à présent contribuait amplement au renforcement  de mon mental, l’écriture, et ces nombreuses heures de marches que j’avais entrepris de pratiquer dès le début de la maladie, pour compenser l’immense vide que représentait  ma mise à l’écart brutale de la vie active.

Pourtant la douleur quoique tenace était devenue beaucoup plus supportable, je pris donc la décision de me passer de la morphine, et d’opter pour la patience d’une guérison prochaine. Bien mal m’en avait pris, car le soulagement tant attendu ne vint jamais, pire je commençais sérieusement à m’irriter de cette situation pénible, mon sommeil déjà difficile en subissait les conséquences, tandis que mon état psychologique se détériorait quelque peu.

Un coup de fil au généraliste le onze juillet me ramena à un peu plus de calme, et même si cette embellie dépendait essentiellement des médicaments, j’en appréciais ses bienfaits. J’avais eu tort de m’acharner à vouloir résister au mal, car je n’étais pas soumis à une épreuve d’endurance et je n’avais surtout rien à prouver, car en matière de pénibilités la maladie m’avait donné déjà,  maintes fois l’occasion de faire preuve de ténacité. 

Alprazolam, Oxycontin, et l’Oxynorm, avaient des vertus dont il fallait cependant se méfier, aussi étais-je soumis à une prescription très stricte, mais la posologie d’anxiolytiques et de morphine, que je devais m’administrer, suffisait amplement à effacer mes soucis du moment.  

Le 14 juillet alors que le soleil s’était enfin réveillé d’une langueur qui n’avait que trop duré, à demi ensommeillé par les tranquillisants, assis dans mon fauteuil du salon, je regardais le défilé militaire sur l’avenue des Champs-Elysées, en me souvenant qu’un an plus tôt, c’était carrément alité, vaincu par les effets secondaires de la chimiothérapie, que j’avais suivi ce même défilé à la télévision. Décidément ma vie n’était guère trépidante, j’espérais simplement qu’après ces derniers sacrifices, j’allais pouvoir enfin  y remédier, du moins j’avais le sentiment de le mériter.    

Le 16 juillet correspondait à la date de l’avant dernier des nombreux rendez-vous, planifiés par les différents secrétariats médicaux de CHD, auxquels j’avais eu à faire depuis le mois de décembre 2012. Il était prévu que je subisse deux examens à la suite, un scanner puis un IRM, l’ambulance passait nous chercher vers 10 heures 45, pour une arrivée prévue un peu avant midi. Cette visite dans le service du professeur D, avait pour but de vérifier l’efficacité ou non de la cryoablation, et nous nous y rendions sans appréhension particulière, du moins en ce qui concernait l’écoute des résultats. En effet les douleurs cervicales étaient toujours d’actualité et de ce côté-là mon dernier passage au CHD restait gravé en moi comme un traumatisme que je ne voulais pas revivre, j’avais vraiment peur que ces nouvelles manipulations de mon corps réveillent des souffrances encore trop peu endormies. 

A cette heure qui approchait de midi le service imagerie médicale n’était pas encombré, nous étions probablement dans les derniers patients de la matinée. J’étais encore loin d’imaginer que mon après-midi et les semaines qui suivraient,  s’apparenterait au véritable cauchemar que nous avions déjà vécu en décembre 2004. A l’inverse, j’avais plutôt bon espoir que l’on me confirme le succès de la cryoablation pratiquée quelques temps auparavant par le professeur D, et qui était d’ailleurs présent également ce jour,  pour effectuer ces nouveaux examens.  Le scanner était un passage obligatoire et malheureusement routinier dans le cheminement de la maladie, je devais d’ailleurs approcher du 40ème il suffirait de le vérifier sur mon carnet de bord. Pour ce qui était de l’IRM, le docteur R n’avait pas bien compris son utilité, il devait se renseigner, mais comme à l’habitude je n’avais obtenu aucune explication. Même si ce manque total de coordination entre les médecins nous énervaient quelque-peu, de guerre lasse nous avions abandonné l’idée de voir un jour les choses s’arranger. J’allais être en contact direct, avec le professeur D, il n’était pas encore trop tard pour éclairer ma lanterne, mais là encore je n’avais plus aucune motivation pour le faire, je voulais simplement que cette longue série de rendez-vous en tous genres cesse, avec dans ma tête, l’idée primordiale de passer enfin à une phase plus réjouissante dans le déroulement de ma vie.

oxycontin-2 dans Cancer du rein



Attention !

 

Avis à mes lecteurs

 

Suite à une recommandation du corps médical, et par soucis de confidentialité, l’identité des différents protagonistes n’apparaîtra  désormais sur mes différents écrits, que sous la forme d’une lettre, ou d’un prénom d’emprunt.

Merci de votre fidélité.  



WEIGHT WATCHERS ET BIG MAMA... |
Manon Pepin - Massage suédois |
Alimentation et grossesse |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | lamaladiedalzheimer
| Info Sante 76
| Vivre sa vie