La responsabilité du malade et de ses accompagnants

 

La responsabilité du malade et de ses accompagnants dans Cancer du rein elasticite-du-diaphragme

« Monsieur Gautier, pourriez vous revenir s.v.p ? Rien de grave j’aimerais vérifier l’élasticité du diaphragme. »

Je n’avais par reconnu le docteur H, celui-là même qui m’avait annoncé  avec si peu de délicatesse en décembre 2004, que ma vie était quasiment foutue. A l’inverse Chantal l’avait parfaitement identifié, et elle m’en fit la remarque à mon retour.

Après ce deuxième contrôle, je n’avais qu’une hâte, c’était de quitter le service. De manière plus générale, j’aspirais à m’éloigner du milieu hospitalier dans son ensemble. Nous renonçâmes donc à faire un détour par le laboratoire de biologie pour faire effectuer le prélèvement sanguin. L’infirmière qui passait à la maison tous les matins pour ma piqure d’Arixtra, se chargerait tout aussi  bien de remplir cette mission. 

Malgré la gravité de la situation, et malgré notre désarroi, nous n’étions pas totalement guidés comme des petits enfants. Il fallait au contraire se responsabiliser, et être partenaire du personnel médical, en possédant l’énergie de mon accompagnatrice, pour que toutes les exigences de l’anesthésiste soient respectées, avant l’opération. J’avoue que seul, je n’y serais sûrement pas arrivé. Je ne me souviens d’ailleurs pas pourquoi, mais c’est ainsi que, Chantal avait dû s’occuper par exemple, de prendre un rendez-vous chez le pneumologue, alors que la secrétaire de l’anesthésiste contactait de son côté la cardiologie. Elle avait dû également s’inquiéter de la prise de sang pour laquelle nous n’avions pas de nouvelles, en insistant pour que les résultats nous parviennent au plus vite en fin de semaine. Faire une partie du boulot à la place des professionnels, voilà l’expérience à laquelle nous avions été confrontées.

Nous n’avions pas attendu bien longtemps avant de reprendre la route de la clinique. Six jours plus tard le jeudi après-midi du 22 août, je retrouvais pour la première fois depuis mai 2005, le docteur K, spécialiste en pneumologie. Je savais qu’un spiromètre n’attendait plus que moi, pour évaluer mes capacités respiratoires, mais Chantal avait dû faire remarquer également au praticien qu’une recherche du taux d’oxygène dans le sang avait été demandée par le docteur D, par rajout manuel sur la lettre imprimée, alors que le pneumologue était en train de l’oublier.

L’examen s’appelait une gazométrie artérielle, et il fallait enfoncer une aiguille directement dans une artère pour prélever un échantillon de sang à analyser. Le praticien pratiqua ‘’son art’’ sur la partie interne de mon poignet gauche, en s’y reprenant à deux fois, avant d’y parvenir. L’exercice engendrait de l’appréhension, pourtant je ne ressentis pas spécialement  une grosse douleur, au moment de l’intervention. Il fallait attendre le résultat, car la recherche était rapide. Le bilan du jour était positif, ma capacité respiratoire et la gazométrie artérielle ne révélaient aucune anomalie.

Notre passage en pneumologie avait été de courte durée, mais il était nécessaire de faire un détour par le service des anesthésistes, car une fois de plus par manque de communication, nous ne savions toujours pas s’il fallait ou non, arrêter les anticoagulants. La secrétaire après le coup de fil passé la veille par Chantal avait enfin des informations complémentaires à nous donner. 

« Stopper dès demain le traitement » Nous avait-elle dit.

Enfin avant de nous engouffrer dans notre voiture, nous devions aussi repasser par le bureau des entrées, car ma demande de prise en charge via internet à ma mutuelle m’avait certes permis de récupérer un accusé de réception, mais je n’avais jamais reçu confirmation de l’acceptation de cette prise en charge. Nous fûmes rassurés, car outre l’accord de ma complémentaire santé, j’apprenais également que je pouvais bénéficier financièrement des avantages d’une chambre seule, je n’hésitai donc point à modifier les documents d’admission, que j’avais au préalablement remplis.

Une fois chez nous, restait donc à téléphoner à l’infirmière, pour qu’elle ne vienne pas le lendemain.

elasticite-du-diaphragme-2 dans Cancer du rein



WEIGHT WATCHERS ET BIG MAMA... |
Manon Pepin - Massage suédois |
Alimentation et grossesse |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | lamaladiedalzheimer
| Info Sante 76
| Vivre sa vie