Laisser faire les choses

 

Laisser faire les choses dans Cancer du rein cardiaque-2

Ce vendredi correspondait justement à la date de mon rendez-vous avec l’angiologue. Le hasard faisait donc bien les choses, car nous allions enfin savoir si la phlébite de ma jambe droite était en passe de guérir, à quelques jours de mon hospitalisation.

Malgré qu’il soit relativement tôt dans la matinée, le parking de la clinique était déjà bien rempli. Je reconnaissais parfaitement bien ce service qui m’avait accueilli quelques temps plus tôt, couché sur un brancard dirigé par une équipe d’ambulanciers qui achevait là mon transfert de l’hôpital. Je me souvenais de la froideur, voir même de la mauvaise humeur du docteur F, qui m’avait pris en charge, probablement à contrecœur, après avoir vu tous ses clients de la matinée.

La salle d’attente était à demi-occupée, mais les malades n’étaient pas forcément ceux de mon angiologue, et d’ailleurs nous ne patientâmes que très peu de temps avant de passer dans le cabinet du praticien. Les cheveux toujours aussi grisonnants, le visage toujours aussi peu expressif, l’homme semblait compter ses mots avant de nous parler. Il m’invita à me déshabiller, avant de passer sur la table d’examen, ensuite à part des petits signales sonores bizarres émanant de la machine, le silence régna en maître, jusqu’à ce qu’il me donne enfin un diagnostic encourageant. Il m’incita cependant à garder mes bas de contention, et rajouta ensuite qu’un nouveau traitement anticoagulant préventif serait de nouveau appliqué après mon intervention.

Rien ne nous interdisait désormais de quitter les lieux, cependant la récréation serait de courte durée puisque le cardiologue qui consultait également à la clinique, n’avait pas d’autres possibilités de me recevoir que le soir même, à dix huit heures trente. Entre temps je voulais passer le reste de la journée, le plus normalement possible, pour décompresser d’une situation au bord de la saturation.  

Je trouvai donc encore la force de partir en campagne, pour y puiser un peu de l’énergie dont j’avais besoin à quatre jours de mon rendez-vous avec le scalpel, et ce fut évidement avec des millions de regrets, que je me vis contraint de rentrer à la maison, pour y reprendre mes habits bien encombrants de malade.

Deux couples attendaient patiemment que le cardiologue vienne les chercher. Nous arrivions quasiment à l’heure, il était sûr que notre présence en ce lieu allait s’éterniser. La femme du couple le plus âgé nous fit même remarquer qu’elle avait été convoquée pour 17 heures 30, voilà qui nous mettait définitivement au parfum. Je n’avais pas envie de m’occuper l’esprit, simplement je fermais les yeux en ne pensant à rien, ce qui était plutôt rare chez moi. L’ennui me gagnait, et je commençais à bâiller, le sommeil de tous ces jours avait été perturbé par les évènements que nous étions en train de vivre, aussi la fatigue se manifestait quelque peu.

Nous fûmes donc les bons derniers à franchir la porte du bureau du cardiologue. L’homme nous reçu avec la même sérénité que si j’étais son premier patient. En tout cas s’il ressentait en lui de la lassitude, il ne nous laissa rien paraître, il se paya même le luxe d’afficher un léger sourire au coin des lèvres. Je m’excusai de lui faire faire des heures supplémentaires, il me rétorqua que c’était son rôle de médecin de recevoir ses patients. Pas sûr que le docteur F aurait eu la même réponse. Le docteur L n’avait pas besoin de me poser des tas de questions, il me connaissait de longue date, et de plus j’appris qu’il était tenu régulièrement informé de ma situation. L’électrocardiogramme semblait plus poussé qu’à l’habitude, de toute manière la machine était beaucoup plus  moderne, et le praticien contrôla sur un écran informatique, au fur et à mesure de la progression de l’examen avant d’imprimer la graphique habituellement produit. Mon arythmie cardiaque avait évolué, sans doute serait-il nécessaire de changer de traitement, mais pour l’heure il voulait attendre que je me remette de cette opération, en me proposant de prendre plus tard un rendez-vous, pour poser un holter. 

Notre entretien dévia un petit moment sur un sujet qui n’avait plus rien à voir avec ma pathologie, puis après avoir accompli les démarches administratives habituelles, nous prîmes congé de lui.

Je n’avais pas passé d’échographie, pourtant Chantal semblait être sûr d’elle, l’anesthésiste avait réclamé cet examen, par rajout manuscrit sur la lettre informatique adressée au cardiologue. A tous les coups, nous allions au devant de problèmes, mais nous avions une overdose, aussi bien de toutes ses contraintes de pré-hospitalisation, que d’être également sans arrêt obligé de corriger les étourderies du milieu médical. Nous décidâmes donc de laisser faire les choses.

cardiaque dans Cancer du rein



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