Adoucir ma peine

consoler ma peine

 

Logiquement j’avais l’espoir de passer prioritairement, car installé dans ce fauteuil inconfortable, mes douleurs se réveillaient une à une. En fait il n’en fut rien, les chaises autour de moi se vidaient puis se remplissaient de nouveau, et ma présence ne semblait interpeller aucun membre du personnel médical. Plus d’une demi-heure était passée, et les douleurs s’intensifiaient, tandis qu’une crise d’arythmie cardiaque se mettait doucement mais sûrement en place. Je sentais des perles de sueur me couler sur le front, et je me demandais bien comment j’allais pouvoir tenir plus longtemps.

J’osai faire remarquer ma présence, et je me plaignis de l’inconfort dans laquelle on m’avait laissé. Mes doléances n’eurent pas l’effet escompté car il me fallut attendre encore un long moment avant de me retrouvé dans la salle d’examen. J’étais bien incapable de me relever sans l’aide d’une tierce personne. Je payais copieusement les frais occasionnés par une faille dans l’organisation de ma prise en charge, les blouses blanches prirent conscience soudainement de leur négligence, et s’activèrent pour adoucir ma peine. On me bichonna donc aux petits oignons, et on fit en sorte qu’un brancardier vienne me chercher au plus vite.

« Et bien dîtes donc on commençait à s’inquiéter ! »

L’infirmière en chef du service des soins intensifs aida le brancardier à me soulever du fauteuil roulant, puis compris en lisant mon visage qu’il y avait urgence à me recoucher. Mon cœur battait à tout rompre, car il se rebellait de l’effort qu’on lui avait demandé. Le moniteur cardiaque produisait des sons frénétiques, il fallait impérativement que cet épisode de crise aigüe se termine avant  d’envisager de me faire ma toilette ou tout autre soin.

« Je vais vous laisser vous reposer, jusqu’à l’heure du déjeuner, et nous viendront nous occuper de vous en début d’après midi. »

Je passai donc le reste de la matinée à recouvrer mes esprits, tout en maîtrisant ma respiration dans l’espoir de ramener mon muscle cardiaque à un peu plus de raison.

La reprise progressive d’une alimentation naturelle ne m’avait posé aucun problème, et je faisais honneur à tous les repas qui m’étaient servis, ce jour ne fit pas exception à la règle. Comme promis, l’équipe médicale déferla dans ma chambre, alors que j’étais en pleine digestion. Je ne trouvais pas le moment bien choisi pour me secouer de toute part, en plus il était question de m’installer dans le fauteuil,  alors que je me sentais encore largement fatigué des péripéties du matin. Pourtant il ne fallait point me rebeller, il n’était pas envisageable de se laisser aller après avoir accompli autant de progrès, j’aurais risqué de m’attirer les foudres de mon entourage, qui ne ménageait pas ses efforts pour me guider vers une complète autonomie. 

Le travail que l’on m’avait demandé d’accomplir en valait la chandelle, propre et changé, je me sentais en effet débarrassé de toutes les calamités du matin. Difficile en revanche de resté trop longtemps en position assise, les douleurs rencontraient là un terrain favorable pour se manifester. Ma famille me trouva donc allongé lorsqu’arriva l’heure des visites. J’étais sensiblement nerveux, car jusqu’à présent si je m’étais peu intéressé à l’évolution  de ce pneumothorax, je prenais conscience que c’était à cause de cette pathologie que l’équipe médicale me maintenait ‘’ en détention ‘’ dans le service des soins intensifs. Il suffisait donc que l’on me retire ce drain pleural pour que la situation bascule en ma faveur.  

Je trouvai que les résultats de mon examen du matin tardaient à venir, et pour cause l’équipe chargée de surveiller mon état de santé, était très embêtée de m’annoncer une mauvaise nouvelle. La mauvaise nouvelle n’était pas celle que vous croyez, mon pneumothorax était bien guéri, par contre le pneumologue qui devait me débarrasser de mon entrave douloureuse était en voyage, et personne n’avait été mis au courant dans le couloir. Je crus comprendre que l’infirmière de service s’arrachait les cheveux pour trouver un autre pneumologue qui accepte la responsabilité de prendre en charge un patient qui n’était pas le sien.

soulager ma peine 2

 



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