L’impression d’insécurité

 

impression d'insécurité

Cette résolution était sûrement la bonne, encore fallait-il pouvoir l’appliquer. Hors, dès que je baissais la vigilance, mes pensées se laissaient envahir par le regret de ma décision, car depuis mon opération de l’épaule, et ma cryoablation, rien n’allait comme avant. La chimiothérapie avait ses effets secondaires certes, mais jusqu’alors elle avait bien rempli son rôle de protection contre l’envahisseur, et somme toute j’avais vécu convenablement l’exercice, dans une  relative sérénité. A l’inverse un sentiment de grand retour en arrière, avec une impression d’insécurité dominait mon esprit, depuis que le simple fait d’avoir cesser mon traitement avait provoqué une surrénalectomie.

La mauvaise plaisanterie des rendez-vous et des médecins qu’il fallait gérer nous même, n’était toujours pas digéré. Un coup de fil au centre anticancéreux et quelques explications plus tard, la secrétaire du docteur R avait bien compris notre état d’esprit, et nous avait promis de s’occuper de tout, auprès du CHD. Il ne nous restait donc plus qu’à recevoir par courrier la date de notre prochaine convocation, et pour l’heure tenter de penser à autre chose qu’à la maladie. Les vacances d’été nous avaient passé sous le nez, notre lot de consolation était d’écouter les autres nous raconter les leurs. Les choses étaient ainsi faites, il ne fallait pas trop se laisser envahir par l’amertume, car se pourrir la vie de sentiments d’injustice n’arrangerait en rien les choses.

Globalement donc, tout n’était pas formidable, dans le meilleur des mondes, l’urgence était de réagir contre les répercussions négatives de cette série de séjours en milieu hospitalier, qui avait débuté en décembre 2012, et qui venait tout juste de s’achever, me laissant je l’espérais fermement, un petit moment de répit.

Entrer en résistance commençait donc par la pratique d’exercices physiques dont je manquais cruellement depuis trois bonnes semaines. Les raideurs musculaires, ainsi que les douleurs de cicatrice ne facilitaient pas mes efforts, pourtant j’avais la volonté de marcher dans mon quartier d’abord, avec l’idée bien ancrée de reprendre progressivement ensuite, mes balades en campagne.

En ce qui concernait mon sommeil, les choses ne s’arrangeaient pas non plus, je n’étais sorti de la clinique qu’avec une ordonnance d’un simple paracétamol, rien à voir avec les antalgiques puissants que l’on m’avait administrés durant ma période de soins, aussi les douleurs s’accentuaient lorsque j’étais couché aussi bien du côté droit à cause de ma cicatrice que du côté gauche, position dans laquelle j’avais dû être allongé le temps de mon opération. Il fallait demeurer sur le dos, et c’était la pire posture que l’on pouvait m’imposer avant une tentative d’endormissement. Je m’assoupissais pendant quelques minutes pour me réveiller en sursaut, trahi par le bruit intempestif de mes ronflements. Bref les périodes de veille étaient fréquentes, et il fallait encaisser dans la journée un déficit de plus en plus récurant de repos nocturne.

Subrepticement des douleurs reprenaient leur place à la table d’autres pathologies déjà existantes, c’était celles qui m’avaient déjà donné tellement de fil à retordre, au niveau de mes cervicales. Certes la souffrance était moindre, mais néanmoins considérablement invalidante.

Bien qu’il faille continuer à y croire malgré tout, j’avais crainte qu’une dernière goutte d’eau ne fasse déborder le vase. 

Alors que je m’employais à balayer les ondes négatives de mon esprit, un coup de fil du CAC de l’espoir, nous confirma que mes examens scanner et IRM du 1 octobre, étaient maintenus. Il n’y avait rien à comprendre, et je ne voulais surtout pas essayer de comprendre, j’avais bien assez à gérer ma colère, et mes nerfs à fleur de peau, pour cela.

Ni cette mauvaise surprise, ni le courrier postal du centre anticancéreux, précisant un rendez-vous le 8 octobre, pour commenter les examens du 1 octobre, ne furent la goutte d’eau tant redoutée.  

impression d'insécurité 2

 



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