Battre le fer quand il est encore chaud

 

 

battre le fer

Il faut battre le fer quand il est chaud, en fait je n’avais pas franchement le choix, lorsque l’on est prisonnier d’un destin comme le mien, il ne reste guère que l’acceptation pour rendre les choses le moins difficile possible. 

Mon rendez-vous ayant été rajouté en urgence suite à l’annulation du précédent, il fallait me lever à 5 heures du matin pour prendre le temps d’avaler un petit déjeuner léger, me laver convenablement, et parcourir ensuite les 70 kilomètres qui me séparaient du CHD. Bien sûr qu’avec le stress qui ne manquait pas d’accompagner une telle situation, j’avais ouvert les yeux bien avant que le réveil ne sonne, la peur des résultats me nouait le ventre, et j’avais bien du mal à avaler.

En route pour mon 41ème scanner et mon 3ème IRM de la saison 9 d’une série dont on aimerait connaître une fin heureuse, j’écoutais l’ambulancière me raconter sa vie professionnelle, ses enfants, tout en regardant la route qui défilait éclairée par les phares du véhicule. De temps en temps je prenais la parole, mais le plus souvent je demeurais silencieux, tout comme Chantal, qui calée à l’arrière de l’habitacle gérait son mal du transport.

Il ne fut pas bien difficile de trouver une place de stationnement dans l’enceinte du CHD à cette heure aussi matinale. Il n’y avait personne à l’accueil pour enregistrer notre arrivée, aussi notre accompagnatrice nous guida directement dans la salle d’attente du service imagerie médicale.

La manipulatrice en radiologie ne tarda pas à venir me chercher, il était 7 heures et j’étais son premier patient. Le coup du rendez-vous maintenu, malgré les mises en garde de mon urologue, me restait coincé à travers la gorge, je ne manquai pas d’informer mon interlocutrice de la situation. Elle ne tarda pas à comprendre mon exaspération, lorsque je lui exposai mon parcours hospitalier et lorsque en levant mon t-shirt elle aperçu les cicatrices de la célioscopie inachevée, celles de la pose de mes deux drains, ainsi que celle de ma surrénalectomie sur mon côté droit.

« Ne vous inquiétez pas monsieur, le professeur D est au courant de votre dossier, il ne ferait pas les choses, si elles étaient inutiles. »

J’étais à peine convaincu, mais la sincère compassion qu’exprimait cette femme me calma sensiblement, et nous passâmes à une phase un peu plus apaisé dans le processus d’examen. Le cathéter à peine posé nous filâmes directement dans la salle de l’IRM. L’appareil restait tout aussi impressionnant, mais je savais à quoi m’attendre et je n’avais pas d’appréhensions particulières. Je ne pense pas souffrir de claustrophobie, mais enfermé dans ce tunnel le temps comme les fois précédentes me paraissait très long, aussi lorsque l’équipe qui m’entourait sonna le clap de fin, je fus plutôt ravi de revoir au dessus de moi, leurs visages. Il était aux alentours de 8 heures, et j’avais une heure à poiroter avant de passer mon scanner, aussi je redoutais mes capacités physiques à pouvoir supporter l’épreuve, compte-tenu de mon manque de sommeil, et compte-tenu également du fait que ma convalescence s’effectuait relativement lentement.

De retour dans la cabine de préparation, j’attendis que la manipulatrice vienne s’occuper de moi, avant de me dire de rejoindre la salle d’attente. Elle m’avait donné l’espoir de passer le scanner immédiatement après l’IRM pour m’épargner justement l’attente épuisante du second examen, et lorsqu’elle apparut devant moi, elle me confirma que j’étais autorisé à rejoindre immédiatement la salle de scanner. 

Ma tête bouillonnait comme une marmite sur un feu vif, et les yeux embués de fatigue, je me laissais guider comme un robot programmé pour exécuter les ordres sans réfléchir.

En deux temps trois mouvements, un membre de l’équipe me ramena dans mon coin sans fenêtre. Il me débarrassa de mon cathéter, puis m’invita à me rhabiller.

« Le professeur D va venir vous donner les résultats. »

J’avais oublié ma peur durant toute cette période qui avait suivi mon arrivée, car les blouses blanches ne m’avaient donné aucun moment de répit, mais à présent le stress remontait en surface, comme de la lave dans la cheminée d’un volcan.

battre le fer 2

 



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