Carnet de bal

 

carnet de bal 2

Dire que les médecins allaient m’oublier durant quelques temps, n’était valable que pour ceux qui exerçaient dans la région nantaise, car pour ceux qui pratiquaient leur ‘’art’’ dans mon environnement immédiat, l’histoire n’était pas la même.

Les visites quotidiennes d’une infirmière à domicile s’étaient achevées avec l’ablation de mes dernières agrafes,  une prise de sang pour l’urologue, et avec l’ultime piqûre d’Innohep, produit anti phlébite

Par contre se pointait déjà sur le calendrier la journée du 22 octobre, date à laquelle le professeur C qui m’avait opéré de ma surrénale allait me rencontrer pour un bilan postopératoire.

L’entrevue ne fut qu’une procédure de pure routine, elle avait pour but essentiel de vérifier la qualité de la cicatrice, afin de prévenir tout risque d’éventration. La prise de sang effectué quelques jours plus tôt ne décelait aucun élément qui puisse inquiéter mon interlocuteur.

Le CAC de l’espoir avait transférés à l’urologue, les résultats de l’IRM et du scanner, j’en écoutais donc pour la  troisième fois l’analyse et le compte-rendu. Je n’eus aucune remarque quant à la précocité de ces examens par rapport à mon opération, alors qu’à ma sortie de clinique, on m’avait bien spécifié de les reporter de quelques semaines.

Mon ‘’carnet de bal’’ continuait de se remplir à un rythme effréné, le 8 novembre c’était au tour de mon généraliste de me rencontrer. J’étais plutôt très heureux de le voir exercer de nouveau sa profession, car il sortait d’une grave épreuve qui l’avait conduit à se faire opérer d’un triple pontage coronarien. Après une très longue absence, l’homme avait retrouvé son énergie, mais rien ne serait plus désormais comme avant, et il avait bien l’intention de se ménager davantage de périodes de repos. Quelques jour plus tôt, nous avions eu l’occasion de nous revoir inopinément sur le parking d’un supermarché, il m’avait confié que son expérience l’avait rapproché de ses malades, car lui aussi était passé à présent de l’autre côté de la barrière. Le discours des médecins, leurs attitudes et leurs manières d’aborder le patient ne sont pas toujours à la hauteur de ce que ce même patient est en droit d’attendre, le docteur C en avait désormais pleinement conscience.

Outre mes traitements habituels, il avait décidé de me prescrire un vaccin contre la grippe. La pharmacienne était très ennuyée car le médicament n’était remboursé qu’à condition de faire une demande de prise en charge auprès de la caisse primaire d’assurance maladie. Elle m’avait promis de s’en occuper, elle me laissa partir sans payer. Quelques jours plus tard, l’infirmière m’injecta le produit, sans me demander le moindre document, hormis ma carte vitale.

Depuis mon retour de la clinique, les douleurs liées à la chirurgie s’étaient progressivement estompées, libérant mes tensions et mes crispations. Graduellement comme je le craignais, les douleurs cervicales reprenaient la place qu’elles avaient provisoirement laissée, m’entravant à leur tour dans mes mouvements, et m’empêchant par la même de trouver un sommeil réparateur. Comme si cela ne suffisait pas, une dent s’était mise à jouer au tortionnaire, ajoutant ainsi une touche finale au tableau qui n’était pas le chef d’œuvre que j’étais en droit d’attendre. Ma chance puisque malgré tout j’en avais une, c’était ma pathologie qui du fait de sa gravité, me donnait l’accès immédiat à n’importe quel service médical.  Le 3 décembre alors que se profilait à l’horizon les fêtes de fin d’année, il fallut donc me rendre d’urgence chez le dentiste. Une carie très profonde dans la racine m’avait-il dit, il faudra nous revoir en janvier, en attendant le pansement m’empêcherait de souffrir.

Mon séjour en milieu hospitalier du 27 aout  au 12 septembre avait coûté la somme  approximative de 14605 euros, que la sécurité sociale avait payée sans rechigner. Par contre les 6,14 euros de vaccin antigrippe semblaient ne pas trouver d’issue favorable quant à leur remboursement. De la secrétaire médicale, ou de la pharmacienne, je ne savais pas laquelle était à considérer comme la plus  incompétente, mais il semblait que l’objectif d’obtenir le formulaire à remplir pour la prise en charge des frais,  était impossible à atteindre. Je m’acquittais donc de la somme réclamée par l’officine, sans avoir pris soin de dissimuler ma très mauvaise humeur, justement à cause de cette incapacité à faire bouger les choses. Il aurait fallu que je m’en occupe moi-même, je n’avais pas envie de m’énerver davantage. Je m’attendais à ce que du côté de l’infirmière le problème surgisse également, il n’en fut rien, et l’affaire fut ainsi close. 

carnet de bal 3



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