Une surprise de taille

 

cadeau surprise

Le   lendemain de mon passage chez l’ORL, il me fallait retourner au CAC de l’espoir, soit un mois et un jour depuis mon dernier rendez-vous. Je n’avais pas grand-chose de nouveau à signaler, si ce n’est que des vomissements irréguliers perduraient, et qu’ils me pourrissaient bien la vie. Depuis quelques temps il fallait que je gère une autre gêne, la froideur des extrémités, et quand je parle de froideur, pour mes pieds il s’agissait d’une sensation encore plus désagréable.

Madame Q me proposa de changer de nouveau le dosage de Lévothyrox, car avec mes différents traitements la stabilisation du taux d’hormones thyroïdiennes restaient pour les médecins un casse-tête chinois. Elle était persuadée que mes mains et mes pieds toujours glacés venaient de cette anomalie.

L’oncologue était plutôt satisfait de ma relative bonne forme, compte-tenu de ma lourde pathologie, mais le problème de surdité ne le concernait pas, il avait fait le nécessaire en ce domaine, en obtenant rapidement mon premier rendez-vous au centre hospitalier.  

Il me prescrivit donc les médicaments habituels, puis me fixa un rendez-vous pour le mois d’octobre.

Les diabolos continuaient de remplir correctement leur rôle de drainage, mais comme j’avais l’interdiction absolue de me nettoyer les oreilles en profondeur, j’avais l’impression que les sécrétions en séchant, et en tapissant le tympan, aggravaient mes facultés auditives.

Dans le nuit du 24 au 25 septembre, une douleur violente ressentie à l’intérieure de mon oreille droite, me réveilla d’un bon, et m’empêcha ensuite de dormir, le reste de la nuit. Une affliction aussi invalidante qu’une rage de dent, que j’attribuais à un mauvais geste de ma part. J’avais en effet l’impression de m’être heurté violemment l’oreille avec la main durant mon sommeil, et j’attribuais donc ma souffrance aux conséquences du choc.

Le docteur M avait confirmé à Chantal par téléphone, que la pose d’un diabolo n’était pas douloureuse, et qu’il fallait me soulager avec du Doliprane, sans préciser son avis, sur les raisons exactes de mon calvaire.

Chantal laissa passer la nuit du 25 au 26 septembre puis rappela le docteur M, demandant un rendez-vous avec insistance. Celui-ci me reçut le jour même, et constata avec stupéfaction qu’il ne s’était pas assez alarmé. En fait le diabolo avait été éjecté par une pression trop forte du liquide, provoquant une importante perforation du tympan. Le diabolo s’était vissé dans une partie très en profondeur du conduit auditif, engendrant ainsi ce mal intense.  Il procéda donc à l’extraction du coupable, et suivit ensuite la pratique habituelle, en me désinfectant l’oreille, puis en aspirant les impuretés.

De l’autre côté, le diabolo était bien en place, aucune anomalie n’était à signaler, il réalisa néanmoins le même type d’opération de purification. Il m’ordonna des antibiotiques en poudre soluble à boire pendant une dizaine de jours, et un autre antibiotique en gouttes à introduire dans les deux oreilles.  

Autre ennui qui s’ajoutait à ma liste, j’avais dû attraper un rhum, car le mal de tête, le nez bouché et qui coule, favorisaient un état de fébrilité dont je me serais bien passé.

Tout ceci n’était pas fait pour améliorer la situation, les bruits familiers s’éloignaient peu à peu de moi, me renfermant inexorablement dans un silence angoissant, pourtant le pire était à venir.

J’entendais tout certes mais beaucoup moins fort, j’essayais de comprendre comme si la personne qui m’adressait la parole était à trente mètres de moi. Faire constamment l’effort de saisir le sens des phrases, était un travail pénible que je découvrais en même temps que celui d’avoir perdu quasiment l’ouïe.

Je me couchai donc dans la nuit du vendredi 26 au samedi 27 en tentant de préserver dans mon esprit des pensées positives, demain serait un autre jour.

Malheureusement le miracle n’eut pas lieu, le malin avait eu le temps de poursuivre son œuvre destructrice dans ma nuit, et au petit matin je me réveillai dans un autre monde. Je n’avais même plus besoin de faire l’effort de comprendre, j’étais entièrement emprisonné dans ma sphère, car je ne percevais même plus le bruit d’une petite cuillère qui tombe sur le sol. Le langage des signes, c’était un peu trop tôt pour moi, le dialogue par petit mot écrit sur papier  devenait pour l’heure ma seule ressource. Flippant de penser que ceci pourrait ne pas s’arranger du tout, la maladie m’avait jusqu’alors réservé bien ses surprises, mais celle-ci était de taille.



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