Comment ne pas péter les plombs ?

péter les plombs

Lundi 17 novembre 2014 ce n’était pas la contrainte de passer ce 47ème scanner qui me provoquait des spasmes intestinaux, mais toujours et encore la peur de résultats potentiellement effroyables à entendre. Comment faire pour se libérer de cet épreuve psychologiquement éprouvante, je n’avais malheureusement pas la solution, et les médecins, aussi bien que mon entourage ne pouvaient m’être d’aucune utilité. 

L’attente était de plus en plus pesante, et plus les années de maladies s’accumulaient, plus l’obsession de ne plus être en mesure de gérer mon stress s’intensifiait.

J’appréciais cependant une chose, malgré un service radiologie complètement saturé, la secrétaire du docteur R avait remué ciel et terre, afin que je puisse passer mon examen au CAC de l’espoir. Le fait de conserver tous mes repères à la veille de franchir cette phase obligatoire de surveillance, m’aidait quand même à ne pas trop péter les plombs. Le personnel  du CAC de l’espoir me connaissait aussi bien qu’il connaissait l’intégralité de mon dossier médical depuis 2005. J’étais sûr que personne ne viendrait m’inonder ensuite de questions auxquelles j’avais de moins en moins envie de répondre.

Ailleurs  après le scanner j’étais enfermé indéfiniment dans ma petite cabine sans lumière naturelle, à attendre que le radiologue vienne me rendre compte du résultat. Cette situation déjà plusieurs fois vécue, devenait quelque chose d’insupportable à éveiller dans mes pensées.  De plus dans ces autres centres d’examens, mes interlocuteurs  ne pouvaient pas pour la plupart du temps comparer leurs clichés aux précédents réalisés ailleurs, auquel cas je n’étais pas plus avancé lorsque je quittais les lieux.

Comme la journée du 21 octobre, les parkings du CAC de l’espoir étaient saturés, et comme cette même journée, il fallait faire preuve de patience pour trouver une place de stationnement.

Le sulfate de baryum commençait à produire ses effets, et le sale moment que je m’apprêtais à passer ne faisait qu’empirer la chose. La proximité des toilettes devenait une nécessité absolue, car mon organisme risquait de me trahir à tout moment. 

La salle d’attente était toujours aussi peu rassurante, j’avais envie de prendre mes jambes à mon cou, mais il n’était pourtant pas question de me dérober.

Combien de fois avais-je entendu mon nom prononcer par différentes personnes du corps médical durant ces dix années de lutte acharnée, je ne serais le dire, et cette fois encore, il fallait y aller.

Le ronronnement du scanner et l’importance de son gabarit ne m’impressionnaient plus depuis bien longtemps, et comme je l’ai évoqué bien des fois  à différentes étapes de ce témoignage, l’examen en lui-même n’était qu’une simple formalité.

Au CAC de l’espoir j’avais le très gros avantage de ne pas rester coincé dans ma cabine, car une affichette indiquait au malade qu’aucun résultat ne lui serait communiqué autre que par l’intermédiaire de l’oncologue, mais j’avais aussi l’inconvénient de devoir poiroter le temps qu’il serait nécessaire au radiologue afin de contrôler la qualité des clichés, lui permettant ainsi le cas échéant de me libérer.

Généralement je trouvais le temps beaucoup trop long, et comme je l’ai déjà écrit précédemment, je parvenais de moins en moins à maîtriser ma nervosité. 

Cette fois encore je ne trouvais pas en moi les ressources nécessaires pour m’auto-discipliner, je ne pouvais faire rien d’autre que de tourner et virer sur ma chaise. Il devenait nécessaire de me lever pour faire de l’exercice physique, en l’occurrence comme un lion en cage,  allé marcher dans le couloir, puis revenir, puis retourner, guettant inlassablement le signe du départ.   

Cependant l’annonce de ce départ ne signifiait pas pour autant, un gage de délivrance, cette première expédition  au CAC de l’espoir, en annonçait une seconde le jour suivant.

Pour l’heure et comme à l’habitude la métropole nantaise nous ouvrait l’accès à un périphérique encombré, la route  nationale lui emboîtait le pas, mais au bout d’un peu moins d’une heure de trajet, nous pouvions enfin souffler d’avoir retrouvé la quiétude de notre domicile. A chaque jour suffit sa peine,  bref il fallait faire en sorte de continuer notre vie, aussi sereinement que possible, demain serait donc un autre jour.



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