Les difficultés d’une vie ordinaire

une vie ordinaire

La vie pourrait être ordinaire, elle ne l’est pas. Tellement de choses font obstacle à ce que la plupart aspire, le simple bonheur de vivre ni trop riche ni trop pauvre, au sein d’une famille en bonne santé. Mais voilà c’est sans compter sur les aléas du destin, qui vous fait plonger parfois dans les affres de l’angoisse, de la tristesse et du malheur, en vous réservant malheureusement de bien mauvaises surprises.

Une amie aujourd’hui disparue, me disait :

-« La vie est une tartine de merde que l’on avale tous les jours par petites bouchées. »

Oui mais entre les bouchées, il faut être capable de reconnaître et d’apprécier les répits, au risque de mourir de chagrin, c’est du moins ce que je m’efforce de faire.

Albert Einstein disait aussi :

-« La vie, c’est comme une bicyclette, il faut avancer pour ne pas perdre l’équilibre. »

Charles Augustin Sainte-Beuve disait également :

« La vie est une partie qu’il faut toujours perdre, il ne s’ensuit pas qu’il ne faille pas la jouer de son mieux, en tâchant de la perdre le plus tard possible. »

Fort de ces principes, j’ai réussi jusqu’ présent  à ne pas trop m’enliser, quoique patauger constamment dans ma mélasse,  fatigue sensiblement le corps et l’esprit.

Après bien des démêlés climatiques, le carnaval de jour avait lieu en ce dimanche 7 juin, avec cette fois le soleil présent au rendez-vous. J’étais plutôt content d’y participer, car j’avais en mémoire bien des mauvais souvenirs de l’édition précédente. Cela me ramenait en effet à l’époque de mes douleurs cervicales, de mes cinq séries de radiothérapie agressive au CAC de l’espoir, et de mon extrême faiblesse physique du moment.  

Fidèle à ma devise et malgré l’état d’épuisement dans lequel les traitements m’avaient laissé, j’avais voulu forcer le destin en n’écoutant pas mon corps, bien décidé à narguer de nouveau le  malin.  Ce fut donc à dix minutes de marche de chez nous, que nous partîmes rejoindre le lieu d’arrivée de la cavalcade. Il m’était bien difficile d’aligner un pas devant l’autre, pourtant à force de volonté nous atteignîmes un petit coin d’ombre où je pus enfin m’asseoir, satisfait de vivre partiellement cette ambiance particulière de fête.

Tout aurait pu être parfait dans le meilleur des mondes, seulement voilà je fuyais une réalité qui ne mit que très peu de temps, à me rattraper. J’avais défié les avertissements de mon organisme, il ne tarda pas à m’en faire payer le prix. Des gargouillis dans le ventre et une sensation de faim me firent prendre conscience qu’il fallait réagir au plus vite. A la pâleur de mon visage,  Chantal comprit qu’il était temps de lever l’ancre, je refusai néanmoins de rentrer avec  la voiture que l’on me proposait, en l’occurrence celle de ma fille qui nous avait rejoint.

J’ignore encore à ce jour pourquoi je m’obstinais tant à vaincre une force nettement supérieure à la mienne, toujours est-il que le voyage du retour fut un véritable chemin de croix, aussi regrettai-je rapidement ma décision. Le pire ce ne fut pas les sueurs froides et les tremblements, mais le rythme de mon cœur qui se mit à battre à tout rompre. Que le chemin était long, je ne voulais pas me laisser déborder par un sentiment  de défaite, et pourtant je dus me rendre à l’évidence lorsque je sentis qu’en  poussant le bouchon trop loin j’allais m’évanouir. Je ne sais pas par quel miracle je réussis à reprendre mes esprits, mais l’alerte avait été chaude et je n’eus pas d’autres choix que de rendre les armes. Je m’assis donc dans un coin ombragé en attendant que Chantal revienne me chercher en voiture.  Quelques minutes plus tard, je rentrai à la maison totalement vidé de toute énergie.

Les flonflons lointains du défilé qui approchait de nous, m’extirpèrent de mes pensées,  une année était passée, aussi voulais-je oublier ce mauvais moment, afin de profiter  pleinement de l’instant présent, satisfait finalement de m’en être sorti encore à bon compte.

Pourtant la journée n’allait pas être aussi idéale que ça, je ne me doutais pas à tel point les recommandations de mon cardiologue datant d’un an, allaient s’avérer exactes. 



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