Lumière de la providence

lumière et providence

 

-« Qui se flatte d’avoir beaucoup d’amis court le risque d’en perdre autant qu’il en mettra à l’épreuve. »

Louis Joseph Mabire

 

-« Ne vante pas ton ami avant de l’avoir mis à l’épreuve, bien des fourbes n’en portent que le masque. »

Louis Joseph Mabire

 

-« Un homme ne se connaît qu’à l’épreuve, qui n’a jamais souffert se connaît peu. »

Henri Frédéric  Hamiel

 

-« L’arbre devient solide sous le vent. »

Sénèque

 

Outre le fait d’avoir profondément bouleversé ma manière de vivre, le cancer a également modifié  les rapports que j’entretenais avec mon entourage. Le malin m’a fait prendre un virage à 180°.A présent je fais preuve d’une  ouverture vers le monde extérieur, alors qu’avant l’annonce de la maladie, j’étais plutôt d’un tempérament solitaire, voir même introverti.

Ai-je renforcé les liens qui m’unissaient à mes amis ? Ai-je obtenu l’effet inverse ?  

Je suis cependant sûr d’une chose, celle d’avoir entre autres choses étoffé mes relations.

Sincères ou pas ? Je ne serais le dire. En tout état de cause, je n’ai nullement envie de tester quiconque sur sa loyauté, ce n’est pas mon but. Je cherche simplement à donner de mon énergie positive, pour en recevoir davantage encore en échange, et c’est un procédé qui jusqu’à présent marche admirablement bien. Mes amis resteront ou pas mes amis, d’autres le deviendront s’ils le veulent, d’autres encore prendront un chemin différent vers lequel je ne chercherai pas à les rejoindre.

Il est important de le signaler, car témoigner uniquement de la maladie, ne veut pas dire que je n’ai plus de vie sociale, bien au contraire.

Lorsqu’en 2004 le couperet du malin se mit en travers de mon chemin, je fus terrassé d’effroi d’apercevoir devant moi  le spectre de la mort. Le corps et l’esprit liquéfié par ce que je venais d’apprendre, je compris très vite cependant que l’enfermement était le plus sûr moyen de m’enterrer avant mon dernier souffle. Par quel ‘’miracle de la providence’’  cette lumière philosophique vint très vite éclairer mon chemin, la question reste entière, mais je n’ai de cesse de me réjouir de cet immense privilège.

Il y a autant de cancers, et autant de façon d’agir face à lui, qu’il y a de malades déclarés, je n’ai donc pas la prétention de vouloir donner des conseils comportementaux  résultant de ma propre expérience, mais je dois bien dire que ma ligne de conduite me va à ravir. N’étant pas un surhomme, je suis conscient malgré tout qu’elle puisse changer un jour, car je ne sais malheureusement pas ce que l’avenir me réserve. 

Pour l’heure lorsque je suis en mesure de profiter d’un répit, n’ayant pas fait un sorte de ‘’ m’enfermer dans un couvent’’,  mes sorties sont nombreuses. Par exemple je n’ai pas coupé les ponts avec le monde du travail, en rendant régulièrement visite à mes collègues,  m’informant par la même sur l’évolution économique de l’entreprise, à laquelle la maladie m’a arraché après trente et un an de ‘’bons et loyaux’’ services.

Autres exemples, les petits moments de convivialité que nous partagions déjà avec différents groupes d’amis, non seulement existent encore, mais ils se sont accrus, car le bien-être fait aussi partie de ces rencontres plus ou moins longues qu’il est parfois nécessaires de provoquer, afin de donner une impulsion nouvelle à son mental. Personne ne sera étonné en effet de savoir que la bataille est rude, pour ne pas  se laisser emporter par les vicissitudes et les contraintes de la maladie.

Ne pas se laisser piéger par le découragement, c’est aussi autant faire se peut de fréquenter régulièrement des lieux publics, assister aux manifestations populaires, aller au théâtre au cinéma, c’est la meilleure parade que j’ai pu trouver pour me préserver des ténèbres.

Comme je l’ai déjà mentionné, tout ceci ne me met pas à l’écart de mes obligations, il faut composer avec, et positiver la situation quand y a lieu de le faire.

Justement avant que les nuages ne s’assombrissent, cette première quinzaine de juin outre qu’elle annonçait un bel été, me donnait aussi l’occasion de vivre pleinement cette vie sociale qui était un important gisement grâce auquel je pouvais puiser la force et la détermination dont j’avais besoin pour poursuivre mon chemin.

J’étais rarement un mois sans rendez-vous, certains relevaient de la routine, d’autre revêtaient un caractère particulier.

En ce vendredi 19 juin 2015, j’étais attendu au cabinet de mon généraliste et cette rencontre était à classer dans la première des catégories. Je supportais quelques douleurs de ci de là, mais j’avais décidé de passer cet état de fait sous silence, jugeant mon état du moment lié au stress  occasionné par l’approche de mon prochain scanner.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



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