Le remède pire que le mal

insomnie ours Le matin du vendredi 19 juin qui correspondait donc à la date de ma consultation chez le docteur C, j’avais également subi une prise de sang à jeun, et en fonction des résultats, l’infirmière devait revenir ou non le lendemain matin, pour effectuer ma piqure mensuelle de Xgeva

Il fut difficile parmi des veines soumises trop souvent à dure épreuve, d’en trouver une qui soit  assez saillante pour enfoncer facilement l’aiguille. De plus cette première intervention me paraissait compromise, en effet  le flacon qui devait recueillir le sang était défaillant. Il fallut donc  recommencer l’opération.  La seconde intervention beaucoup plus douloureuse fut couronnée néanmoins de succès.

L’infirmière s’excusa encore un fois d’avoir été obligé de s’y reprendre à deux fois pour parvenir à ses fins. J’avais la peau dure certes, mais j’étais trop contracté pour espérer pouvoir rester plus longtemps dans mes draps, de toute façon la nuit n’avait pas été bonne, et il était trop tard pour rattraper le temps perdu.

J’avais arrêté de prendre de la morphine le 7 avril, cependant je continuais à vivre des sommeils agités, voir même des insomnies, ce qui me réservaient des journées difficiles, car fortement handicapées par de régulières périodes de somnolence. Je compensais ma sensation de fatigue par une augmentation du dosage d’Hydrocortisone, mais en vain, chaque pas était compté.

Justement en cette fin de matinée du 19 juin, j’en avais fait part à mon généraliste, et je disposais à présent d’un traitement qui était censé réguler  les phases de sommeil, sans être pour autant un somnifère.

Le Mirtazapine était en réalité un médicament utilisé pour soigner les dépressifs, je ne me sentais en aucune façon affecté par cette maladie, mais après tout si cette molécule pouvait me réconcilier avec Morphée, je n’y voyais aucun inconvénient.

Je bannissais tous ces soporifiques qui me laissaient une grande partie de la journée dans un état second, différentes prescriptions médicales s’étant avérées infructueuses, j’espérais donc de tout cœur trouver enfin la solution à mes problèmes.  

La notice précisait que les effets positifs de la molécule n’interviendraient qu’après plusieurs jours de prise, aussi je n’hésitai pas à avaler la quantité prescrite sans me soucier du lendemain.

Le matin suivant alors que je volais au-dessus des étoiles, l’entrebâillement discret de la porte de ma chambre me fit à peine ouvrir les yeux. Je ressentis vaguement le picotement de l’aiguille dans mon ventre, je remarquai que l’infirmière n’était pas celle de la veille, je saluai indistinctement son départ, puis je repris rapidement mon rêve galactique.  

Lorsque je daignai enfin lever les paupières, il était presque onze heures à mon réveil, j’avais passé presque douze heures dans mon lit, et je m’étonnai de constater que Chantal ne s’était pas inquiétée de cet état de fait. Outre qu’il me fallait bien du courage pour sortir de ma chambre, je me sentais bien pire que dans un état léthargique.

D’emblée mon instinct me dicta de condamner le Mirtazapine qui n’apparaissait pas à mes yeux comme le meilleur des traitements, j’avais même plutôt l’impression qu’en terme d’effets secondaires, il était pire que les autres. Il fallait bien reconnaître que la molécule avait effacé bon nombre de phases de réveil, qu’elle avait rallongé ma période de sommeil et que mon activité cérébrale s’était également largement assagie, mais j’avais à présent l’impression d’évoluer à la vitesse d’un scaphandrier au fond de l’océan, et le besoin de dormir était lui aussi omniprésent.    

Devais-je  comme ses prédécesseurs, abandonner ce nouveau traitement ?

J’entrais petit à petit dans une spirale négative, car la crainte de passer une mauvaise nuit engendrait de la nervosité,  elle même responsable de mauvaises conditions d’endormissement. Je voulais à tout prix briser ce cercle vicieux, peut-être fallait-il adapter la posologie à la situation, mais en tout état de cause, je devais persévérer  pour récupérer un sommeil réparateur.  

Aurait-il été prudent d’en aviser le médecin ? Sans doute mais nous préférâmes gérer le problème par nous-même.  A tort ou à raison donc je ne pris pas le comprimé de Mirtazapine la nuit suivante, ce qui me ramena à la case départ, ensuite je me contentai  d’en absorber que la moitié. 

Le généraliste avait dit que j’obtiendrais de bons résultats dans la durée. Dans l’immédiat mes nuits restaient ponctuées par des régulières phases de réveil. J’avais l’impressionné néanmoins de dormir plus calmement, de plus je ressentais moins l’effet psychotrope de la molécule dans la journée, autant de signe d’encouragement. Je voulais vraiment y croire.     

 



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