Soigner son optimisme

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Je ne supporte pas les gens qui se plaignent. Or il n’y a que ça sur cette terre. C’est pourquoi j’ai un problème avec les gens.

Dans le passé, j’aurais eu maintes et maintes occasions de me lamenter sur mon sort, mais j’ai toujours résisté à ce qui a transformé le monde en un immense pleurnichoir.

La seule chose qui nous sépare des animaux finalement, ce n’est pas la conscience qu’on leur refuse bêtement, mais cette tendance à l’auto-apitoiement qui tire l’humanité vers le bas. Comment peut-on y laisser libre cours, alors que dehors, nous appelle la nature, le soleil et la terre.

                                                                 

                                                                                             Franz-Olivier Giesbert

                                                                                                               

L’agenda des mois de juillet et août était vide de tous rendez-vous médicaux, j’avais du mal à le croire, restait maintenant à espérer qu’un grain de sable ne vienne pas mettre en péril les quatre petits projets d’évasion que nous avions établis, pour profiter des quelques semaines du bel été à venir.

Ce n’était pas tout à fait exact de prétendre que le mois de juillet et août allaient se passer loin des préoccupations de la maladie, car j’avais oublié qu’une infirmière à domicile devait venir me prélever un peu de mon sang, pour effectuer le lendemain, c’est-à-dire le 14 août au matin, ma piqure de Xgeva.

De plus de nos quatre fameuses petite escapades, l’une d’entre elle devait déjà être annulée, non pas en raison de ma maladie, mais à cause d’un petit contretemps d’ordre privé.

Bien que le grain de sable tant redouté vint  coincer par la suite les rouages de la machine, il ne serait pas honnête de ma part de signaler à mes lecteur que ma petite escapade de trois jours en Bretagne put se réaliser, et compte-tenu de mes conditions de vie, cela n’était pas si mal.

Nous étions encore loin de mon rendez-vous chez mon oncologue, et il nous restait suffisamment de temps pour confirmer nos autres projets.

Bien que je soignai mon optimisme, il fallait se rendre à l’évidence, mon corps était fatigué par la maladie, par les multiples opérations, par tous ces traitements, et mon mental ne suffisait pas toujours, à passer à travers les mailles du filet.

Justement en ce mardi 25 août alors que j’étais à peine remis de mon escapade chez  les bretons, je me sentis progressivement fébrile, ce qui me sembla ne pas être de bon augure.  Malgré tout je résistai tant bien que mal aux assauts d’un ennemi  qui n’allait pas tarder à être démasqué. Les frissons qui parcoururent mon organisme au moment du coucher, ne firent que confirmer mes craintes. Les douleurs au bas ventre, et les difficultés pour uriner s’amplifièrent, ce qui me permit de connaître un peu mieux mon adversaire.     

Avec un tel menu rien d’étonnant que le lendemain et le surlendemain, je dus garder le lit, du moins une grande partie des deux journées. Cependant j’hésitais à prendre un rendez-vous chez mon généraliste, car j’avais espoir d’une amélioration durant le weekend. En effet la fièvre était tombée, et la gêne éprouvée baissait progressivement d’intensité.

Mon entêtement à vouloir éviter à tout prix les médecins, ne fut pas suivi d’effets positifs, car le lundi 31 août alors que nous avions projeté de passer quelques jours au bord de la mer, nous dûmes abandonner cette idée, pour prendre le chemin du cabinet médical de mon généraliste.

Je suis amené à me persuader qu’une force supérieure s’acharne à me vouloir du mal, et je n’arrive pas à en savoir la raison. Il est difficile de se poser des questions et de ne pas avoir les réponses, et cette réalité me donne parfois la rage au ventre, me laissant ainsi un goût amer, tout en développant au plus profond de moi un sentiment de frustration.  

Mais bon ! Comme le dit si bien Franz Olivier Giesbert se plaindre ne fait guère avancer les choses, pire même il les envenime. Il ne faut pas oublier que d’autres connaissent des situations bien pires que la mienne, aussi faut-il relativiser le fait que la maladie me mette  parfois en situation d’handicap.

J’héritai d’une prostatite aigue, ce qui ne m’étonnait guère compte-tenu des symptômes que j’avais ressenti la semaine précédente. Le médecin me prescrivit donc une vingtaine de jours d’antibiotiques, une analyse de sang, une analyse d’urine, le programme était donné.

Tout comme  l’Amiodarone, la Norfloxacine était un médicament qui une fois absorbée, ne souffrait pas que le malade se mette au soleil. Son effet de photosensibilisation m’interdisait donc de sortir de chez moi, au risque d’endommager gravement ma peau par d’importantes  brulures, aussi fallait-il que je mette une croix sur mes balades journalières, en essayant de ne pas sombrer dans la mélancolie, en faisant preuve d’imagination pour trouver d’autres activités de substitution.

 



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