La grande peur du silence

sourd

J’en avais eu l’intuition, et c’était arrivé, mon scanner devait avoir lieu en dehors des murs du CAC de l’espoir, comme j’ai pu m’exprimer maintes et maintes fois à ce sujet, je détestais être mis au-devant du fait accompli, mais en même temps je ne pouvais pas en vouloir à N qui de son côté devait faire au mieux pour gérer son planning.  

Pour l’heure j’avais encore quelques semaines devant moi avant d’affronter une nouvelle fois le doute et la peur, et je devais tout mettre en œuvre pour ne pas penser à cette inévitable échéance. 

D’ailleurs j’avais en tête une autre préoccupation, mes problèmes d’audition qu’il fallait à tout prix régler avant que je ne m’enferme progressivement dans un univers parallèle.

En ce mardi 6 octobre nous nous présentâmes donc à un rendez-vous fixé quelques temps à l’avance chez mon audioprothésiste, avec dans nos ‘’bagages’’ le compte-rendu du docteur M, mais aussi avec la ferme intention d’y trouver une réponse à mes désagréments.  

Il n’était pas question de se contenter de l’audiogramme de l’hôpital, ma fidèle interlocutrice procéda donc à un nouvel examen.

Là encore il fallait que je me concentre un maximum, pour tenter de discerner les sons, et la tâche n’était pas des plus faciles. Je ne savais pas si mon effort serait vain, mais j’osais espérer le contraire.

A une queue de vache près, les résultats que je venais d’obtenir ressemblaient à ceux de mon audiogramme précédent.  L’oreille gauche avait considérablement baissé en audition, de l’ordre de 25%, l’oreille droite semblait ne pas être plus affectée qu’elle ne l’était déjà.

L’audioprothésiste corrobora donc les résultats que nous avions obtenus lors de notre visite au service ORL de l’hôpital, tout en rajoutant qu’il serait en effet nécessaire de régler mes appareils devenus inefficaces. Elle me rassura ensuite en me précisant que nous n’avions pas atteint les capacités maximales des prothèses, et que donc d’autres réglages seraient encore possibles.

Comme bonnes nouvelles j’aurais pu espérer en recevoir dans d’autres domaines de mon existence, mais les choses étaient ainsi, et je ne pouvais rien y changer, de plus avant de compter sur les performances de mes prothèses, je préférais fonder mon espoir sur une amélioration naturelle de mon audition. Au bout d’une heure de consultation nous ressortîmes néanmoins l’esprit un peu plus tranquille, et avec un nouveau rendez-vous d’inscrit sur notre agenda.

L’automne avait chassé l’été, et maintenant qu’il était bien installé, je me demandais en regardant la pluie tomber derrière les carreaux, si un jour je pourrais reprendre régulièrement mes balades en campagne. Le docteur P du service antidouleur du CAC de l’espoir, m’avait mis en garde contre une trop grande mobilité physique, l’exercice étant nécessaire pour éviter l’ankylose des muscles et l’apparition de multiples douleurs. Pour l’heure je n’avais pas l’impression de souffrir de quoique ce soit dans ce domaine, mais il était indéniable que ma paresse engourdissait encore plus mon esprit que mon corps, je me promettais donc de réagir rapidement, sans doute pour me donner bonne conscience, car le courage manquait.

Dix-huit jours séparaient ma visite du 6 octobre de celle à laquelle nous étions en train de nous  rendre. Durant ce laps de temps relativement court, je n’avais toujours pas réussi à décoincer mes fesses de mon fauteuil, cependant en matière de malaises en tous genres la période avait été plutôt calme.  Malgré les dispositions prises par mon audioprothésiste, le réglage de mes appareils n’était toujours pas au point, particulièrement celui de mon appareil gauche, j’avais la certitude de ne pas bien entendre, et je comptais bien sur la compétence de mon interlocutrice pour remédier définitivement au problème.

L’achat de prothèses auditives nécessitait un sacrifice financier important car peu indemnisé par les organismes sociaux, néanmoins le  confort apporté en valait la chandelle, de plus le suivi ‘’après-vente’’  était des plus sérieux, et ne souffrait d’aucun reproche.  La moindre petite remarque du client était analysée dans ces plus petits détails, et une solution au problème était rapidement trouvée. Justement  fort de mes remarques, et contre toute attente, l’audioprothésiste décida d’effectuer sur moi un nouvel examen auditif.  Comme à toutes les fois, je m’appliquais à ce que les choses de passent pour le mieux, je redoutais simplement le résultat.

L’Ofloxacine avait donné de bons résultats, car j’avais récupéré un peu de mes capacités d’écoute dans mon oreille droite, et du côté de gauche le bilan était inchangé. Il fallait cependant comme je l’avais bien perçu, augmenter le son de mon appareil auditif gauche, car l’ajustement précédent n’avait pas été assez suffisant.

Il était aux alentours de midi quand nous sortîmes des lieux, avec sur notre agenda une fois n’est pas coutume, la date d’un nouveau rendez-vous.

Nous approchions inexorablement du jour de mon 50ème scanner, et cette perspective me réjouissait guère, malgré toutes ses années je n’arrivais pas à m’y faire, et que celui qui est en mesure de prétendre le contraire, lève le doigt.

En attendant il fallait compter sur la visite d’une infirmière le 27 octobre, pour effectuer ou non ma piqure de Xgéva le lendemain matin.  



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