Nouvelle zone de turbulences, aussi douloureuses qu’inattendues, suite 13

turbul

Si j’émettais ardemment le vœu de pouvoir enfin profiter d’une période de relative accalmie, je ne pouvais cependant pas faire autrement que de me soumettre aux dures lois de la réalité. 

Deux jours après avoir quitté l’hôpital, mes veines devaient encore une fois affronter l’épreuve de la seringue, pour un prélèvement sanguin ordonnés par l’oncologue, dans un souci de suivi médical. Il était convenu de revoir FR le mercredi 20 janvier. D’ici là d’autres réjouissances m’attendaient.

Outre le fait que je bénéficiais tous les jours de la visite d’une infirmière, pour subir une piqûre de Lovenox, un anticoagulant de manière à prévenir une éventuelle phlébite, il fallait aussi composé avec la rigueur de mon protocole anticancéreux.  

Ainsi mon rendez-vous au CAC de l’espoir fixé au mardi 29 décembre 2015 annulé, pour les raisons que nous connaissons, avait été reporté au jeudi 14 janvier 2016.

Comme un gentil soldat qui tenait encore à la vie, je ne souhaitais pas faire un autre choix que de répondre présent à l’appel, je montai donc en ce début d’après-midi du jeudi dans la voiture au côté de Chantal, pour rallier la grande agglomération nantaise.

Le jeudi n’était pas pour l’oncologue un jour de consultation, c’était donc à titre exceptionnel qu’il me recevait dans le service.

Le couloir 7 était vide de tout patient, son bureau habituel était néanmoins occupé par un autre médecin, et une autre secrétaire que N assurait sa permanence. Nous l’interrogeâmes pour savoir où aurait lieu la rencontre avec le docteur R, elle nous répondit qu’elle faisait le nécessaire pour le contacter, et nous proposa en attendant de nous asseoir un peu plus loin devant le bureau inoccupé de madame B.  

Fort de notre expérience, nous avions apporté avec nous livres et mots fléchés, mais contre toute attente, monsieur R apparut dans le couloir affublé du sourire que nous lui connaissions.

Il nous invita à pénétrer dans le cabinet vacant, et me fixa dans les yeux curieux de connaître mes péripéties. Il s’était informé de mon sort auprès de mon généraliste, mais le docteur C n’avait pas été en mesure de lui répondre.

Il songeait à poser ma candidature pour paraître sur le livre des records, une plaisanterie qui s’ajoutait à la bonne humeur ambiante. Cette parenthèse refermée, il me demanda comment je me sentais.

J’étais fatigué certes, mais compte tenu de l’expérience récemment vécue, il n’y avait rien d’étonnant. En effet si ce gros grain de sable n’était pas venu enrayer la machine, mon rendez-vous du 29 décembre n’aurait été qu’une simple formalité.

Nous avions en notre possession les résultats de ma prise de sang, elle ne contenait aucun élément alarmant. Il me demanda néanmoins de me déshabiller pour vérifier la cicatrice de mon drain. Il ôta mon pansement, s’assura que tout était normal, puis il me posa un nouveau pansement avant de me palper le reste du ventre, un geste qui ne me faisait plus souffrir.

L’œdème que je trimbalais depuis un très long moment à la base du cou était toujours présent, et visiblement il était intrigué de la chose.   

Nous arrivions au moment le plus désagréable de l’entretien, car je savais que je n’allais pas y couper. Hormis les deux examens passés lors de mon séjour à l’hôpital, mon dernier scanner de contrôle prescrit par ses soins datait du mois d’octobre. Il comptait aussi contrôler plus précisément ma tumeur cervicale. Il fut donc convenu de fixer deux rendez-vous en mars pour passer un nouveau scanner et une nouvelle IRM. N se chargerait d’établir le planning, et nous recevrions la convocation par la poste les jours à venir. 

Ma lutte contre le cancer était un éternel recommencement, je n’avais guère eu le temps de souffler depuis l’annonce rassurante des résultats d’examens précédents, qu’il fallait déjà replonger dans l’incertitude.

Nous prenions l’habitude des bouchons, aussi notre retour ressembla comme deux frères jumeaux à celui du mois d’octobre, avec en prime un accident porte du vignoble qui ne fît qu’aggraver la situation.  

Lundi 18 janvier j’avais une nouvelle fois rendez-vous avec l’aiguille d’une infirmière, cette fois pour le compte de FR, les prises de sang s’enchainaient et il n’était point question de se rebeller. Les résultats confirmaient la fin de l’épisode ‘’péritonite et ses complications’’.

Mercredi 20 janvier il fallait prendre la voiture direction l’hôpital pour mettre officiellement un terme à cette ‘’aventure’’ bien peu enviable. J’y retrouvai le chirurgien qui ne mit pas bien longtemps à établir son diagnostic, j’étais officiellement guéri. 

 



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