Nouvelle zone de turbulences, aussi douloureuses qu’inattendues, suite 18

tapap

Nous interpelâmes vertement la première blouse blanche qui se trouva sur notre passage, pour que l’on puisse rapidement me porter assistance. La femme que nous avions chargée de cette mission pénétra dans le bureau des secrétaires, et en sortie assez rapidement avec la promesse que je serais le prochain patient reçu en consultation.

Je continuais à me détendre, l’’abcès s’était percé sans une intervention humaine, aussi avais-je la quasi-certitude que cet incident allait m’épargner un nouveau séjour à l’hôpital.

Le personnel médical n’étant pas uniquement à ma disposition, nous dûmes nous résigner à attendre environ une petite dizaine de minutes avant qu’une infirmière vienne nous chercher.

Madame D la chirurgienne de service se souvenait de moi, nous avions passé le réveillon de la Saint Sylvestre ‘’ensemble’’.

Je lui demandai la raison pour laquelle on m’avait laissé sortir sans traitement d’appoint, dans la mesure où la veille du 11 janvier je bénéficiais toujours d’une thérapie par antibiotiques, à la fois par perfusion et par voie orale.

Je ne me faisais aucune illusion sur sa réponse, il n’était pas question pour elle de charger son collègue. Le corporatisme médical est puissant, et ses membres sont solidaires entre eux. Elle me répliqua que mon état de santé du moment n’exigeait pas que l’on prenne une telle mesure. Cette surinfection était la faute à pas de chance, mais je n’étais pas convaincu de la véracité de ses propos.

La plaie était certes béante mais elle ne trouva pas de quoi s’affoler. Elle tritura ma peaux sur le pourtour de l’ulcération pour faire sortir le reste de liquide jaunâtre qui était susceptible de stagner à l’intérieur, puis à l’aide d’une seringue sans aiguille, elle injecta dans la poche vide qui restait, du sérum physiologique, afin de nettoyer autant se faire que peu l’endroit.

Elle me posa une poche médicale pour recueillir les dernières impuretés restantes, et nous repartîmes avec une ordonnance pour des soins infirmiers. Je devais garder la poche jusqu’au mercredi date à laquelle je revoyais le professeur FR.

Le mardi 9 février j’avais un ‘’rencart’’ cette fois avec l’audioprothésiste, qui effectuait un travail très consciencieux de suivi et d’entretien de mes appareils. De ce côté-là je n’étais pas très rassuré, mon oreille gauche avait de nouveau perdu de l’audition, j’attendais simplement qu’elle me le confirme.

L’audiogramme étaya ma crainte, l’oreille interne était moins touchée que l’oreille externe, mais elle me suggéra de revoir l’ORL, ce qui ne présageait rien de bon. Elle fit un nouveau réglage de mes appareils de manière à les adapter aux nouvelles donnes, puis nous convînmes de fixer un nouveau rendez-vous.

Nous approchions petit à petit de la mi-février et je n’avais toujours pas possibilité de prendre du recul par rapport à cette vilaine période qui n’en finissait pas de se prolonger.

Ainsi donc le mercredi nous nous armâmes une fois de plus de courage pour revenir en consultation à l’hôpital. Bizarrement la salle d’attente était vide, nous n’eûmes guère le temps d’être assis, lorsque l’infirmière qui nous avait reconnu vint nous chercher. Le chirurgien naviguait entre deux bureaux, en attendant qu’il nous rejoigne, je fus invité à me mettre le torse nu, et à m’allonger ensuite sur la table d’examen.  

La poche avait été vidée la veille par l’infirmière de soins à domicile, mais cette fois elle était beaucoup moins remplie.

FR n’était pas spécialement quelqu’un de souriant, il allait à l’essentiel et ne s’égarait pas dans des discussions susceptibles de détendre l’atmosphère. Il ordonna à sa collègue d’enlever la poche, et de nettoyer la plaie, à la suite de quoi il m’ausculta. L’endroit était sensible certes, mais je n’avais plus vraiment mal. Il semblait que tout était sur le point de rentrer dans l’ordre, et il ne jugea pas nécessaire de me revoir. Il déclina la proposition de cette même collègue qui suggérait de me soigner par méchages, puis il quitta la pièce.  

J’espérais en avoir fini avec toutes ces consultations, il me restait cependant à recevoir le courrier du CAC de l’espoir qui n’avait pas donné signe de vie, concernant mes examens à passer, et nous attendions aussi le rapport du cardiologue, à propos de mon apnée du sommeil.

Enfin comme je ne pouvais absolument pas me passer de soins, il fallait patienter tous les matins pour que mon pansement puisse être remplacé. Justement l’infirmière à domicile n’étant pas d’accord avec la décision de FR, prit la décision de mécher la plaie, il n’était pas question de prendre le moindre risque.   

 



1 commentaire

  1. PETIT BOLIDE 19 mars

    L’univers fermé à 4 tours du monde de la médecine !!!

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