Nouvelle zone de turbulences, aussi douloureuses qu’inattendues, fin

turbullu

Entre le 30 octobre 2015 jour de mon 50ème examen au scanner, et le lundi 30 novembre 2015 date de mon rendez-vous chez mon généraliste, j’avais été tenu à l’écart des milieux médicaux. Un petit mois de répit qui ne m’avait pas permis cependant de reprendre mes activités physiques.

J’étais sorti du cabinet du docteur C plutôt confiant, car il m’avait trouvé en bonne forme, ce qui avait d’ailleurs été pour moi l’occasion de manifester un optimisme débordant. Les semaines qui allaient suivre me prouveraient qu’il ne faut jamais se réjouir trop vite, une nouvelle zone de turbulences n’allait pas tarder à me déstabiliser.

Mais avant cela le régisseur de mon destin m’accordait le prolongement d’une trêve qui s’avèrerait effectivement chèrement payée. Je voulais croire que mon état santé allait me permettre de reprendre mes marches régulières en campagne, aussi je puisais autant se faire que peu dans mes ressources mentales, pour me lever les fesses de mon fauteuil. Ces quelques petites balades n’étaient plus que l’ersatz de ce qu’elles avaient été par le passé, cependant j’arrivais à m’en contenter, car elles me donnaient l’espoir de jours meilleurs.

Le cataclysme du 29 décembre qui avait très douloureusement frictionné mes entrailles, m’avait, malheureusement ramené, à la case départ.   

En  ce mercredi 1 mars alors que le ciel se voilait encore une fois de gris, je pensais amèrement à ces deux premiers mois de l’année 2016 qui ne m’avaient laissé aucun repos.

Je lisais avec effarement cet emploi du temps, qui ne possédait pas les vertus que l’on aurait aimé lui attribuer.

Le calendrier s’établissait comme suite :

- du 29 décembre au 11 janvier, hospitalisation à Cholet

- le 13 janvier infirmière à domicile

- le 14 janvier cancérologue à Nantes

- le 18 janvier infirmière à domicile

- le 20 janvier chirurgien à Cholet

- le 21 janvier O.R.L  à Cholet

- le 25 et 26 janvier infirmière à domicile

- le 29 janvier généraliste à Cholet

- le 1 février infirmière à domicile et généraliste à Cholet  

- le 2 février chirurgien-dentiste à Cholet

- le 3 février infirmière à domicile

- le 4 février cardiologue à Cholet

- le 8 février chirurgien à Cholet

- le 9 février infirmière à domicile et audioprothésiste à Cholet

- le 10 février chirurgien à Cholet

- du 11 février jusqu’à ce jour du 22 mars infirmière à domicile

Toutes ces contraintes infligées à mon encontre, n’étaient que les conséquences d’un lent processus de destruction entrepris par le malin  début décembre 2004, processus auquel je devais faire face, afin de rester comme j’en avais envie, le plus longtemps possible la tête hors de l’eau.

Il n’y avait nullement matière à se réjouir en lisant cette liste, où puiser en effet la force nécessaire pour profiter malgré tous des petits moments de ciel bleu, mon capitale commençait sérieusement à s’épuiser.

D’autre-part le sentiment d’injustice que je me chargeais lui aussi de combattre, regagnait du terrain, et gangrénais mon esprit, à tel point que je ne savais plus comment faire pour le dompter.

Comment en effet pouvais-je ne pas me révolter lorsque je voyais mon idée de partir à Londres s’évaporer comme de l’eau sur le feu. Presque à chaque fois que nous décidions, Chantal et moi de prendre un peu de bon temps, un grain de sable venait enrayer notre plaisir, et bon nombres de nos projets étaient relégués dans un fond de tiroir. Vivre sa vie par procuration n’est vraiment pas la panacée, aussi étais-je de plus en plus rempli de jalousie envers les autres, ceux que je considérais comme plus chanceux que moi. Je ne méritais pas un tel ‘’châtiment’’, pas plus qu’ils ne méritaient selon mon opinion, leurs conditions de vie bien meilleures que la nôtre.

Cependant il n’était point question pour moi d’exprimer mon état d’esprit, je me devais de rester digne et souriant, au risque de voir mon entourage s’éloigner du vilain petit canard que j’étais en train de devenir.

Mon cerveau basculait entre le bien et le mal, entre le positif et le négatif, vivre ma vie de malade ce n’était pas seulement supporter mon corps meurtri, c’était aussi faire un énorme travail sur moi pour ne pas devenir ‘’ le monstre du Los Ness’’.

Cette nouvelle zone de turbulences aussi douloureuses qu’inattendues m’avait épuisé dans tous les sens du terme, et il ne fallait pas compter sur une période de repos, car le début mars s’annonçait vecteur d’incertitudes et de grands stress. Le cancérologue avait concocté pour moi trois rendez-vous, un scanner le 8 mars, une IRM le 9mars, et un visite à son cabinet le 15 mars.

 

 

 

 

 

 



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