Les excès de la vie moderne

excès

 

L’excès est nuisible pour toutes choses, notre planète est d’ailleurs en train d’en payer le prix fort.

Les progrès de la médecine bien que ne profitant essentiellement qu’aux pays les plus nantis, ont permis d’augmenter l’espérance de vie de leur population, en éradiquant bon nombre de maladies autrefois mortelles.

Le revers de la médaille c’est qu’en même temps, l’essor économique dopé par le besoin du toujours plus a entraîné une machine infernale échappant désormais à tout contrôle humain.       

Au nom du matérialisme tout puissant, nous grignotons chaque jour un peu plus nos ressources, nous grignotons chaque jour un peu plus de nos terres cultivables, nous empoisonnons chaque jour un peu plus l’air que l’on respire, ou l’eau que l’on boit. En résumé nous scions chaque jour un peu plus la branche sur laquelle on est assis.  

Fort de ce contexte il est donc facile de constater qu’en voulant améliorer sans frein notre statut social, nous sommes en train de provoquer plutôt notre déclin voir même notre anéantissement.

Pour illustrer mes propos, dans le domaine de la santé, puis qu’il s’agit là du sujet de mon témoignage, nous perdons peu à peu d’un côté, ce que nous avions gagné de l’autre.

Citons un exemple parmi tant d’autres :

L’air de plus en plus irrespirable peut avoir des effets néfastes à court et à moyen terme sur les personnes mêmes les moins fragiles, entrainant une recrudescence d’affections respiratoires, dont le cancer n’est pas des moindres.   

Comme je l’ai déjà évoqué, si les communautés des pays en voie de développement sont encore largement concernées entres autres par la tuberculose, à l’inverse dans nos pays riches, bon nombre de ces épidémies infectieuses qui décimaient autrefois des populations toutes entières, sont désormais quasiment disparues de notre environnement, ce qui nous donne largement le temps de vieillir et par conséquent de contracter des pathologies dites du monde moderne,  le plus souvent ignorées de nos ancêtres, qui mouraient jeunes et pour  bien d’autres raisons que celles invoquées dans cet article.  

Ainsi le cancer, première cause de mortalité dans  pas mal d’états, ne cesse de progresser, progression favorisée par des modes vies malsains, faisant la part belle à l’insouciance générale. Si l’on rajoute à cela, stress au travail et stress d’ordre privé, mauvaises qualités de notre atmosphère, pesticides dans nos aliments, produits chimiques dans les différents flacons de produits soi-disant utilitaires pour le bien-être de notre vie quotidienne, et la liste n’est pas exhaustive,  on comprendra aisément la raison pour laquelle nous sommes rentrés dans un cercle vicieux duquel il sera bien difficile de s’extirper.  

 

 

 

                                                           Joël Gautier le 8 novembre 2016

 

Mardi 20 septembre 2016, il était aux alentours de 17 heures lorsqu’une ambulancière sonna à notre porte d’entrée pour nous conduire à mon rendez-vous au CAC de l’espoir.

Au premier regard je reconnu immédiatement celle qui m’avait ramené des NCN très exactement le 20 juin 2005, une semaine après avoir subi l’ablation partielle de mon poumon gauche.

Un bon nombre de ses collègues avaient eu l’occasion de me transporter dans les sept à huit premières années de ma maladie, certains visages étaient restés marqués dans ma mémoire, et le sien en faisait partie. Les moments les plus forts de notre vie nous touchent davantage que ceux disons plus légers, et cette période de mon histoire de malade avait été suffisamment traumatisante pour qu’elle s’efface aussi aisément du tableau sombre de mes pensées.  

Comme je l’ai déjà exprimé plusieurs fois dans mon récit, nous préférions de loin notre autonomie qui préservait notre intimité particulièrement lorsque notre moral était mis à mal. Cette fois cas de force majeur oblige,  il avait fallu faire appel à l’extérieur pour nous rendre à destination, car depuis bien longtemps je ne conduisais plus guère au-delà des 30 kms de mon domicile.

Notre conductrice était loquasse, et j’étais plutôt réceptif car ce voyage à Nantes n’était qu’une simple formalité. Chantal écoutait à l’arrière son bras gauche en écharpe, et participait par intermittences à la conversation.

Ces échanges verbaux sans aucune interruption, me donnèrent à peine le temps d’apprécier la route que déjà nous empruntâmes le périphérique dans l’un des créneaux horaires les plus ardus de la journée.

Les embouteillages nantais n’avaient rien à envier à ceux des parisiens, nous roulions régulièrement mais la vigilance au volant était de mise.

A force de patience, nous arrivâmes au CAC de l’espoir quelques minutes avant l’heure.

Je n’avais pas grand-chose à raconter à mon oncologue, car j’allais disons pour le mieux, compte-tenu du contexte particulier dans lequel je vivais. Pourtant ce rendez-vous était indispensable en effet le protocole thérapeutique interdisait l’établissement d’une ordonnance par téléphone, lorsqu’il s’agissait de traiter le malade par chimiothérapie. Je ne pouvais pas non plus demander à mon généraliste de remplir le rôle de l’oncologue, car il n’était pas habilité à le faire, je me soumettais donc de bonne grâce à cette règle établie par le milieu médical.    



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