La course au progrès

course au progrès

 

Oh la la la vie en rose
Le rose qu’on nous propose
D’avoir les quantités d’choses
Qui donnent envie d’autre chose
Aïe, on nous fait croire
Que le bonheur c’est d’avoir
De l’avoir plein nos armoires
Dérisions de nous dérisoires car ……

 

Alain Souchon

 

Dans ce monde totalement déshumanisé, chacun s’acharne à vouloir plus que son voisin, en travaillant d’arrache-pied  jusqu’à en oublier parfois le bonheur de vivre avec ses enfants.

On se persuade que la vie est chère, mais quand on veut le beurre, l’argent du beurre, et en plus le sourire de la crémière,  il ne faut pas s’étonner de connaître des fins de mois difficile. Ainsi donc pour ne pas être un citoyen de seconde zone, c’est du moins ce qu’on imagine, on achète à tout va, en confondant le futile avec l’essentiel. Plus on en a, moins on a l’impression d’en avoir et plus on en veut, un cercle vicieux qui a de graves conséquences sur l’équilibre des ménages.   

Le pire c’est que l’on inculque aux très jeunes générations le culte de l’objet roi au détriment de toutes appréciations des valeurs humaines.

L’aisance matérielle comme l’argent d’ailleurs, n’ont jamais fait le bonheur des gens, pourtant dans notre environnement fortement matérialisé on tend à vouloir nous prouver le contraire.

Dans ces conditions il est logique que cette vie dite moderne nous impose son diktat sans que nous en soyons réellement conscients. Stress et compétition au travail, rythme à cent à l’heure, pollution, mal bouffe, nous courons après quelques choses sans savoir réellement après quoi.

On perd donc sa santé et en même temps sa qualité de vie, alors qu’à la base notre but était d’obtenir l’inverse.

Il faut être dans la panade et contraint de lever le pied pour comprendre enfin qu’il est nécessaire de donner un sens à sa vie.

A force de regarder vers l’avenir, on oublie le présent, et le présent c’est celui que nous vivons avec nos enfants, notre famille, nos amis. Il faut en découvrir la valeur pour admettre enfin que le primordial n’est pas la course au progrès, surtout lorsqu’il n’est pas indispensable.

 

 Joël Gautier 10 décembre 2016

 

 

 Il n’est pas exclu que ma déficience auditive évolue dans un futur plus ou moins proche, vers une surdité totale, j’en suis plus que conscient, et il me faut vivre avec cette évidence aussi flippante soit-elle.  

Je n’étais donc pas très à l’aise en me présentant devant l’audioprothésiste, je redoutais un diagnostic qui ne soit pas en ma faveur. Pour l’heure je devais d’abord lui signaler une anomalie au niveau de mon oreille gauche, car depuis quelques temps, les voix des personnes et les bruits environnementaux faisaient écho de manière fort désagréable dans mon appareil

Il lui fallait déterminer la cause de ce disfonctionnement, elle proposa donc de me faire subir un audiogramme, avant de se pencher sur une éventuelle défectuosité du dispositif.

Depuis peu je constatais aussi des tâches plus larges sur mon oreiller, preuve que mes oreilles coulaient abondamment, je lui en fis également part. Elle commença donc par examiner mes conduits auditifs à l’aide de son otoscope et jugea qu’il n’y avait pas de signe apparent d’infection.

Le casque sur les oreilles, je me préparais donc à tester les limites de mes capacités à entendre des sons à différents niveaux et différentes fréquences. L’exercice n’était pas facile et il requérait une concentration maximale, j’en avais l’habitude et je m’appliquais à bien faire les choses. 

Le résultat se présenta comme une bouffée d’oxygène au regard des trois derniers comptes rendus d’examen. L’audition de mon oreille gauche qui durant tous ces mois n’avait eu de cesse de se dégrader, s’améliorait enfin légèrement. Quant à mon oreille droite mon aptitude à entendre restait la même, ce qui n’était pas une mauvaise chose en soi.

Mon appareil gauche était à présent réglé trop fort, il fallait peut-être trouver là l’explication  de l’intensité disproportionnés des sons qui me martelaient insupportablement le cerveau.

Nous sortîmes de chez l’audioprothésiste une heure plus tard, et je constatais en effet une amélioration de ma qualité d’écoute. Je tolérais mieux le bruit du trafic routier et c’était déjà un bon indice quant à la suite des évènements.

 

 

 



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