L’évolution de l’espèce

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L’évolution de l’espèce dans un univers souvent hostile n’est pas un parcours de tout repos, bien des souffrances sont infligées, bien des larmes sont versées, bien des drames font le sujet de l’actualité et pourtant, tout n’est pas négatif dans l’existence des humains, loin s’en faut, il suffit de regarder du bon côté du miroir pour se nourrir salutairement  des beautés de la vie.

Il y a longtemps de cela, mes enfants étaient encore petits, nous avions décidé de faire une petite excursion en bord de mer en famille. A l’époque j’adorais prendre une caméra pour filmer l’instant présent.

Je compris très vite comment à travers l’œil de la caméra je pouvais influer le spectateur sur sa vision du monde. Nous étions au cœur de l’hiver et la plage était quasi déserte. Un triste spectacle s’offrait à nous, des centaines de déchets de toutes sortes ramenées par la mer s’amoncelaient au fur et à mesure de notre promenade, pire encore ma paire de basket blanche presque neuve était maculée d’une substance noire et gluante, résidus de boulettes de mazout disséminées çà et là sur le sable. J’aurais pu filmer les effets de l’incivisme peu scrupuleux d’une humanité qui n’avait pas conscience qu’elle hypothéquait l’avenir d’une planète ne lui appartenant pas, mais je préférai au contraire attarder mon regard sur le bleu du ciel, sur le spectacle d’une envolée de mouettes, ou sur celui de pêcheurs à la ligne grimpés sur des rochers, qui tentaient la prise du siècle.

Bien sûr il n’était pas question de me voiler la face,  je constatais une fois de plus que nous vivions dans un environnement moderne, mais contradictoirement de moins en moins civilisé. Cependant je voulais faire confiance en l’avenir, j’étais sûr que notre monde allait trouver un jour une solution à ses dérives, c’est la raison pour laquelle mon reportage devait susciter le rêve et l’évasion, en éludant les côtés sombres et désespérants de l’humanité.

La photographie ou l’image animée en fonction du sens que l’on veut bien leur donner peuvent être ou non vectrices de transmission de l’optimisme, lui-même source de bien-être, et de performance. Un bon  état d’esprit donne l’envie de passer à l’action positive, à l’inverse il freine l’investissement de soi au risque de sombrer dans le néant.

Il en va de même pour le cancer, la première vision que l’on a de la maladie, c’est un peu comme cette plage souillée par l’inconscience collective, il faut apprendre à détourner son regard vers un horizon bleuté, afin d’emmagasiner suffisamment d’énergie positive, pour  s’attaquer ensuite à la racine du mal.

Qui affronte la pire des tempêtes, doit avoir l’instinct de s’agripper à la barre du navire, plutôt que celui d’enfiler une bouée de sauvetage, par peur de la noyade. L’océan n’est pas éternellement agité, la tempête finit toujours par ce calmer, laissant ainsi au bateau le loisir de rejoindre son port d’attache. Certes parfois ce navire arrive très endommagé, mais il accoste quand même, et son capitaine peut être certain de retrouver sur le quai des êtres chers qui ont été, qui sont et qui seront la source de son énergie combative.     

 

                                                            Joël Gautier le 16 décembre 2016

 

Le plaisir d’une qualité d’écoute retrouvée ne dura pas longtemps. Dès le début d’après-midi l’écho parasitant les sons de différentes origines recommença à me transpercer les oreilles et donc à me fracasser la tête. Cette déconvenue eut le don de me contrarier au-delà de l’ordinaire et me rendit maussade pour le reste de la journée.

La maladie et ses conséquences allaient-elles me laisser un jour un long moment de répit ? Il n’y avait rien de moins incertain, d’autant plus qu’à mes problèmes d’écoute, s’ajoutait depuis quelques jours des difficultés à respirer, plus particulièrement en fin de nuit, ce qui écourtait quelque peu mon temps de sommeil. Je souffrais depuis assez longtemps d’arythmie cardiaque, pour savoir que le problème venait d’ailleurs. L’apnée du sommeil ne semblait pas non plus être la cause du mal, puisque au mois de février dernier j’avais subi un examen à ce sujet, examen qui s’était révélé négatif.     

Dans le but de me rendre prochainement à un rendez-vous au CAC de l’espoir, l’oncologue m’avait ordonné une prise de sang, dont les résultats dévoilaient un taux de TSH trop élevé, et donc une tendance à l’hypothyroïdie.

Mon généraliste qui recevait un double de ces résultats, nous le fit savoir par téléphone, ce qui permit à Chantal de lui parler de mes essoufflements.     

« Joël m’a tellement prit de court depuis ces nombreuses années de maladie, que je ne veux pas prendre de risque avec lui, venez donc me voir en consultation en fin de matinée. »

Ainsi donc en ce vendredi 18 novembre je n’avais pas d’autres issues que de me rendre à son cabinet, la récréation loin des milieux médicaux que j’espérais depuis mon dernier passage chez l’oncologue devenait de plus en plus illusoire.

 



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