D’élève on devient le maître

 

 

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Comment déchiffrer les traces de l’enfant sur la peau de l’adulte que nous prétendons être devenus ? Qui peut lire ses tatouages invisibles ? Dans quelle langue sont-ils écrits ? Qui est capable de comprendre les cicatrices que nous avons dissimulées ?

 

Delphine de Vigan

 

 

Il ne faut pas se plaindre de sa destinée et, quoi qu’il advienne, en prendre son parti et tourner toute aventure à son avantage. Ce qui compte ce n’est pas ce qu’on endure, mais la manière de l’endurer.

 

Sénèque

 

Si en arrivant sur cette terre nous sommes gorgés d’innocence, au fil du temps les coups de poings assénés par les épreuves successives, ainsi que les profondes blessures infligées par la lame acérée du destin, nous apprennent très vites que l’existence n’est pas un conte de fée.

Les bleus et les cicatrices de l’âme nous enseignent aussi que le bonheur n’est pas un objectif facile à atteindre, et lorsqu’on pense l’avoir rattrapé, ce bonheur devient aussi fuyant qu’une poignée de sable entre nos doigts. 

Cette adversité permanente nous contraint sans relâche au combat, et il faut apprendre aussi à vivre avec ses stigmates, notre ardeur de vivre ne s’entretient que par le sourire, même si ce sourire est approximatif. Dans le cas contraire notre source d’énergie s’épuise jusqu’à extinction, et on a alors bien peu de chance de trouver ne serait-ce qu’un petit moment, une source réelle de plénitude. 

Ne considérons pas les épreuves comme quelques choses d’injustes, même si c’est plus souvent le cas, tenons les au contraire comme une manière de s’endurcir tout en avançant vers une certaine forme de sagesse, d’élève on deviendra alors le maître.

 

Joël Gautier 28 décembre 2016

 

Nous arrivâmes chez le généraliste avec une liste de questions à lui poser au sujet de quelques-uns de mes petits problèmes, qui s’additionnaient à d’autres de plus grande importance.

Mes tremblements incessants des mains, mes oreilles qui continuaient à couler durant la nuit, mon genou droit qui craquait à chacun de mes pas, mes gaz intestinaux qui perdurait depuis des mois, et enfin et surtout ma gêne respiratoire qui s’intensifiait depuis quelques nuits, tout ça était soigneusement noté sur un morceau de papier que Chantal avait emporté avec elle.

Il était 12h30 quand nous franchîmes la porte du cabinet médical. Nous étions les seuls à attendre  notre tour, et je n’avais pas l’habitude de ce genre de situation. Je n’eus pas le temps de prendre une revue que le généraliste nous invita à passer dans son bureau.

Ma visite était en priorité destinée à découvrir l’origine de mes essoufflements à répétition, c’est donc par-là que le médecin débuta sa consultation.

Il commença par écouter soigneusement mes battements cardiaques, puis s’inquiéta de savoir si mes chevilles étaient enflées. Il me rassura car de ce côté-là tout allait bien.

Il étudia ensuite mes mouvements respiratoires à l’aide de son stéthoscope, et en conclut que l’air circulait bien dans les bronches, en outre ma tension était normale.

Je lui précisai qu’un contrôle d’une possible apnée du sommeil avait été déjà faite, et que les résultats s’étaient avérés négatifs. 

A première vue il ne trouvait pas la cause de mes désagréments, et pour plus de sûreté il décida de me faire passer une radiographie pulmonaire, ainsi qu’une prise de sang (Protéines – Marqueurs Sériques) pour détecter d’éventuelles anomalies. 

A l’aide de son otoscope il examina mes conduits auditifs, et trouva un liquide clair qui ne reflétait pas à son opinion la présence d’une infection quelconque. Il préféra néanmoins me prescrire deux boîtes d’Amoxicilline à titre de précaution.

Je descendis de la table d’examen, puis il m’invita à passer sur la balance. J’avais encore pris des kilos depuis la dernière fois, aussi étais-je désormais en légère surcharge pondérale.

« Peut-être que vos essoufflements viennent de là ! »

J’étais sceptique quant à un prétendu rapport entre mon poids et mes essoufflements, mais je me gardai bien de lui donner mon opinion. Je n’étais pas très inquiet de ce léger embonpoint, car je n’avais pas modifié mes habitudes alimentaires depuis des lustres, sa cause venait probablement d’un manque d’activité, je marchais en effet très irrégulièrement. J’avais conscience que du fait de cette sédentarité de plus en plus évidente, je rentrais progressivement dans un cercle vicieux. En effet moins je marchais plus je m’empâtais, et moins j’avais de résistances à l’effort, mais j’en étais persuadé ma fatigue physique n’avait rien à voir avec mes difficultés respiratoires qui se déclenchaient au repos le matin à mon réveil. 

Je voulais bien donner un peu de crédit à son avis médical, et faire en sorte d’appliquer ses conseils, mais parfois malgré ma meilleure volonté, le défi sportif sensé me faire retrouver ‘’ma taille de guêpe’’ était quasi impossible à relever.   



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