un jour le vent tournera

le vent

Un jour le vent tournera direction: meilleur!
Alors accrochons-nous ! La chance de vivre, c’est d’abord la chance d’avoir existé, même pour un temps très court. Un concept tout simple qui rend le film si cher, et qui nous apprend que la mort n’est rien, que la vie est tout. Restez tous tels que vous êtes, généreux, sympathiques, et aussi avec tous vos défauts pour que nos échanges verbaux restent riches de tout ce que nous sommes. Continuons à nous préoccuper des uns et des autres, et peut être servirons nous d’exemple à d’autres pour que demain soit plus beau.  Aimer la vie, ce n’est pas emprunter des routes toutes tracées et balisées, c’est avancer en funambule au-dessus de précipices et savoir qu’il y a quelqu’un au bout qui dit d’une voix douce et calme : avance, continue d’avancer, n’aie pas peur, tu vas y arriver.

 

Philippe Besson.

Un corps qui n’en peut plus
 » C’est quand on a un genou à terre et que nos bras et notre cœur sont las de combattre qu’il faut puiser, au fond de notre âme, cette force pour se relever. Le souvenir des visages aimés, les sourires reçus nous aident à tenter d’atteindre notre objectif, et, même si le combat semble insurmontable rien n’est impossible!

 « Je t’offre mon sourire et mes forces pour combattre et gagner ce combat et qu’importe le temps qu’il faudra, tu ne seras jamais seule dans cette bataille. »

L’amour et l’amitié sont les plus belles faveurs, que peuvent nous apporter notre existence. Ce sont de grandes douceurs dans ce monde de douleurs. Quand tout va mal, que tout est contre nous et que nous pensons ne pas pouvoir nous accrocher une minute de plus, pensons aux belles choses qui nous entourent, ne renonçons  jamais, car c’est peut-être le moment et l’endroit où le vent va tourner.

 

Harriet Stowe

La vie est un challenge

La vie et toutes les choses qui s’y rattachent nous procurent plus souvent de blessures que de bienfaits, pourtant nous nous y cramponnons comme la moule s’accroche à son rocher. Il est vrai que parmi les tas de mauvais gravats jalonnant et obstruant notre chemin, nous y trouvons parfois des  pépites d’or. Des rares instants privilégiés de la vie qui à-eux seuls justifient notre désir de marcher toujours plus loin.   

Soyons pourtant vigilants, car la maladie menace à tout instant de nous faire sombrer dans un précipice sans fin. Renforçons donc notre volonté de résistance, qu’elle nous conduise au pont qui nous permettra de franchir l’épreuve durement imposée par le destin. Il faut en être conscient à chaque instant, l’effort que nous produisons ou que nous produirons, en vaut la chandelle.  

 

Joël Gautier 27 février 2017

 

Le temps que ma poche de perfusion termine le  nettoyage de mes veines, ‘’ma bienfaitrice’’ m’avait laissé seul. Le silence fut par trois fois très légèrement troublé par le ronron lointain du scanner qui s’intéressait désormais à un autre patient.

Je tentai de détourner mes pensées vers d’autres horizons, lorsque la porte donnant sur la zone interdite s’ouvrit, marquant l’instant de la libération.

Elle sortit l’aiguille de mon bras à peine endolori, posa un pansement, puis m’invita à me rhabiller.

« Puis-je vous demander de patienter un peu en salle d’attente, je vous rejoindrais dans un petit moment pour vous rendre votre carte vitale ! »

Je n’avais pas vraiment un autre choix que celui de lui répondre par l’affirmative.

Me réajuster des bretelles à deux pinces demandait dans certaines situations l’aide d’une tierce personne, j’ouvris donc la porte adéquate et appelai Chantal à ma rescousse.

À présent nous étions une nouvelle fois contraints de prendre notre mal en patience, l’organisation administrative du service en ayant décidé ainsi.

La salle d’attente restait largement inoccupée, l’homme déjà présent lors de mon arrivée ne lisait plus, sa femme l’avait rejoint après avoir passé son scanner. Le visage émacié et le teint blafard, elle fixait le plafond noyée dans des pensées que j’avais peu de peine à imaginer.  

J’appris beaucoup plus tard qu’elle se battait depuis dix-sept ans contre le cancer. Avec mes douze années désormais écoulées, je restais loin derrière elle,  ce qui me laissait espérer une marge de manœuvres non déplaisante, concernant mes chances de survie.   

Si j’avais eu très tôt la curiosité de comptabiliser le nombre d’heures passées à poiroter chez les médecins, elles se chiffreraient sans doute par dizaines.    

Dès la fin 2004 j’avais compris la nécessité de ne pas bayer aux corneilles pendant donc ces longs moments d’attente, il fallait au contraire se battre conte l’ennui, vecteur de troubles comportementaux.  

La lecture mais surtout les grilles de mots fléchés étaient mes fidèles compagnons de combats, ces activités me permettait assez efficacement de tuer le temps, et de canaliser ainsi mon esprit

Faire preuve continuellement de sang-froid n’était pas chose aisée, et parfois mes diverses occupations ne suffisaient pas à juguler la pression psychologique occasionnée par des situations devenant trop tendues.

Maintes fois j’avais eu peur d’être débordé par le stress, mais à chaque fois j’avais trouvé sans trop savoir comment l’énergie nécessaire pour me reprendre. Je n’imaginais pas qu’il en fût autrement.  L’exercice n’était pas facile, et j’en ressortais la plupart du temps vidé de mes forces.   

Cette fois je n’avais aucune raison de céder à la panique, il s’agissait simplement de récupérer une carte vitale qui tardait néanmoins à me revenir.



L’ennemie publique

l'impatience

La maladie est une ennemie que nous devons combattre car en principe nous aimons viscéralement la vie. Mais comme dans toutes les guerres, il faut mener plusieurs batailles à la fois, batailles d’ailleurs de plus ou moins grandes importances selon le cas. Cependant gardons toujours à l’esprit qu’une victoire aussi petite soit-elle, renforce notre volonté de résistance face à nos difficultés quotidiennes de l’existence. 

Parmi les différentes défauts qui pourrissent nos jours, il y celui de l’empressement, source de déstabilisation et d’inconfort particulièrement lorsque l’on est malade.  

A l’inverse de l’empressement, la patience est une qualité que nous devons tenter d’acquérir au fil du temps, elle développe notre tranquillité d’esprit et procure la détente et le bien-être dont notre corps a expressément besoin.

Le défi est de taille car il rencontre sur sa route, bon nombre d’obstacles, certains parfois difficiles à franchir, mais même en cas de graves difficultés, il ne faut jamais lâcher prise.

Les salles d’attentes sont des expériences que nous avons tous vécus, l’ennui développe les pensées négatives, celles que nous devons impérativement chasser de notre esprit. Ce même ennui taquine notre impatience, impatience qui se faufile sournoisement dans notre état comportemental, attisant ainsi une anxiété de plus en plus grandissante.      

Il y a différents degrés d’appréhension, nous sommes évidemment beaucoup moins impactés par le stress, lorsqu’il s’agit d’attendre qu’on veuille bien venir nous chercher pour nous soigner d’une angine, plutôt que lorsque nous sommes à l’affût de résultats médicaux dont dépendra  notre avenir sur cette planète.

En glanant de ci delà des conseils nous apprenons que la patience exige un changement d’attitude par rapport aux différentes circonstances imposées par le destin. Nous apprenons aussi que de prendre une respiration profonde ou que de se vider l’esprit conduisent vers une attitude plus zen. Il est toujours plus facile d’entendre de belles paroles que de les appliquer. Soyons plutôt maître de nos propres solutions.

Quoi qu’il en soit même confronté aux pires des situations, nous devons persévérer dans la recherche d’un bon équilibre psychologique qui renforcera nos aptitudes au combat, chaque fois qu’il sera nécessaire.

L’énervement, l’agressivité sont des boulets dont il n’y a pas de quoi être fière, il faut donc travailler à estomper ses défauts de notre personnalité, et mettre l’accent sur les efforts visant à conquérir ce trésor de bienfaits qu’est la patience.

Il n’y a pas de recette miracle pour parvenir à nos fins, notre réussite viendra avant tout de nos convictions, et donc de notre entêtement.

 

                                                           Joël Gautier 20 février 2017

 

La mise en place du cathéter n’avait été qu’une simple formalité, il semblait que mes veines se soient retapées de toutes les agressions du passé, car elles acceptaient de nouveau de se faire piquer sans trop de complications.  

« Êtes-vous allergique à l’iode monsieur Gautier ? »

A cette question j’avais déjà répondu des dizaines de fois par le passé.

« Non !  Par-contre peut-être n’ai-je pas besoin de vous le préciser, mais par mesure de prudence je préfère vous le notifier. Je suis en insuffisance rénale ! »

« Nous connaissons votre dossier monsieur aussi prenons-nous les précautions d’usage. Je vais vérifier si la salle est prête, et je viens vous chercher ensuite ! »

Attendre étant le lot permanent de tous les malades, je m’y pliai de bonne grâce. Quelques minutes plus tard elle apparut dans l’encadrement de la porte, sans rien avoir perdu de sa bonne humeur.

« Cette fois c’est à votre tour ! »

Je lui répondis ok par un petit signe de tête, puis je la suivis jusqu’à ‘’l’antre du loup’’.

A travers la vitre j’aperçus les gens du service qui s’affairaient chacun sur son écran à décrypter d’éventuelles anomalies, sur les images des organismes internes de mes prédécesseurs, la scène me fit flipper un peu.  

M’étendre et me placer correctement sur la table d’examen étaient par expérience des gestes routiniers.

« Pouvez-vous allonger les bras derrière la tête s’il vous plait ? »

En quittant le cabinet de préparation j’avais tellement redouté de perdre mon pantalon, que j’étais encore occupé à le retenir. Je lâchai donc prise, et obéis à la consigne qui venait de mettre donnée.

J’étais enfin prêt à subir ma dose régulière de rayons X pour  ‘’de nouvelles images saucissonnées’’ de mon organisme.

La table commença sa lente progression, mon corps tout entier traversa le large anneau puis stoppa au niveau du crâne. On me demanda de respirer à fond puis de bloquer mes poumons, la table effectua alors le même mouvement mais cette fois en marche arrière. 

L’émetteur récepteur tournait autour de moi avec cette sonorité particulière que je connaissais bien. On me demanda de respirer normalement.  

L’opération fut réalisée une seconde fois, puis l’opératrice en radiologie, vint m’injecter le produit de contraste iodé en me précisant que j’allais sentir un peu de chaleur. Là encore pas de quoi paniquer !  

La machine effectua sa troisième et ultime mission, et je fus libéré. Les dés étaient une 55ème fois jetés.



Le sablier de la vie

rien-ne-peut-combattre-le-temps

« Tel un sablier la vie s’écoule et le temps perdu est du temps inachevé »

Maxalexis

 

« L’âge passe comme le soleil qui laisse l’ombre derrière lui : Le lever, c’est la jeunesse ; le coucher de l’astre, c’est la vieillesse. »
Félix Lope de Vega

 

« Le temps comme un torrent se précipite, déjà le présent est en fuite. »

Jean François Ducis

 

« Ne nous encombrons pas l’esprit de peccadilles, la vie est déjà bien assez compliquée comme ça. Il sera toujours temps de s’inquiéter des évènements quand ils en vaudront vraiment la peine. Prenons plaisir aussi modestes soient-ils des bons moments, les jours s’égrènent beaucoup trop vites au calendrier, il est beaucoup plus tard que vous ne pouvez-vous l’imaginer. »

Joël Gautier 13 février 2017

 

A cette heure matinale alors que le jour était à peine levé, il n’y avait pas foule sur les immenses parkings du CAC de l’espoir, nous eûmes que l’embarras du choix pour garer notre véhicule.

Il faisait encore plus froid que lors de notre dernière visite, et le sas d’entrée remplissait toujours  aussi bien son nouveau rôle. En retenant le public avant que la porte extérieure ne se soit automatiquement refermée, il faisait ainsi office de barrière contre l’agressivité de bonhomme hiver. Le hall d’accueil baignait dans une douce chaleur, le personnel n’avait d’ailleurs pas l’air de s’en plaindre. Nous prîmes notre ticket d’ordre d’arrivée, et j’eus à peine le temps de m’assoir que mon numéro s’affichât au panneau prévu à cet effet.

La jeune fille qui nous recevait au guichet no 3 disposait d’un chauffage d’appoint électrique, j’eus la curiosité de lui demander si comme les années précédentes elle avait parfois besoin de s’en servir.

Elle me répondit que non avec un sourire qui en disait long.

Au second étage nous empruntâmes le dédale de couloirs auquel nous étions malheureusement très accoutumés, et nous arrivâmes ensuite au secrétariat du service, quelques minutes avant l’heure du rendez-vous.

Il n’y avait pas foule dans la salle d’attente, une femme était assise à notre droite et à ma gauche un homme attentionné à sa lecture occupait également les lieux. Pour l’heure  j’ignorais encore s’ils étaient l’un et l’autre patient ou accompagnant.

Le sulfate de Baryum et les aléas de notre voyage m’engagèrent à rejoindre sans plus attendre,  les toilettes. A mon retour Chantal s’absenta à son tour, et il ne me fallut pas attendre bien longtemps avant que l’opératrice ne vienne me chercher.

Le médecin en radiologie venant d’un établissement extérieur, elle avait besoin de ma carte vitale pour qu’il puisse être remboursé de sa prestation.

Chantal avait emmené un grand sac à l’intérieur duquel tout était prévu. Feuilles de résultats d’analyses et ordonnances, carnet de bord tenu à jour depuis décembre 2004, Hydrocortisone, Doliprane, Imoduim, en cas de besoin, petits encas pour les ventres affamés, bouteille d’eau etc….

Outre ses effets dévastateurs, la maladie a la particularité d’exiger une organisation sans faille face aux différentes nécessités administratives, face aux multiples suivis médicaux, face à la gestion des traitements, et face encore à bien d’autres obligations diverses. J’avais la chance de pouvoir me reposer entièrement sur les épaules de Chantal. Au fil du temps, elle avait acquis une grande expérience en la matière. Il était clair que grâce à son soutien, j’étais en mesure de diriger l’intégralité de mes forces  vers le plus difficile de mes combats. Il était clair également que sans elle mes chances de survie aurait-été largement hypothéquée. Je comprends aisément la raison pour laquelle les malades dépourvus d’appuis psychologiques et logistiques, abandonnent parfois la partie, vaincus le plus souvent par le découragement.

Pas étonnant non plus dans ce contexte si j’étais un peu perdu en son absence, mon interlocutrice dut donc attendre que ‘’mon ange gardien’’ vole à mon secours.

J’avais l’immense chance d’occuper ma cabine de prédilection, celle qui possédait une fenêtre ouverte sur le monde extérieur. A cette heure matinale, le soleil faisait pâle figure, mais quoi qu’il en soit, je me sentais moins oppressé dans cette cabine que dans tous autres lieux du même genre.

Je reconnaissais le visage souriant, l’esprit vif, la gentillesse et la loquacité de l’opératrice, j’avais en effet déjà eu à faire à elle.

Baigner dans une ambiance lumineuse, en compagnie d’une interlocutrice d’un tempérament de feu,  était deux signes de bon augure, j’aimais en tout cas me le persuader avant de braver la suite des évènements.

« On se rassure comme on peut ! »

 



Le 55ème au programme

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Bien qu’il faille un certain laps de temps avant d’en prendre conscience, certains côtés positifs de notre existence sont occasionnés par la traversée soudaine d’une terrible épreuve

Les évènements tragiques nous remettent en question, ébranlent nos idées reçues, bouleversent nos us et coutumes. Les certitudes sur lesquelles reposaient jusqu’à présent notre vie nous apparaissent tout à coup  totalement dévoyées. Nous apprenons que l’essentiel ne se situe pas là où nous avions jeté jusqu’ici notre dévolue, mais vers un tout autre chemin. L’épreuve de la souffrance nous ouvre une  nouvelle voie, plus jamais nous regarderons en arrière.  

L’injustice de la maladie nous heurte, mais il est possible de dépasser ce sentiment à condition de se positionner fermement face au flou chaotique de notre futur.

Qu’il soit physique ou moral, il est possible de dompter son supplice. Cela ne diminuera pas son intensité, mais de notre attitude face à lui pourra venir une certaine forme de sérénité et d’enrichissement intérieur

Mal y répondre aura l’effet inverse : affaiblissement de notre être et amoindrissement des qualités de notre caractère. La souffrance n’est pas un choix, elle n’est pas non plus  une vertu, mais nous pouvons décider de bien réagir par rapport à elle, afin de grandir, de connaître, d’apprendre, et de progresser.

Cependant il ne faut surtout pas nous comporter comme des super-hommes. Nos faiblesses son grandes et les épreuves à venir risquent d’aggraver encore plus la situation. Au contraire nous avons expressément besoin de la présence et de la compassion  des autres, autant que les autres ont besoin que nous les rassurions sur notre capacité à endurer la douleur. N’oublions pas que la maladie impacte toute notre petite famille et dans une moindre mesure parents et amis. N’aggravons pas leur désarroi, accompagnons les dans leur démarche d’acceptation et de reconstruction, la vision du monde ne sera plus jamais la même également pour eux.  

Lorsque le cancer surgit comme un vent de tempête, les malades et les bien-portants prennent connaissances soudainement de la fragilité et de la vulnérabilité de la vie. Cette constatation aussi cruelle soit-elle a du bon, car elle les pousse à se rapprocher encore un peu plus  les uns des autres.

Parler autour de nous de ‘’cette plaie béante’’ qui nous ronge au quotidien, apaise nos angoisses, et nous aide aussi à supporter les effets perverses engendrés par les traitements.

Lire, écouter, rechercher les conseils de la famille et des amis, sont des actions positives qui stimulent notre volonté de fuir autant se faire que peut le danger mortel qui nous guette.  

L’épreuve nous fait tomber le masque, elle nous rend moins arrogants, notre personnalité s’enrichit d’un regard différent sur les autres, et sur nous-mêmes, la faucheuse est là derrière la fenêtre, elle attend patiemment son heure, nous n’avons plus le temps d’être autrement que sincères avec nous-mêmes, comme nous devons également l’être impérativement avec les autres.

 

 

                                             Joël Gautier 4 février 2017

 

Les guirlandes électriques des villes et villages avaient été démontées, les fêtes de fin d’année appartenaient maintenant au passé. L’examen radiographique de mes poumons datait d’environ 1mois ½ et depuis lors je n’avais pas trop été ennuyé par un quelconque nouveau dérèglement de mon organisme.

Le vendredi 13 symbole de chance, est une superstition bien ancrée dans les us et coutumes de nos terroirs, au grand bonheur des jeux de hasards, ou de tout autres pièges à gogo.

Justement ce vendredi 13 janvier 2017 correspondait au rendez-vous fixé par l’oncologue dans le cadre de mon 3ème  protocole de soins auquel j’étais assujetti depuis maintenant pas mal de temps : Au programme mon 55ème scanner, suivi d’un entretien avec le docteur R. Le courrier de convocation que nous avions reçu quelques semaines plus tôt, notifiait de nous présenter à 8h25 au sein du service d’imagerie médicale du CAC de l’espoir. 

Nous nous levâmes donc à l’aurore, en nous accordant une large marge de manœuvre, nous savions en effet  que notre arrivée à Nantes coïnciderait avec un afflux massif d’automobilistes se rendant à leur travail.

L’hiver était un peu plus rigoureux que le précédent, la météo nous avait annoncé des conditions de circulation délicates. Nous constatâmes heureusement que ce n’était pas le cas, nous prîmes donc la route délestés de nos craintes de la veille.  

Il faisait encore noir, les deux fois deux voies était encombrées de nombreux camions et de bien d’autres véhicules de toutes sortes. Je n’aimais guère voyager dans ces conditions, d’autant que se rajoutait à ce malaise, le stress de l’incertitude des résultats d’examen. De plus pour noircir encore davantage le tableau, je me devais d’avaler le contenu d’un flacon de sulfate de Baryum, exercice que mes intestins appréciaient moyennement.   

Nous avions pris le risque de prolonger de deux mois les délais prévus entre deux examens. Mon dernier contrôle datait du 22 juillet, il y avait donc six mois que je n’avais pas fréquenté le service d’imagerie médicale, et j’espérais vivement ne pas avoir à le regretter.

Doucement mais sûrement nous nous approchâmes de la région nantaise, et comme prévu nous dûmes subir un premier ralentissement porte des vignobles.

Le périphérique complètement saturé titillait ma patience, je n’étais pas sûr que nous allions pouvoir arriver dans les temps. Un second goulot d’étranglement alors que nous étions sur le poids de prendre la bretelle en direction de l’ouest aggrava encore un peu plus la situation. Enfin lorsque nous pûmes emprunter un tronçon un peu mieux dégagé, il nous sembla que le flash qui venait de se déclencher, l’avait été probablement à l’encontre de notre véhicule.



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