Le 55ème au programme

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Bien qu’il faille un certain laps de temps avant d’en prendre conscience, certains côtés positifs de notre existence sont occasionnés par la traversée soudaine d’une terrible épreuve

Les évènements tragiques nous remettent en question, ébranlent nos idées reçues, bouleversent nos us et coutumes. Les certitudes sur lesquelles reposaient jusqu’à présent notre vie nous apparaissent tout à coup  totalement dévoyées. Nous apprenons que l’essentiel ne se situe pas là où nous avions jeté jusqu’ici notre dévolue, mais vers un tout autre chemin. L’épreuve de la souffrance nous ouvre une  nouvelle voie, plus jamais nous regarderons en arrière.  

L’injustice de la maladie nous heurte, mais il est possible de dépasser ce sentiment à condition de se positionner fermement face au flou chaotique de notre futur.

Qu’il soit physique ou moral, il est possible de dompter son supplice. Cela ne diminuera pas son intensité, mais de notre attitude face à lui pourra venir une certaine forme de sérénité et d’enrichissement intérieur

Mal y répondre aura l’effet inverse : affaiblissement de notre être et amoindrissement des qualités de notre caractère. La souffrance n’est pas un choix, elle n’est pas non plus  une vertu, mais nous pouvons décider de bien réagir par rapport à elle, afin de grandir, de connaître, d’apprendre, et de progresser.

Cependant il ne faut surtout pas nous comporter comme des super-hommes. Nos faiblesses son grandes et les épreuves à venir risquent d’aggraver encore plus la situation. Au contraire nous avons expressément besoin de la présence et de la compassion  des autres, autant que les autres ont besoin que nous les rassurions sur notre capacité à endurer la douleur. N’oublions pas que la maladie impacte toute notre petite famille et dans une moindre mesure parents et amis. N’aggravons pas leur désarroi, accompagnons les dans leur démarche d’acceptation et de reconstruction, la vision du monde ne sera plus jamais la même également pour eux.  

Lorsque le cancer surgit comme un vent de tempête, les malades et les bien-portants prennent connaissances soudainement de la fragilité et de la vulnérabilité de la vie. Cette constatation aussi cruelle soit-elle a du bon, car elle les pousse à se rapprocher encore un peu plus  les uns des autres.

Parler autour de nous de ‘’cette plaie béante’’ qui nous ronge au quotidien, apaise nos angoisses, et nous aide aussi à supporter les effets perverses engendrés par les traitements.

Lire, écouter, rechercher les conseils de la famille et des amis, sont des actions positives qui stimulent notre volonté de fuir autant se faire que peut le danger mortel qui nous guette.  

L’épreuve nous fait tomber le masque, elle nous rend moins arrogants, notre personnalité s’enrichit d’un regard différent sur les autres, et sur nous-mêmes, la faucheuse est là derrière la fenêtre, elle attend patiemment son heure, nous n’avons plus le temps d’être autrement que sincères avec nous-mêmes, comme nous devons également l’être impérativement avec les autres.

 

 

                                             Joël Gautier 4 février 2017

 

Les guirlandes électriques des villes et villages avaient été démontées, les fêtes de fin d’année appartenaient maintenant au passé. L’examen radiographique de mes poumons datait d’environ 1mois ½ et depuis lors je n’avais pas trop été ennuyé par un quelconque nouveau dérèglement de mon organisme.

Le vendredi 13 symbole de chance, est une superstition bien ancrée dans les us et coutumes de nos terroirs, au grand bonheur des jeux de hasards, ou de tout autres pièges à gogo.

Justement ce vendredi 13 janvier 2017 correspondait au rendez-vous fixé par l’oncologue dans le cadre de mon 3ème  protocole de soins auquel j’étais assujetti depuis maintenant pas mal de temps : Au programme mon 55ème scanner, suivi d’un entretien avec le docteur R. Le courrier de convocation que nous avions reçu quelques semaines plus tôt, notifiait de nous présenter à 8h25 au sein du service d’imagerie médicale du CAC de l’espoir. 

Nous nous levâmes donc à l’aurore, en nous accordant une large marge de manœuvre, nous savions en effet  que notre arrivée à Nantes coïnciderait avec un afflux massif d’automobilistes se rendant à leur travail.

L’hiver était un peu plus rigoureux que le précédent, la météo nous avait annoncé des conditions de circulation délicates. Nous constatâmes heureusement que ce n’était pas le cas, nous prîmes donc la route délestés de nos craintes de la veille.  

Il faisait encore noir, les deux fois deux voies était encombrées de nombreux camions et de bien d’autres véhicules de toutes sortes. Je n’aimais guère voyager dans ces conditions, d’autant que se rajoutait à ce malaise, le stress de l’incertitude des résultats d’examen. De plus pour noircir encore davantage le tableau, je me devais d’avaler le contenu d’un flacon de sulfate de Baryum, exercice que mes intestins appréciaient moyennement.   

Nous avions pris le risque de prolonger de deux mois les délais prévus entre deux examens. Mon dernier contrôle datait du 22 juillet, il y avait donc six mois que je n’avais pas fréquenté le service d’imagerie médicale, et j’espérais vivement ne pas avoir à le regretter.

Doucement mais sûrement nous nous approchâmes de la région nantaise, et comme prévu nous dûmes subir un premier ralentissement porte des vignobles.

Le périphérique complètement saturé titillait ma patience, je n’étais pas sûr que nous allions pouvoir arriver dans les temps. Un second goulot d’étranglement alors que nous étions sur le poids de prendre la bretelle en direction de l’ouest aggrava encore un peu plus la situation. Enfin lorsque nous pûmes emprunter un tronçon un peu mieux dégagé, il nous sembla que le flash qui venait de se déclencher, l’avait été probablement à l’encontre de notre véhicule.



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