Un grand sentiment de légèreté

légèreté

Il n’y a pas que le cancer qui nous détruit à petit feu, s’encombrer de pensées négatives nous bouffent également de l’intérieur. Notre noirceur d’esprit devient alors la fidèle alliée du mal absolu. Une terre inculte doit être nourrit pour y semer des graines productives, chasser les mauvaises pensées de nos têtes pour y faire entrer le soleil, est le plus sûr moyen de récolter la force dont nous avons expressément besoin pour continuer à vivre.

L’objectif est souvent plus que difficile à atteindre, pourtant l’échec n’est pas permis, car il nous conduirait irrémédiablement vers l’anéantissement. 

Donnons-nous les moyens de la réussite, tout ce dont nous avons besoin pour avancer est à portée de nos mains. Faisons confiance aux compétences du milieu médical qui voue son existence à sauver celle des autres. Respectons le travail accompli en matière de lutte contre le cancer, en participant activement à sa réussite.  Les larmes d’un proche, la petite tape sur notre épaule d’un ami, démontrent que nous représentons quelque chose à leurs yeux, notre désarroi est leur désarroi, notre volonté est aussi leur volonté, autant que nous même ils méritent que nous fassions des efforts, pour tenter de gagner sinon la bataille, du moins de petites et de grandes victoires. 

Prenons conscience qu’un matin de ciel bleu, que les gazouillis des oiseaux, que le bruit du vent dans les arbres, bref que tout ce qui nous pousse vers une méditation constructive, sont aussi là pour renforcer notre détermination, plutôt que de nous perdre et de nous enfoncer dans nos faiblesses.

Ne doutons jamais de nos capacités, nous sommes dotés d’un potentiel immense souvent méconnu de tous en général, et de nous-même en particulier. Lorsque le danger nous menace,  elles se révèlent au grand jour sans que nous sachions réellement comment.

Soyons heureux d’avoir l’opportunité de vivre, plutôt que de nous voir déjà le corps gisant dans un cercueil, car chaque bon moment se métamorphosera en souvenirs heureux transformant notre regard en en une vision d’espoir, plutôt qu’en une vision de désespérance.   

L’adversité nous ouvre les yeux, dorénavant nous ne passerons pas  à côté des belles choses.

Considérons l’expérience de la maladie non pas comme notre chemin de croix, mais plutôt comme l’un des grands facteurs de notre richesse d’esprit. 

 

 Joël Gautier 22 février 2017

 

Dans la phase critique de la maladie, nous accumulons les faiblesses. Laissons la responsabilité au personnel soignant de s’occuper de celles de nos corps, et pour mieux les combattre, apprenons plutôt à connaître celles de notre âme. Loin de nous anéantir le malheur peut au contraire nous réveiller d’une torpeur profonde, en nous montrant le véritable chemin, celui que nous devrons à présent emprunter. 

Nos craintes sont évidentes, quel est le surhomme qui pourrait dire le contraire, cependant elles fortifient notre foi en un future qui nous dépasse.

Faisons en sorte de canaliser nos angoisses en nous libérant l’esprit de tous ces carcans qui nous empêchent sinon de bien vivre le cancer, du moins de le vivre mieux.

Acceptons nos handicaps qui au fil du temps deviennent de plus en plus nombreux, mettons l’accent aux contraires sur nos possibilités de nous dépasser.

 

Joël Gautier 22 février 2017

 

Tout malade qui a vécu ou qui vit encore un parcours semblable au mien, comprendra ce sentiment de légèreté qui m’anime à chaque fois que je sors de chez un médecin, pourvu de bons résultats d’examens.

Je ne peux pas parler réellement d’euphorie, mais à ce moment-là, telles les feuilles mortes emportées par le vent, mon cerveau me semble soudain balayé de toutes ces incertitudes, qui quelques minutes plus tôt m’engourdissaient encore trop intensément le corps.  

Dans ces instants particuliers de ma vie de malade, tout ce qui altérait ou qui avait pu altérer ma personnalité, blessures de l’enfance, différentes épreuves de ma vie d’adulte, les petites misères auxquelles j’accordais parfois trop d’importance, les plus au moins grandes inquiétudes qui émaillaient mon quotidien, tout s’effaçait de ma mémoire, pour laisser triompher pleinement mon côté optimisme de la vie.  

Cependant ce sentiment de plénitude ne dure guère plus longtemps que le temps du trajet du retour. Il faut bien se rendre à l’évidence la maladie n’a pas dit son dernier, elle m’accorde des  faveurs, tout en attendant son heure de gloire. Mes douleurs osseuses, mes malaises au quotidien, ma fatigue chronique, mes insomnies, ma cure de médicaments, mes rendez-vous réguliers chez différents médecins, toutes ses contraintes sont là pour me le rappeler à tout moment.

Justement nous avions à peine achevé le mois de janvier, qu’il fallait songer déjà à respecter le protocole établi pour surveiller ma qualité d’audition.   

Mes craintes n’étaient pas sans fondement, avec 70% de perte dans l’oreille gauche, et 50% dans celle de droite, je n’avais pas intérêt à ce qu’une nouvelle dégradation vienne amputer davantage le capital qui me restait.

Depuis mai 2015 j’étais suivi par une équipe compétente à laquelle je faisais entièrement confiance, cependant si elle pouvait me donner de bons conseils, elle restait néanmoins impuissante lorsque la pathologie des malentendants venait à se dégrader au-delà d’un certain stade. 

Comme à l’accoutumé l’audioprothésiste posséda à de petites améliorations techniques, en changeant les embouts plastiques devenus trop rigides au fil du temps, elle vérifia si les appareils ne présentaient pas de défectuosités, puis me posa les questions habituelles pour procéder à différents petits réglages.

Le casque d’écoute sur les oreilles, je tentais à présent de distinguer à tour de rôle les sons graves et les sons aigus, ces derniers étant beaucoup plus difficiles à détecter. Comme entendre distinctement des sonorités, n’allait pas de soi, je me concentrai un maximum, soucieux à ce que l’examen se passe pour le mieux.

Le verdict allait dans le bon sens car mon audition ne s’était pas dégradée, j’étais donc plutôt rassuré de ce côté-là.

 

 

 



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