Y-a-t’il un pilote dans l’avion ? Partie 1

airubus

Le pilote d’un Airbus

Quelque-soit la présence médicale, quelque-soit la présence des proches et des amis, l’annonce du cancer signifie la fin d’un voyage, et le début d’un autre qui s’effectuera celui-là solitairement au plus profond de nous-mêmes. L’incertitude de notre destination est grande, il faut vivre cette expérience pour savoir de quoi l’on parle, pourtant étape par étape la maladie nous ouvre des portes, nous permettant ainsi de découvrir des aspects de notre personnalité totalement ignorées jusqu’à ce jour. Finalement le cancer nous donne la chance de faire le ménage dans nos pensées et de corriger en quelques-sortes certaines erreurs de notre passé.

L’annonce de la gravité du mal est comme le coup de poing d’un boxeur qui vous colle sur le tapis. Ce ne sont ni le nez ni les arcades sourcilières qui sont tuméfiés, mais bel et bien notre esprit. Personne ne nous a enseigné la manière de nous y préparer, personne ne nous a enseigné à nous en protéger. Nous sommes à présent aux commandes d’un Airbus, sans avoir appris à le piloter.

Préoccupés à sauvegarder le confort d’une existence que nous ne remettions pas en cause, voilà que notre destin nous maltraite, nous révolte, nous déconcerte. L’adage ‘’ça n’arrive pas qu’aux autres’’ prend tout son sens, la vie est précaire et nous voilà confronter à celle que nous voulions oublier à tout prix, la mort.

Pour nous rassurer nous allons entendre des propos du style :

« Je ne suis pas moi non plus à l’abri d’un accident mortel, ni de celle d’être terrassé à tout instant par une crise cardiaque ! »

Ce qui est vrai certes, mais entre le fait d’être potentiellement exposé à une menace, et celui de l’être effectivement, il y a une sacrée marge. Je suis certain que nos  interlocuteurs préfèreront leur position à la nôtre. 

Le cancer est synonyme de souffrances physiques et morales, de fatigues, de diminutions des facultés manuelles et intellectuelles, d’exclusion sociale et parfois même de mutilations dégradantes, c’est une épreuve extrême dont on ne sortira certainement pas indemne.   

Lorsque le destin ne nous a pas encore joué de mauvais tours, il nous arrive parfois de déplorer notre routine du quotidien, mais lorsque la maladie s’invite au sein de notre existence, l’engrenage des protocoles médicaux transforme cette routine en un véritable bouleversement dans le sens négatif du terme.

 

Joël Gautier 26 mars 2017



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