Le traumatisme avant l’acceptation Partie 2

trumatisme

Le traumatisme de la révélation

Je me rappelle dans le moindre détail de ce mardi 7 décembre  2004, et du contexte dans lequel je reçus ce diagnostic d’une mort annoncée. Ce souvenir résonne dans ma tête comme le grondement terrifiant d’un tremblement de terre. L’idée même de revivre une telle épreuve m’hérisse les poils.

Du statut de bien portant je passais brusquement à celui de malade atteint d’un cancer, une étiquette aussi difficile à porter que l’étoile jaune de David durant la seconde guerre mondiale, tant le regard du monde extérieur me rappelait à chaque instant que j’étais à présent quelqu’un de différent. L’assise sur laquelle reposait mon existence venait de se lézarder, menaçant à tout instant de m’anéantir.

Cette espèce d’illusion d’immortalité du Joël bien portant venait de s’évaporer, j’étais au milieu de nul part, figé dans la glace, sans espoir de délivrance, presque déjà mort.

 

Joël Gautier 30 mars 2017

 

De la révolte à l’acceptation

Un médecin bien peu diplomate m’avait emprisonné dans le cachot noir de la mort,  son collègue s’était révélé au contraire bien plus humain en me tendant une bougie allumée qui me donnerait peut-être une petite chance de retrouver le chemin de la vraie lumière. 

« Un violent coup de massue m’avait mis à terre, mais fort des encouragements que l’on avait pu me donner, il ne me restait plus qu’à relever ma tête, et à contempler les dégâts, en cherchant comment faire pour les réparer. »  

Lorsque la période de la stupéfaction est écoulée, nous passons par le désarroi, par la colère, par la révolte ou par la dénégation, chacun de nous réagit à sa façon. Notre pouvoir interne à reconnaître la réalité varie d’un individu à l’autre, mais une chose est certaine nous devrons absolument trouver le moyen de  faire la paix avec nous même, au risque de rendre rapidement les armes, avant même d’avoir combattu.

Le manque total de communication, ne va pas dans le bon sens. Nous devons au contraire chercher à alléger la charge qui pèse sur nos épaules, en ouvrant notre état d’âme à notre entourage.  

La terre ne s’est pas arrêtée de tourner, c’est nous qui nous nous sommes arrêtés de vivre, nous devons reprendre impérativement les commandes de notre destin, en acceptant de faire face à l’épreuve qu’il nous a si ‘’généreusement’’ offert, sans pour autant sombrer dans le découragement.  

Joël Gautier 30 mars 2017



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