Le changement de personnalité partie 4

le changement de person

Le changement irrémédiable de personnalité

L’annonce de ma maladie ressemble à un tir de mines qui  détruit instantanément une grande partie de nous-même. Il faut ensuite accepter de s’abandonner à la médecine et à la chirurgie car elles sont les seules expérimentées pour soigner nos blessures physiques.

Dans ces moments difficiles de la maladie, nous avons l’impression de ne plus nous appartenir. Nous subissons les opérations, les traitements, les analyses, les auscultations avec la sensation d’être des animaux de laboratoire. La seule attention que l’on veut bien nous porter, c’est celle qui concerne notre affection et ses conséquences, le reste de notre personne n’important peu les médecins.

Nous ne sortons pas totalement intact d’une telle expérience, le besoin d’exister en tant qu’être à part entière devient alors la pierre angulaire de notre métamorphose annoncée.

La reconquête de nous-même devient effective après que la peur, la souffrance physique et la révolte se soient un peu estompées. Le corps médical devenant moins présent, nous comprenons que notre esprit s’était asservi par la pression de son assistance quasi permanente, au détriment du reste. Nous réalisons alors que nous sommes importants pour notre famille, autrement qu’à travers la maladie. Nous ne sommes pas pour eux le patient untel ou untel, mais bien le papa, le mari que l’on ne veut pas voir partir. Cet état de fait constitue un puissant ressort, car nous venons subitement de retrouver des raisons suffisantes de vivre, et d’affirmer notre nouvelle identité, celle de malade.  

Nos yeux regardent ce monde d’un autre angle, la métaphysique prend de plus en plus de place dans nos pensées au détriment de ce qui formait l’essentiel et parfois futile de notre caractère. 

Des facettes insoupçonnées de notre conscience nous apparaissent au grand jour.

Notre ouverture sur les autres, notre détermination farouche à nous battre contre le malin, prennent le pas sur notre timidité et notre fragilité mentale d’avant.

Joël Gautier 5 avril 2017

 

Epilogue

La maladie quoi qu’on en dise peut avoir dans certains cas des vertus. La vie qui se déroulait sans soucis particuliers fait l’objet de bien des questionnements quand notre corps nous trahit. Notre façon d’être n’est plus et ne sera jamais plus comme par un passé encore récent.

Physiquement et moralement nous souffrons, au fil du temps notre apparence change. Les opérations nous ont plus ou moins mutilés et affaiblis, pourtant  les différents coups de butoir du cancer réveillent en nous une exceptionnelle sensibilité, et un ressenti profond de la vie qui se manifeste par une plus grande ouverture d’esprit.     

Lorsque la mort est à notre porte, les rapports humains se modifient, laissant la place à la sincérité des mots et des gestes. Plus rien d’autre n’a d’importance que la richesse morale, et le regard bienveillant que l’on porte sur le monde, et que le monde porte sur nous.

Paradoxalement nous tirons de ce que nous avons vécu ou de se ce que nous vivons une formidable leçon de vie.

En tant que Joël Gautier le cancer métastatique du rein a semé dans mes pensées de petites graines de philosophie qui au fil du temps se sont développées renforçant petit à petit ma vision actuelle de l’existence.

Joël Gautier 5 avril 2017



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