La beauté n’est pas toujours celle que l’on croit

 

la beauté de l'être

 

Pareil à un aimant la beauté du corps attire le regard et le désir, pourtant elle peut être parfois trompeuse particulièrement lorsque derrière cette image se cache une âme remplie de noirceur. L’apparence n’est pas quelque chose avec laquelle nous pouvons vivre bien longtemps. L’homme a besoin de sincérité de profondeur, d’abnégation, la beauté de l’âme émeut le cœur et captive l’esprit.

La maladie nous rappelle de manière cinglante que l’enveloppe charnelle est éphémère, elle nous enseigne également que nous devons accorder beaucoup d’importance aux traces que nous laisserons de notre passage sur cette terre. 

La maladie nous installe dans un état d’esprit hermétique aux fausses idées de ce monde, nous sommes capables de détourner notre regard de ce qui revêtait pour nous de l’importance, avant qu’un vent mauvais ne vienne chambouler notre vie.  Sonder  notre âme et en retenir les vraies valeurs, sera notre carburant essentiel pour avancer cette fois dans la direction du soleil levant.   

 

Joël Gautier 23 avril 2017

 

Les gens sont comme des vitraux. Ils brillent tant qu’il fait soleil, mais
quand vient l’obscurité, leur beauté n’apparaît que s’ils sont illuminés de l’intérieur.

 

Elisabeth Kubler-Ross

 

Si vous pouviez seulement rester tranquilles, vous libérer de vos souvenirs et
de vos attentes, vous seriez capables de discerner la beauté des événements.
C’est votre agitation qui cause le chaos.

 

Nisargadatta Maharaj

 

La beauté purement physique est aussi éphémère que les feux du crépuscule.
Dirige tes efforts vers l’acquisition de la véritable et immuable beauté : la beauté intérieure.

 

Amadou Hampâté Bâ

 

Pour ceux qui regardent avec leurs yeux et leur cœur,
il y a tant de beauté naturelle à admirer et à apprécier.
Chaque jour est un cadeau plein de découvertes.

 

Inconnu

 

La beauté du corps est un voyageur qui passe,
tandis que la beauté du cœur est un ami qui reste.

 

Inconnu

 

Aucune grâce extérieure n’est complète si la beauté intérieure ne la vivifie.

La beauté de l’âme se répand alors comme une lumière mystérieuse sur la beauté du corps.

 

Victor Hugo

 

La beauté de l’apparence est seulement un charme de l’instant, l’apparence du corps n’est pas toujours le reflet de l’âme.

 

Georges Sand

 

 

De ce premier ‘’contrôle technique’’ de l’année, il ne me restait plus qu’à passer l’épreuve de l’ORL. Le docteur M qui suivait mon dossier depuis la perforation soudaine de mes tympans avait quitté son poste, volant à présent vers d’autres horizons. Nous avions donc été contraints avec regrets de le remplacer.

La profession souffrait d’un manque récurent de patriciens, et nous ressentîmes très vite que la démission du docteur M avait d’importantes répercussions sur la bonne marche du service. Lorsque nous arrivâmes la salle d’attente était pleine à craquer, une fois de plus nous allions devoir nous armer de patience.

Je regrettais amèrement de ne pas avoir emporté de mots fléchés, car les revues mise à la disposition du publique étaient soit inintéressantes, soit complètement obsolètes.  

Hormis un enfant qui jouait gentiment avec des cubes, en attendant de pleurer à chaudes larmes, la pièce était plutôt calme. Je ne savais où poser mes yeux, car il y avait des gens assis de tous côtés et je ne voulais pas les dévisager, je me contentai donc de fixer le plafond et de fermer les paupières de temps à autres.

Il y avait une bonne heure que nous étions assis lorsque le médecin prononça mon nom.

L’homme avait le regard fortement réprobateur, il nous invita d’un ton sec à pénétrer dans son bureau. 

Outre son visage sévère, il était peu loquace et commença par me donner des ordres brefs et précis.

« Enlever votre blousons et votre casquette et posez les sur cette chaise ! »

 « Venez-vous assoir ici ! »

Je n’étais pas franchement décontracté, l’homme me rendait visiblement mal à l’aise.

« Enlevez vos appareils et mettez les dans le haricot ! »

Je m’exécutai sans broncher. A ce stade de la visite, il n’avait pas consulté mon dossier, et il ne m’avait posé aucune question concernant mon état.

J’étais à présent dans le monde bien spécifique des malentendants, j’espérais qu’il n’allait pas pousser la ‘’plaisanterie’’ jusqu’à me questionner dans ces moments bien peu favorables.  Il n’en fut rien !

A l’aide de son otoscope il se mit à explorer méticuleusement, mon tympan droit, puis mon tympan gauche, il constata ce que nous savions déjà.

J’avais un mauvais souvenir des gouttes de solution d’eau oxygénée que m’avait introduit le docteur M dans les oreilles lors de ma toute première visite, voilà que le docteur J réitérait l’opération. Je n’osai cependant lui faire quelque remarque que ce soit, et j’encaissai donc sans trop de grimaces les brûlures occasionnées par le produit franchissant aisément les perforations des tympans, pour couler  après coup douloureusement dans la gorge. Débuta ensuite  le travail d’aspiration des impuretés, un autre moment assez désagréable à passer.  

Je sus que le travail était terminé, car il me tendit mes appareils, alla s’asseoir à son bureau, attendit que je puisse bien entendre, pour me donner l’ordre de le rejoindre.

La pièce était baignée dans un silence de plomb, je me retins même de tousser. Cette fois il consultait le dossier laissé par son prédécesseur, sans me demander quelques précisions.

Il saisit son carnet d’ordonnance et commença à écrire tout en parlant.

« Bon pendant dix jours vous mettrez des gouttes de solution d’eau oxygénée le soir dans les oreilles en alternant avec des gouttes d’Ofloxacine, je n’ai pas d’autres solutions à vous proposer. Nous nous reverrons dans un mois. Vous pouvez partir ! »

A aucun moment de notre présence la glace avait été rompu, nous ne savions pas vraiment si son attitude faisait partie de son trait de caractère, s’il était fatigué, ou bien s’il optimisait son temps de consultation pour passer tous ses patients dans un délai raisonnable. Cette situation n’était enviable ni pour lui, ni pour les malades, il semblait être bon médecin, mais cette expérience ne faisait que confirmer notre amertume de ne jamais plus pouvoir compter sur l’affable docteur M.

 



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