Introspection

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La trêve

« Dans la vie, il est bon de s’interroger ! De stopper la machine parfois pour se reposer, se ressourcer, se refaire une santé morale ou physique. Je m’adresse donc à tous les esclaves  du matérialisme et des faux semblants, arrêtez de courir après les illusions de la vie ! N’écoutez pas les sirènes au loin ! N’attendez pas qu’un évènement aussi douloureux soit-il ne se produise, pour vous en apercevoir. »

« Soyez plutôt ce capitaine de bateau qui prend un nouveau cap et navigue sur l’océan afin de découvrir  à la manière des grands explorateurs de nouvelles terres. Vous y ferez des rencontres, vous deviendrez riches de vos expériences, riches de tout ce que le monde peut vous offrir  de plus beau : l’immatériel. » 

« Des personnes connues, d’autres qui le sont moins traversent la vie mais ne se reposent jamais car ils ne trouvent pas l’endroit où se ressourcer. Proposez leur d’être leur guide, et si votre doctrine les captive peut-être aimeront ils voyager avec vous. C’est ainsi que vos échanges permettront de vous enrichir davantage, et votre expérience les encouragera à vous imiter, à réajuster ou à modifier leurs propres aspirations. »

 

Joël Gautier 1 mai 2017

 

Être humainement vivant

« Il y a deux jours importants dans votre vie. Le jour de votre naissance et le jour où vous savez pourquoi vous êtes nés » (Mark Twain).

Trouver un sens à sa vie est bien plus puissant que de devenir riche, la différence entre nanti et condition modeste est que l’abondance tue le plaisir, la rareté au contraire le conduit à son paroxysme.

Comme dit une chanson fort connue « On m’a trop donné bien avant l’envie »

Nager dans l’opulence c’est n’avoir aucun sens de la réalité, ignorer les privations, adopter un comportement égoïste, c’est aussi la plupart du temps de ne pas se rendre compte de sa position sociale souvent au sommet des privilèges mais paradoxalement être frustré.  

« La  différence entre une vie extraordinaire et une vie ordinaire ce sont les plaisirs extraordinaires que l’on trouve dans les choses ordinaires. » (Véronique Vienne).

Le toujours plus engendre le toujours plus, persuadé que leur bonheur ne pas être autres choses que leur ‘’magot planqué sous le matelas’’, les bien lotis ne se posent pas de questions sur les vraies valeurs de ce monde, ils n’ont qu’un seul maître l’argent, ce poison qui enferme leur cerveau en le privant de clarté.  

Le bonheur c’est comme un trésor caché, il elle là tout près sous nos yeux, mais il faut être perspicace et déceler la voie qu’il faudra emprunter pour le trouver.

Une personne en bonne santé est comparable au passager d’un train roulant à vivre allure, s’il regarde par la fenêtre il ne voit qu’une image éphémère et floutée du paysage.

La même personne atteinte d’une pathologie gravissime sera le passager d’un tortillard lui offrant le plaisir d’admirer distinctement les merveilles de la nature. 

Rien n’est statique dans cet univers, la science progresse, l’homme va de découverte en découverte pour de bonnes ou de mauvaises raisons, il nait, il grandit, il vieillit, il meurt. Ses centres d’intérêts changent en même temps qu’il avance dans l’existence, mais la révélation soudaine de sa maladie sera un bouleversement émotionnel duquel résultera son aptitude à recomposer inévitablement sa vie. De la chrysalide hideuse dans laquelle le cancer l’aura enfermé, naitra peut-être un joli papillon coloré.   

Noyés de travail, occupés à entretenir des relations mondaines toujours hypocrites et généralement superficielles, dévorés par leurs préoccupations et leurs responsabilités familiales ou professionnels, les matérialistes n’ont pas le temps de se poser, ils n’ont pas conscience d’être emprisonnés dans un système sans âme.

Spleen, burn-out, pertes des repères, tous les ratés de l’existence qui peuvent poser questions, permettent à quelques-uns néanmoins d’entrevoir parfois un rai de lumière, mais comment se détacher d’un mode de vie qui a rayé le mot pénurie de son dictionnaire ! On ne se défait pas facilement de ses habitudes. La peur de se remettre en cause, celle de perdre son aisance matérielle, et donc son train de vie dispendieux, les amènent à pratiquer la politique de l’autruche, jusqu’à ce que le cancer (mais pas seulement lui) ne vienne définitivement enrayer la machine plus ou moins bien huilée, l’essentiel n’étant plus de bien vivre, mais de vivre autrement, se défaire de cette zone de confort qui n’était pourtant que le mirage du bonheur, une résolution inenvisageable avant de drame.

Avoir l’impression parfois d’avoir vécu pour rien, d’avoir passé son temps à courir après tout seront des réactions probables.

Toutes les erreurs qu’ils ont pu commettre sont autant plus de temps perdu que les aiguilles infatigables de l’horloge ne leur permettront pas de rattraper.

Un challenge d’envergure s’offre à eux, combattre le mal absolu en identifiant les difficultés, chercher la bonne méthode qui les sortira de l’ornière dans laquelle ils sont embourbés, faire table rase du passé, ne pas culpabilisé d’être resté aveugle trop longtemps (ce qui est fait est fait !), et se promettre d’emprunter un nouveau chemin si la maladie ne leur barre pas définitivement le chemin.  

Se sentir heureux et vivant n’est pas un effet du hasard, le bonheur ne s’achète pas, il peut donc à tout instant nous filer entre les doigts. Il faut en être conscient, saisir les opportunités comme elles arrivent et vivre pleinement ces petits et grands moments qui nous donnent de la joie, au lieu de passer à côté sans même s’en apercevoir. Une théorie de bon sens me direz-vous !  Pourtant elle ne s’adopte pas aussi facilement que l’on pourrait le penser.   

 

Joël Gautier 1 mai 2017

 

Les périodes de rémission

Courage et volonté sont nécessaires pour parvenir à des périodes de rémission, mais lorsque les facteurs chances associés à ces qualités nous permettent d’y parvenir, c’est comme si nous disposions d’un chèque en blanc pour mettre en œuvre par la suite les changements nécessaires à notre vie.

Cette dynamique providentielle nous enseigne que chaque jour est un jour nouveau avec ses richesses particulières aussi infimes soient-elles,  qu’il n’y a pas de journées ordinaires, chacune nous apporte en effet son lot de surprises mais aussi et surtout d’opportunités, que notre manière de percevoir à présent le monde avec autant de clarté est un privilège non quantifiable.    

Ne plus dépendre des carcans d’une société bien trop formatée, réussir à faire de notre vie la nôtre, se fixer des objectifs à très court terme, prendre son temps d’admirer les merveilles de ce monde, faire de belles rencontres, tendre à rester serein le plus longtemps possible, ne pas s’interdire de rêver, ces opportunités nous serons nécessaires pour panser autant que faire se peut les blessures de notre destin.  

 

Joël Gautier 1 mai 2017  



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