Métaphores saisonnières, ou le destin des êtres vivants

roses

Quand à  l’aurore de la vie, les roses sont épanouies

Leur éclat illumine le jardin de jolies couleurs

Elles exhalent d’enivrants parfums à de nombreux promeneurs

Leur beauté végétale n’a pas d’égale, pour réjouir les cœurs.

 

La rosée du matin perle sur leurs fragiles pétales

Leur tige s’incline au rythme d’un vent léger de printemps

La nature offre en écrin les plus beaux bijoux de son étal

La grâce n’étant pas éternelle, elle ne dure que l’espace d’un moment

 

Lorsqu’à midi de la vie, les roses sont cueillies 

Leur bouquet orne ainsi le salon d’une élégante façon

Blanche, rouge ou jaune, les yeux sont éblouis

Chacune à son langage, pureté, amour, chagrin, colère ou méditation

 

Les pieds dans l’eau, privées de leurs racines elles s’ennuient

Doucement elles flétrissent, et perdent leurs pétales

Blanche, rouge ou jaune, leurs teintes sont ternies

La grâce n’étant pas éternelle, viendra le jour fatal

 

Lorsqu’au soir de la vie, les roses se sont asséchées

Leur bouquet dépare le salon d’une singulière façon   

La nature est cruelle et reprend ce qu’elle a donné

La noirceur remplace une beauté qui ne porte plus son nom

 

A l’aurore de sa vie, l’homme est cette fleur angélique

Sa candeur et sa fragilité engendrent des regards attendris

Il remplit la maison de ses sourires idylliques

Penchés sur son berceau ses parents vivent le paradis

 

Le soleil du matin éclaire son visage encore enfantin

Le vent du printemps ne lui fait pas courber l’échine

Cheveux blond, silhouette svelte, et la peau d’un joli teint  

La grâce n’est pas éternelle, elle ne dure qu’un matin

 

Le soleil de midi chauffe son visage déjà un peu ridé

Il résiste encore au vent d’été qui le fait un peu plié

Cheveux châtains, silhouette épaisse, et la peau déjà tannée

Il doit poursuivre sa route sans compter sur d’éventuels alliés

 

La pluie d’automne qui tombe sans cesse ne facilite pas sa tâche

Pieds dans la boue, vêtements trempés, il n’a pas d’autres choix que d’avancer

La tempête retarde sa marche, les genoux à terre il se bat sans relâche

La grâce n’étant pas éternelle, viendra le jour où il faudra renoncer

 

Quand au soir de sa vie, ses forces cèdent face au poids des années

Le vent de l’hiver lui traverse les os, la neige le recouvre peu à peu d’un linceul

Alors doucement sans révolte il s’allonge sur le sol comme l’on fait ses aînés

Le destin le veut ainsi, la grâce n’est pas éternelle, un jour survient le deuil

 

Petites graines de poésie : Joël Gautier 27 juillet 2017

 

Nous étions sortis de chez le généraliste l’état d’esprit identique à celui  qui avait été le nôtre lors de notre passage au CAC de l’espoir, privés d’une réponse précise. L’incertitude ne faisait pas bon ménage avec nous. Le médecin était-il serin ? A l’inverse, se doutait-il de quelques choses ?

Pour l’heure la consigne était de boire, et il était vrai que je n’avais jamais soif, il me fallait rajouter sur la liste des efforts à accomplir, celui d’enfiler régulièrement un verre d’eau.  

Mes essoufflements qui avaient fait l’objet d’une visite chez mon cardiologue en février dernier étaient toujours d’actualité. Il avait fallu attendre trois mois pour passer un électrocardiogramme qui n’avait rien révélé, et quatre mois supplémentaires pour que son assistante soit disponible afin de me poser l’appareil qui allait enregistrer la fréquence de mes apnées du sommeil. C’était la troisième fois que je subissais ce type d’examen, la première fois datait des années 90 et à l’époque j’avais été hospitalisé une nuit entière pour obtenir le bilan quelques jours plus tard.  Avancées technologiques obliges, l’actimètre de la taille d’une très grosse montre,  porté donc au poignet, pouvait effectuer le travail escompté sans trop me perturber, et ce alors que j’étais bien tranquillement allongé au chaud dans mon lit.  

Au réveil j’eus l’impression d’avoir dormi d’une qualité de sommeil irréprochable. Etait-ce la réalité, ou celle que je voulais qu’elle soit ? Toujours est-il qu’à tort ou à raison, j’étais pleinement détendu car j’allais éviter l’obligation de passer la nuit, entravé d’un masque respiratoire à air pulsé.  J’avais été prévenu par l’assistante du docteur L, il ne fallait pas attendre le compte-rendu de l’analyse du cardiologue avant une quinzaine de jours, je n’étais pas pressé et d’ailleurs j’étais déjà passé à autres choses.  

En matière de visites médicales, je ne pointais pas au chômage, car trois jours après cet examen, nous dûmes nous rendre cette fois chez l’audioprothésiste, pour l’entretien de mes prothèses, et pour savoir comment s’étaient déroulés les quatre mois écoulés depuis ma dernière visite.

Je n’avais pas constaté une quelconque dégradation en matière d’audition,  je lui en fis part, et elle me crut sur parole. Sa confiance m’évita un nouveau test de perception des sons, cependant elle procéda aux manipulations de changements d’embouts et à l’entretien habituel.  Après nous avoir fixé un autre rendez-vous elle prit congé de nous.  

Malgré les très nombreuses contraintes liées à la maladie, malgré les joies et les peines que nous ressentons de manière aléatoire, malgré un avenir compromis du fait de l’épée de Damoclès qui tient par un fil au-dessus de ma tête, malgré notre devise de vivre l’instant présent, nous faisons régulièrement des projets qui alimentent notre désir et notre attente d’échapper à notre quotidien.

Nous restons toujours très prudents, et évitons de trop nous emballer avant de subir un revers, et une profonde déception, mais lorsque notre dessein se réalise, la récompense est à la hauteur de notre ténacité.

Justement en ce début juin 2017, nos valises étaient prêtes, ce voyage à Londres tant espérer devenait une réalité.

 



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