Miroir mon beau miroir

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Mon appréhension s’avérait sans fondement, le résultat de l’échographie ne laissait rien entrevoir de suspect. Mon cœur n’était pas responsable de mes essoufflements, en revanche il m’alertait de l’existence d’une anomalie qui risquait de garder encore un moment tous ses secrets. 

Le généraliste avait fait son boulot en m’adressant à un cardiologue, le cardiologue avait fait son boulot en effectuant tous les examens possibles, l’affaire était close,  je n’avais donc plus qu’à vivre avec mes problèmes en espérant qu’ils ne s’aggravent pas.

Comme je l’ai exprimé précédemment, les effets secondaires de l’Amiodarone, réactions cutanés, rougeurs persistantes du visage, et angio-œdème s’associaient pour que je tourne le dos au miroir.  Comme j’allais beaucoup mieux en matière d’arythmie, je demandai au docteur L si je pouvais me passer  au moins pour quelques temps du médicament. La réponse fut directe et précise, je n’avais pas d’autres alternatives que la prise de ce produit, il déclinait toutes responsabilités si par mon inconscience je décidai de faire autrement.

Nous sortîmes de son service quasiment trois heures après y être rentré, je ne savais pas si je devais rire ou pleurer du sort qui s’acharnait avec persistance contre moi.

Mon programme médical de juillet n’était pas encore terminé car il me restait ma visite semestrielle chez le chirurgien-dentiste, là encore bien que je ne percevais rien d’alarmant à l’intérieur de la bouche, je préférai me méfier plutôt que de sombrer dans un optimisme débordant. Les répercussions de la chimiothérapie peuvent être parfois pire que le mal, mais cette fois je ne m’étais pas trompé, gencives et dentitions étaient sains.

Compte-tenu des résultats plus que médiocres de ma prise de sang du 27 juin, concernant le taux beaucoup trop élevé de créatinine, et de celui non moins élevé de TSH, le docteur C avait ordonné une nouvelle prise de sang qui fut chose faite dès le 4 aout à l’aurore.

La créatinine avait baissé en étant passé de 18 mg/l à 16mg/l, une amélioration pourtant loin de la normale, située entre 6,7 mg/l et 11,7 mg/l. J’étais habitué à cette insuffisance rénale chronique, mais cette brusque envolée à 18mg/l m’avait donné des frayeurs.

Bien qu’il faille rester prudent, ce nouveau résultat me rassurait un peu.  

La TSH passée de 67,91 mUI/l à 32,52 mUI/l demeurait largement au-dessus des valeurs de références, soit  0,27 mUI/l  pour la minimale et 4,20 mUI/l pour la maximale.

Je restais donc en importante hypothyroïdie, ce qui pouvait expliquer mon apathie, ma prise de poids, et peut-être mes essoufflements, mais ce n’était que des supputations.

Un fois encore le généraliste nous passa un coup de fil pour adapter le dosage aux nouvelles donnes.

Il y avait bien une explication à ces incessant dérapages pour le moins surprenants, mais pour l’heure le patricien n’avait pas l’air de s’en soucier.

Je ne pouvais pas me rappeler exactement de la date à laquelle où nous avions reçu pour la première fois la formule modifiée de Lévothyrox, nous en n’avions d’ailleurs pas été informé par les autorités sanitaires, en revanche je gardais en mémoire le jour où la pharmacienne nous avait remis la nouvelle boîte en nous précisant donc du changement, et d’une possible d’adaptation du corps. J’étais fatigué, très fatigué, anormalement fatigué, et j’avais du mal à en découvrir l’origine, jusqu’à ce fameux matin où je lus dans mon quotidien, cet article à propos des malades victimes de la nouvelle formule du Lévothyrox.

 

Depuis le mois de mars 2017, le Levothyrox, prescrit pour soigner la thyroïde, a changé de formule. Après la suppression du lactose de la composition du médicament, les témoignages de personnes subissant un certain nombre d’effets secondaires liés au traitement ne cessent d’augmenter. Plusieurs patients décrivent des conséquences plus qu’incommodantes sur leur organisme, à la suite de la prise du nouveau Levothyrox. Ils témoignent. Grosse fatigue, colite (inflammation du colon), insomnies importantes, vertiges, palpitations ou encore nausées… Les effets secondaires, jusqu’ici jugés inexistants par nombre de patients atteints d’hypothyroïdies (insuffisance de sécrétion de la glande thyroïde) et traités par le Levothyrox, ne cessent aujourd’hui de leur pourrir la vie. En cause, la modification de la formule du médicament, opérée par le laboratoire M, à la demande de l’Agence nationale de sécurité du médicament.

 



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