Les mystères de mon corps

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Le 25 aout notre véhicule nous emmenait à Nantes pour une visite intermédiaire entre deux examens. Les parkings du CAC de l’espoir étaient un peu moins encombrés que de coutume, la période estivale n’étant pas encore achevée.

Nous eûmes juste le temps de prendre notre ticket d’ordre d’arrivée, que le panneau indicateur afficha notre numéro.

La salle d’attente était déserte, nous fûmes conviés à rejoindre rapidement le couloir n° 7, les deux chaises adossées au mur du cabinet de mon oncologue étaient libres.

Ces visites de routines ne m’occasionnaient pas de stress particulier, c’est donc en toute décontraction que je pénétrai dans le bureau du docteur R.

Je n’avais pas de douleurs, pas de signes avant-coureurs susceptibles de m’alerter de je ne sais quoi, mais je demeurais privé de toute énergie, et j’avais bien l’intention de lui en faire part.

Ma prise de sang n’était pas cent pour cent parfaite, loin s’en fallait, le praticien ne découvrit cependant pas à la lecture des résultats, une cause potentielle de cette asthénie persistante.

Lorsque nous évoquâmes les problèmes très médiatisés liés à la consommation du Lévothyrox, il resta tout simplement silencieux.

Je ne comprenais vraiment pas pourquoi les médecins ne réagissaient pas davantage à ces taux complètement loufoques de ma TSH, sachant que je n’avais rien changé à mon traitement.

Il m’invita à me déshabiller pour rejoindre la table d’examen, où il commença à m’occulter méticuleusement.

« Je ne vois rien d’anormal, vous être en train de me poser une colle ! »

Chantal qui n’avait rien perdu de la conversation, l’informa de mes prises régulières d’une tension particulièrement basse depuis quelques temps.

Ma dernière visite chez le généraliste s’était soldée par une augmentation du dosage du  Rilménidine en raison des 18/7 inquiétant que le praticien avait enregistré lors de l’examen. Dès le lendemain nous avions appliqué la modification du traitement, mais très rapidement nous avions également décidé de  revenir à la posologie d’origine, car la pression artérielle était redescendue en dessous même de son seuil habituel, et le phénomène perdurait, c’était ce que Chantal venait de faire remarquer au médecin.

L’oncologue fut légèrement embarrassé car son tensiomètre avait une fuite, et il n’avait pas été pour le moment remplacé.

« Je vais essayer de la prendre quand même en mettant mon doigt pour boucher le minuscule petit trou. »

Cette fois l’appareil affichait 16/7 discréditant les propos avancés par Chantal.

Je n’y comprenais plus rien. Devenais-je subitement nerveux face à un médecin, alors que durant toutes ces années, j’en avais vu des vertes et des pas mûres ? Était-ce une défectuosité de mon appareil qui était à l’origine de ces contradictions, patients pratiquants ?  Avais-je bien fait de modifier la posologie du Rilménidine sans avis médical ? Autant de questions que demeuraient pour l’heure sans réponse.

Je profitai de ma position allongé pour lui montrer ma veine gonflée et douloureuse à l’arrière de mon pied droit. Il en vint à la même conclusion que le docteur C et me proposa d’appliquer un gel anti-inflammatoire.

Dans bien des domaines les réactions de mon organisme étaient imprévisibles, désarçonnant autant le corps médical que moi-même. Je décidai dans ma tête de ne pas m’en soucier et de continuer mon petit bonhomme de chemin sans rien changer.  

« Bon je suis vraiment très embarrassé, car je ne trouve rien qui puisse expliquer votre fatigue. Je vais vous prescrire une hormonologie sanguine, peut-être trouverons nous en fonction des résultats la clé du mystère ! »

Compte-tenu de la situation, je craignais qu’il ne programme un scanner deux mois plus tôt que prévus, mais il n’en fut rien.

« Bon nous nous reverrons le 20 octobre si la date vous conviens ! »

La date nous convenais, nous partîmes donc avec les prescriptions habituelles, le gel antiinflammatoire en prime, sans réponse à nos questions, mais ce n’était pas tout à fait la faute des médecins, car comme je l’ai dit précédemment, mon corps était bourré d’énigmes tordues, il n’était donc pas facile à soigner.  

 



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