Les vraies richesses

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Tout le monde connaît cet adage :

« Avoir une bonne santé, ça vaut tout l’or du monde. »

Oui mais combien de personnes en sont profondément convaincus ? 

Il n’est pas utile de démontrer à quel point la société court après l’argent, bien souvent d’ailleurs au détriment du reste. Cet état de fait peut donc nous faire plus que douter de la crédibilité des dires.

La vie est éphémère, ne gaspillons pas notre temps à des futilités.

Rien n’est plus terrible que la souffrance physique ou morale, rien n’est plus invivable que la peur de l’inconnu, aucune espèce sonnante et trébuchante ne pourra changer la chose. Il serait très utile d’en prendre conscience, avant qu’il ne soit trop tard.

N’attendons pas qu’un drame personnel nous arrive, pour mettre de côté nos préoccupations bien trop frivoles au regard des véritables enjeux de notre existence.

J’aimerais tellement retrouver ne serait-ce qu’une petite heure le punch de mes 30 ans, afin d’en ressentir immensément les bienfaits. J’aimerais tout autant que les personnes dites en bonne santé endurent ne serait-ce que cette même petite heure les tourments de la maladie, non pas par esprit de vengeance, mais pour que l’expérience leur fasse enfin comprendre que les vraies richesses ne sont pas celles qu’elles cherchent avec avidité.

 

Joël Gautier 10 décembre 2017  

 

Mon taux de thyroxine variait encore quelque-peu, il tendait néanmoins à se stabiliser, il semblait donc que mon organisme s’habituait enfin à la nouvelle formule du Lévothyrox. Pendant tout ce temps, les différents médias se faisaient l’écho de multiples plaintes et recours en justice accusant le laboratoire d’avoir passé sous silence les modifications apportées au traitement.

En ce qui me concerne, la pharmacienne m’avait alerté de ce changement, en soulignant une possible adaptation de la posologie habituelle, sans rajouter plus de détail. J’ignorais à ce moment-là les répercussions réelles qu’allaient avoir le traitement sur mon confort de vie.   

Compte-tenu de cela,  j’avais signé la pétition pour faire pression sur le gouvernement, sans trop d’illusion d’ailleurs. Toute cette agitation me paraissait en effet bien inutile, le pot de terre ne peut guère rivaliser contre le pot de fer, les enjeux financiers étant beaucoup plus importants que la santé des gens.

Pour l’heure je me débattais dans un autre domaine qui n’avait rien de plus réjouissant.

D’après les explications de la praticienne, l’apparition à la fois d’une para-phlébite et d’une phlébite étaient dues à mon état général, conséquence de ces 13 années de lutte acharnée contre le malin épaulé par ses différents complices. Si je pouvais me reprocher d’avoir pris un peu trop la chose à la légère, je n’avais pas en revanche manqué de prudence, pour mériter mon état.

J’étais condamné à guetter chaque matin l’infirmière, pour qu’elle me fasse la piqure nécessaire à une guérison qui serait lente, puisque l’angiologue m’avait prescrit pour trois mois d’innohep 14000 UI, avec pour obligation d’effectuer une prise de sang par semaine, pour vérifier la quantité de plaquettes dans mon sang, les plaquettes étant nécessaires à la coagulation.       

En raison de la dangerosité de mon état, madame B m’avait fixé un nouveau rendez-vous une semaine plus tard. Malgré les chaussettes de très forte contention, malgré les piqures, et malgré les conseils médicaux suivis à la lettre, la situation n’avait pas l’air d’aller mieux.

L’expérience se renouvelait donc en ce lundi 2 octobre, j’avais l’impression d’un éternel recommencement. La salle d’attente du service d’angiologie n’espérait plus que nous. Nous eûmes très peu de temps à attendre avant que l’on vienne nous chercher.

Comme lors de notre première rencontre, madame B nous posa quelques questions, pris connaissances des résultats des prises de sang, puis me demanda de me déshabiller. J’avais pris soin au préalable de lui signaler ma crainte, j’avais en effet l’impression de ne pas ressentir d’amélioration.

En deux temps trois mouvements je fus semi-allongé sur la table d’examen, et subi les mêmes tests que la fois précédente. Dans le cas présent l’angiologue ne s’intéressa pas à ma jambe gauche, aussi je fus très vite libéré de ‘’ mes obligations ‘’.

« Il me semble que ma chaussette me fait plus de mal que de bien, car elle s’arrête au niveau de la pliure du genou,  à l’endroit même où je ressens une douleur ! »

« Je suis d’accord avec vous, je n’ai pas constaté d’amélioration, et pour ce qui est de la chaussette, nous allons la remplacer par un bas. Cela vous convient-il ? »

Je ne pouvais rien répondre d’autre que l’affirmative.

« Il faut marcher le plus possible, et garder la jambe allongée lorsque vous êtes au repos. »

C’était plus facile à dire qu’à faire, car la marche ne faisait plus partie de mes activités prioritaires, et ce en raison d’un manque de résistance évident.

Malgré ça je lui fis un signe de tête, en guise de promesse.   

Elle ne voulut pas nous lâcher avant d’avoir fixé une troisième rencontre, elle opta pour le samedi 7 octobre.    

 

 



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